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    Les secteur minier en 1993 : La production a reculé de 6,9%

    Par L'Economiste | Edition N°:157 Le 08/12/1994 | Partager

    Durant l'année 1993, la production minière marocaine a régressé. Les recettes d'exploitation ont perdu 4,2 points pour atteindre 9,6 milliards de DH. L'excès de l'offre a continué à peser sur les cours internationaux. Néanmoins, en 1994, les signes de reprise réconfortent les professionnels.

    LA production minière marocaine a reculé, en 1993, de 6,9%, passant de 20,7 à 19,2 millions de tonnes. Cette baisse est due essentiellement au recul de la production de phosphates (-7%) qui représente 95% de la production minière nationale, de la barytine (-13%) et de la fluorine (-18%). Les substances métalliques, qui contribuent à 1,8% de la production minière globale du pays, ont en revanche progressé de 33,8% par rapport à 1992, suite à la mise en exploitation de la nouvelle mine polymétallique de Guemassa. La production de cette mine a totalisé 154.156 tonnes de minerai dont 77% en concentré de zinc. La production de concentré de zinc est ainsi passé de 42.380 à 125.740 tonnes, soit une hausse de 196%. Le minerai le plomb a progressé de 6,6% par rapport à 1992, passant de 104.950 à 111.890 tonnes. Enfin, la production du cuivre a augmenté de 4,1%, passant de 34.300 à 35.700 tonnes. La production des dérivés de phosphates (98% des produits transformés) est passée de 4,8 à 5 millions de tonnes, en hausse de 5,3%. La production du plomb métal est pratiquement maintenue à son niveau de 69.114 tonnes alors que celle de l'argent métal a évolué de 151,2 à 236 tonnes.

    En volume, les ventes locales et les exportations des produits miniers ont enregistré des régressions de 5,6% et de 6,7% par rapport à 1992. Les ventes locales ont totalisé 10,2 millions de tonnes et les exportations 9,1 millions de tonnes. La commercialisation des phosphates bruts, en recul de 8% pour les exportations et 5,5% pour les ventes locales, "a subi les conséquences d'une demande du marché qui s'exprime plutôt en produits valorisés qu'en produits bruts", précise le rapport 1993 de l'AIMM (Association des Industries Minières du Maroc). Toutefois, les exportations de 8,3 millions de tonnes de phosphates, de 1,4 million de tonnes d'acide phosphorique (P205), et de 2,5 millions de tonnes d'engrais solides ont, en 1993, procuré au pays l'équivalent de 8,3 milliards de DH en devises. Pour leur part, les livraisons locales des dérivés des phosphates ont régressé de 13,7%, alors que les exportations de ces produits ont progressé de 16,4%. Les exportations, en volume, de métaux ont, quant à elles, évolué de 10,6%.

    Les recettes à l'exportation du secteur ont baissé, en 1993, de 4,2% pour atteindre 9,6 milliards de DH. En effet, la mise en vente des stocks stratégiques américains des métaux, estimés à 325 millions de Dollars et la poursuite des exportations des produits miniers de l'ex-bloc soviétique, même si elles ont diminué en 1993, sont inscrites parmi les facteurs expliquant le déséquilibre entre l'offre et la demande et la perturbation des marchés.

    Les stocks cumulés des principaux métaux ont atteint des niveaux records, multipliant par 8 ceux habituellement affichés par le LME (London Metal Exchange) à la fin de l'année 1993 et couvrant plus de 6% de la consommation mondiale annuelle.

    Le déséquilibre entre l'offre et la demande a engendré la chute des cours des matières premières minérales de 15 à 25% entre 1992 et 1993. Comme conséquence à la crise, "les opérateurs miniers ont procédé à la restructuration de leurs entreprises, à la rationalisation de leur production et à la compression de leur personnel, quand ils n'ont pas été quasiment contraints d'arrêter leurs activités", précise le rapport de l'AIMM.

    Suite à ces restructurations qui se sont conjuguées avec une légère reprise économique, les cours des métaux ferreux, dont le plomb, le cuivre et le zinc ainsi que les métaux précieux, l'or et l'argent, ont été globalement en hausse durant l'année 1994. Cette amélioration des cours à particulièrement porté sur le cuivre et le plomb. Les cours du phosphate brut demeurent à un niveau relativement bas alors que ceux de l'acide phosphorique marquent une reprise.

    L.T.

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