×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Les sociétés de financement de leasing et de consommation : Les réformes du marché financier relanceront le secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:181 Le 25/05/1995 | Partager

    Si la demande de leasing évolue normalement, le crédit à la consommation, quant à lui, enregistre une forte demande. Par ailleurs, les leaseurs estiment que les réformes au niveau du marché financier permettront de développer le marché des fonds à moyen terme.


    Avec les réformes du marché financier, les leaseurs prévoient que leur sources de financement vont se diversifier. Les sociétés de leasing pourraient ainsi par exemple émettre des bons pour se financer. Ceci permettrait au leasing d'être plus accessible avec des taux moins élevés. Actuellement, les sociétés de leasing se refinancent auprès de la BNDE, des compagnies d'assurances ou de leurs sociétés mères ainsi qu'auprès des banques commerciales.
    A cause d'un coût du leasing relativement cher, les investisseurs préfèrent financer l'achat de leurs équipements par crédit bancaire.
    Cette situation s'explique, note M. Daniel Poulain, directeur général de Sogelease Maroc, par la quasi-absence d'un marché monétaire qui nous oblige de passer par l'intermédiation bancaire. Résultat: le client, en remboursant le crédit, paye aussi bien la marge de la société de leasing que celle de la banque.
    C'est pourquoi le marché du leasing est resté calme jusqu'à maintenant. "La demande n'enregistre ni baisse ni hausse", indique un leaseur.
    Au Maroc, la part du leasing dans la formation brute de capital fixe global ne représente que 3%. La plus grande partie du financement est effectuée soit par les ressources propres, soit par les crédits bancaires et les crédits fournisseurs.
    En Europe ou aux Etats-Unis, le leasing représente de 16 à 20% du financement.

    Economie fiscale


    Pourtant, le leasing présente des avantages pour l'entreprise désirant augmenter sa capacité de production, renouveler ou diversifier son matériel. Il est souple et rapide.
    Lorsqu'il s'agit de renouveler le matériel, le montant du leasing généralement demandé n'est pas important. L'opération se déroule alors plus rapidement. Le leaseur s'arrête cependant sur certains postes du bilan pour s'assurer de l'assise financière de l'entreprise et voir éventuellement si ses précédents leasings se sont bien déroulés.
    En revanche, quand il s'agit d'une augmentation de la capacité de production de l'entreprise ou de la diversification de son matériel, le leaseur devient plus exigeant. Dans ce cas, il prend en considération la viabilité et la rentabilité du projet ainsi que la capacité financière de l'entreprise.
    Par ailleurs, le leasing constitue un moyen qui permet une économie fiscale: la condition est la transparence de la société et la fiabilité de ses comptes. "Mais quand on a 36 manières d'échapper au fisc on n'a pas besoin du leasing", note un leaseur.
    Parmi les sociétés de leasing qui existent sur le marché figurent Sogelease, Maroc Leasing (créée en 1965 par la SNI pour 35% du capital et la BNDE détentrice de 65% des parts) et Marghrebail.
    Ces trois sociétés réalisent un chiffre d'affaires global de plus d'un milliard de Dirhams par an.

    Des sociétés ne donnent plus de crédit


    Si les sociétés de leasing sont spécialisées dans le financement du matériel et par suite de l'investissement, d'autres sociétés répondent aux demandes de crédit à la consommation. Parmi ces dernières figurent Crédor, Somafic, Wafasalaf, Crémar et Eqdom.
    Dans ce secteur, la demande est jugée supérieure à l'offre. "Le pouvoir d'achat de la population relativement faible crée une demande accrue en crédit de consommation", souligne M. Mohamed Ougaddoum, directeur administratif et juridique de Crédor. Cette société travaille principalement avec les fonctionnaires qui représentent près de 80% de ses clients. Elle finance uniquement l'achat de matériel électroménager à hauteur de 100.000 Dirhams au maximum pour chaque demande.

    De l'avis de certains directeurs de sociétés de crédit, le secteur est jeune et a besoin d'une réglementation adéquate. La nouvelle loi bancaire a été jugée satisfaisante et placera les sociétés de crédit dans un nouveau contexte où elles pourront mieux s'exprimer. En effet, à travers leur récente association, les sociétés de crédit comptent siéger au Comité National de la Monnaie et de l'Epargne.
    A la différence du leasing, les sociétés de crédit ne disposent pas de garanties réelles lorsqu'elles financent une opération d'achat.
    La seule garantie pour elles est la stabilité de l'emploi du bénéficiaire du crédit. Ainsi, les personnes qui perdent leur emploi ne peuvent plus rembourser leur crédit. C'est pourquoi la société Crémar ne fonctionne pas depuis deux ans. Tout en restant ouvert, son siège ne s'occupe plus que des problèmes de litiges et d'impayés. "Si nous reprenons notre activité, ce ne sera certainement pas dans le secteur du crédit", conclut un des responsables.

    Hicham RAÏQ.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc