×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Les signes de vigueur persistent au troisième trimestre

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    Léger vent d'optimisme sur l'activité économique. Production et demande seraient globalement en augmentation durant le troisième trimestre. Le marché de l'emploi reste en revanche atone.


    LE secteur non agricole continue de bénéficier d'une conjoncture favorable. Certes, la situation s'avère relativement contrastée, mais la tendance ascendante est bien maintenue. C'est ce qui ressort de l'enquête qualitative de conjoncture réalisée par la Direction de la Statistique au titre du troisième trimestre.

    Effectifs en baisse


    Pour cette période, les opérateurs du secteur minier prévoient une augmentation de la production de 8% contre 2% à l'actif des trois précédents mois. Cette évolution est prévue tant du point de vue des minerais non métalliques, notamment les phosphates et autres substances destinées à l'industrie chimique, que de celui des minerais métalliques. Elle est accompagnée d'un bon niveau de stock et d'une demande globale satisfaisante, sauf pour le fer.
    La conjonction d'une offre et d'une demande en hausse entraîne la stabilité des prix pour les minerais non métalliques. Mais, compte tenue de la baisse de la demande de minerais métalliques, le fer en particulier, le secteur devrait enregistrer une contraction des prix.
    Dans ce contexte, ce secteur est peu enclin à recruter. Au contraire, les effectifs devront se rétrécir.
    Une telle démarche peut refléter soit une vision pessimiste quant à l'évolution de la demande, soit une volonté de recherche de gains de productivité, synonyme d'augmen-tation des marges dans une situation de stabilité des prix doublée d'une surcapacité de production.
    Dans tous les cas, l'industrie se situe sur la même longueur d'onde. Les patrons estiment, sur un ton moins catégorique que leurs pairs miniers, que les effectifs seront en baisse.

    Pour le troisième trimestre, un essoufflement y serait perceptible. La production industrielle ne devrait s'apprécier que de 2% contre 6% pour le deuxième trimestre. A l'origine de cette décélération, le repli de la provende, des industries textiles et des emballages en bois. Les autres activités, notamment les produits alimentaires, les boissons, le ciment et la chimie-parachimie, affichent une solide vigueur. Pour la grande majorité des sondés, le niveau des stocks est jugé normal. La demande globale est en hausse sous la poussée du marché intérieur. Les ventes extérieures devraient quant à elles se déprécier par rapport au trimestre précédent.
    Côté prix, la tendance générale est à la baisse. Cette évolution est prévue pour les textiles et cuir, les ouvrages métalliques, le matériel d'équipement, de transport ainsi que les articles en caoutchouc et en plastique. Elle apparaît bien dans les chiffres enregistrés depuis le début de l'année. Au niveau global, l'inflation reste toujours très faible. Sur huit mois, l'indice du coût de la vie n'a progressé que de 0,5%. La Direction de la Statistique a déjà prévu une augmentation de 2% pour toute l'année contre 3% en 1996.

    Pour l'énergie, les prix devraient également baisser au cours du troisième trimestre. Ce qui fut déjà le cas durant le deuxième trimestre pour quelques produits pétroliers. Paradoxalement, cette évolution survient à un moment où un fléchissement de l'ordre de 4% de la production, dû au raffinage, est attendu contre une hausse de 20% pour les trois précédents mois, alors que la demande globale serait en hausse en raison de l'électricité. Le pétrole raffiné et les combustibles solides enregistreraient, pour leur part, une stabilité.
    En ce qui concerne les effectifs, ils devraient rester quasiment stables. Les entreprises entretien-nent dans le même temps une légère surcapacité de production.

    Fondamentaux positifs


    Les trois secteurs étudiés présentent deux caractéristiques communes: une surcapacité et une trésorerie normale.
    La première traduit un investissement initial au-delà des besoins réels. Le coût de non-activité peut alors minorer la rentabilité potentielle. En revanche, en allégeant la pression d'une demande forte, les capacités disponibles peuvent permettre de prévenir les risques d'une hausse des prix provoquée par l'insuffisance de l'offre.
    Quant à la seconde, elle marque un retour à la détente. Elle signifie également que les entreprises sortent progressivement du cercle vicieux qui les poussait répercuter les impayés ou les longs retards de paiement sur leurs fournisseurs.
    En définitive, l'optimisme est bien de rigueur. Les fondamentaux de l'économie sont restés positifs tout au long du premier semestre et au début du second. Au terme du deuxième trimestre, l'indice de la production des différents secteurs avait augmenté entre 3 et 10%. Le déficit budgétaire global avait reculé de près de 60% à fin juin. Les exportations affichaient une progression de 10,6% sur les 7 premiers mois. Les avoirs extérieurs avaient également grimpé de 9,4%. Si l'on en croit l'opinion des chefs d'entreprise cette évolution semble bien se confirmer.
    Le panier de la ménagère devra effectivement profiter de cette embellie. Sans quoi, les perfor-mances seraient sans objet.

    Présentation de l'enquête


    LA Direction de la Statistique réalise cette enquête trimestrielle de conjoncture auprès des entreprises industrielles, énergétiques et minières pour prévoir les aspects conjoncturels. L'opération est menée sur un échantillon de 454 entreprises couvrant l'ensemble des branches et sous-branches, des secteur des mines, de l'énergie et de l'industrie de transformation.
    Le questionnaire porte sur l'approvisionnement en matières premières, les stocks, la demande, l'évolution des prix, la capacité de production, l'emploi et l'évolution des effectifs, la situation de trésorerie. La Direction de la Statistique soumet également aux chefs d'entreprise une question ouverte sur les remarques et les suggestions.

    Alié Dior NDOUR

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc