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    Affaires

    Les sociétés cotées se portent comme un charme

    Par L'Economiste | Edition N°:924 Le 26/12/2000 | Partager

    . Les prévisions pour les résultats 2000 sont optimistes. A quelques exceptions près, les fondamentaux sont solides et les PER intéressants à l'achat. Encore une fois, la baisse des cours devrait être compensée par les dividendesBonne santé financière pour les sociétés cotées en 2000. Cette fois-ci, les analystes sont d'accord. Les résultats seront globalement positifs cette année. Sur la base des résultats semestriels et des estimations de chaque société de bourse, le fleuron des sociétés marocaines affiche une santé de fer malgré une conjoncture difficile. Les secteurs locomotives sont incontestablement les industries lourdes, les matériaux de construction et, dans une moindre mesure, les mines.Le rebond des BTP aidant, cimenteries et sociétés de matériaux de construction ont connu une embellie de leur activité. Ces bénéfices se sont traduits par de gros investissements, notamment en termes d'amélioration de la capacité de production. Les industrielles ont profité, directement ou indirectement, des cours internationaux de la matière première. Les mines, elles, ont été avantagées par la parité d'échange Dollar/Dirham. L'époque où les financières tiraient les rênes est désormais révolue. Les valeurs bancaires continuent certes à réaliser des résultats en hausse, mais elles sortent souvent la carte de l'exceptionnel. Pour l'exercice 2000, les analystes leur pronostiquent des progressions similaires à l'année dernière, sauf pour la BMCE. La banque du groupe Finance.com devrait enregistrer une baisse de son résultat net, qui est en fait un retour à la normale, puisque l'année 1999 était exceptionnelle. Le CIH ne sortira pas encore du rouge, mais son déficit devrait s'améliorer notablement grâce aux premiers fruits de la restructuration.Le manque de visibilité continue à peser sur le secteur du crédit à la consommation et le leasing. L'impact de la baisse du TEG se fait de plus en plus ressentir au niveau de l'évaluation du risque. Les sociétés deviennent plus sélectives. Mais en plus du rétrécissement de leurs marges, les financières doivent gérer des difficultés de recouvrement. Les analystes n'éloignent pas la possibilité de voir s'annoncer des rapprochements dans le secteur, vu les liens capitalistiques qui unissent plusieurs sociétés de la place.Pour les holdings, c'est la saison des grandes moissons en termes de plus-values. Les mouvements de décroisement ONA/Groupe Benjelloun, intervenus au deuxième trimestre, ont généré quelques bénéfices. A cela, viendront s'ajouter les bienfaits de la consolidation des performances des filiales florissantes. Les résultats de l'ONA devraient être notamment marqués par les plus-values réalisées sur la BCM et Managem. Les perspectives d'activité et de résultats des sociétés de l'agroalimentaire sont très disparates. Tandis que les unes souffrent d'un manque de visibilité latent, les autres réussissent à améliorer leurs indicateurs. Encore une fois, les Brasseries du Maroc jouent le rôle de moteur du secteur. L'événement de l'année a été certes la libéralisation des prix de l'huile. Cette mesure devrait avoir des retombées positives sur les marges bénéficiaires de Lesieur, mais elle ne deviendra vraiment créatrice de richesses qu'après le délai de transition fixé à deux ans.Les petites capitalisations réussissent encore une fois à tirer leur épingle du jeu. Elles y vont doucement, mais sûrement. Les prévisions tablent sur de petites évolutions, voire des quasi-stagnations dans la plupart des cas. Outre les bons résultats, les fondamentaux sont jugés solides et les PER intéressants à l'achat. Les seules exceptions sont liées essentiellement à l'activité.Encore une fois, les sociétés devraient améliorer leur taux de rendement pour compenser la baisse des cours et fidéliser davantage les investisseurs déroutés, notamment les petits porteurs. En 1999, le taux de distribution pour la plupart des sociétés avoisinait les 4-5%.


    Les illiquides

    L'un des problèmes majeurs de la place est l'illiquidité d'une bonne partie de la cote. C'est d'ailleurs l'un des principaux facteurs qui handicapent l'intervention des investisseurs étrangers. Essentiellement spéculateurs sur les places émergentes, ce type d'investisseurs lui préfèrent d'autres marchés plus liquides. Les illiquides représentent aujourd'hui près du cinquième de la cote. Elles sont une dizaine de valeurs à ne coter qu'occasionnellement. Et généralement, il s'agit de mouvements initiés par les sociétés elles-mêmes. Ce sont Le Carton, Carnaud, Branoma, Zellidga, Rebab Companie, Balima et dans une moindre mesure Taslif, LGMC, Longométal.Cela ne veut pas dire que leurs résultats sont mauvais. De par leur historique, elles ne bénéficient pas des faveurs du marché. Une situation d'autant plus aggravée par un manque de communication de la part du management.


    Au-delà des résultats...

    . Les portefeuilles sont devenus figés et les arbitrages difficiles. La suppression du forfait, adoptée par la Loi de Finances 2001, provoque la colère des zinzinsLES sociétés cotées auront réussi cette année encore à afficher des résultats positifs dans un contexte difficile. Mais cela se traduira-t-il par un inversement de tendances à la bourse? Les analystes sont unanimes. Au-delà des performances et des ratios, la reprise est tributaire d'autres facteurs tout aussi importants. Actuellement, le souci majeur des professionnels est de rapatrier une épargne qui s'est envolée vers d'autres cieux. Fuyant le risque devenu trop élevé en bourse, les investisseurs se sont tournés vers les placements classiques de type obligataire et immobilier. «Ayant perdu beaucoup de plumes, les épargnants préfèrent aujourd'hui placer leurs économies dans les murs«, caricaturise un analyste.La bourse souffre d'un problème de flux. La cote a du mal à s'élargir et les valeurs disponibles ont été largement usées. «Ce sont les mêmes titres qui circulent depuis plusieurs années et les arbitrages sont de plus en plus compliqués«, est-il indiqué. De par leurs liens capitalistiques, la plupart des sociétés cotées sont interdépendantes. En effet, les portefeuilles sont devenus figés, voire identiques. Si bien que la plupart des investisseurs estiment qu'il est aujourd'hui difficile de les revaloriser. L'illiquidité d'un bon nombre de sociétés n'est pas pour arranger les choses.Mais la goutte qui a fait déborder le vase est la fiscalité des plus-values. La suppression du régime forfaitaire pour les assureurs a fait éclater les colères. La Loi de Finances adoptée jeudi dernier a entériné l'amendement de l'article 19 de l'IS. Rappelons que les zinzins avaient menacé, en cas d'abandon du forfait sans carotte fiscale, de se détourner de la bourse en faveur d'autres placements plus rentables. De plus, la conjoncture actuelle s'y prête. Les obligations deviendront encore plus attrayantes grâce à la détente des taux, anticipée par les observateurs. L'aboutissement de la privatisation de Maroc Telecom drainera 23 milliards de DH, qui soulageront le Trésor.Y. M. & H. F.

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