×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

«Les scénarios les plus optimistes tablent sur une reprise pour février»Interview de Jalil Belabbess Taârji

Par L'Economiste | Edition N°:1163 Le 12/12/2001 | Partager

Jalil Belabbess Taârji, nouvellement élu à la tête du GRIT de Marrakech, nous livre ses impressions quant à la situation du tourisme dans la ville ocre - L'Economiste: Ne craignez-vous pas de vous compromettre en assurant la présidence du GRIT à un moment où le secteur s'enlise dans la crise? - Jalil Belabbess Taârji: Je préfère parler d'engagement difficile plutôt que de compromission. Cela fait bientôt douze ans que je me suis complètement investi depuis mon retour à Marrakech, dans le domaine associatif. Je ne suis pas connu pour être un adepte de la facilité, mais il est clair que la présidence du GRIT est probablement le plus récent et le plus difficile des défis que je dois relever en symbiose avec toutes les composantes de ce groupement. L'état des lieux connu de tous ainsi que cette difficile conjoncture sont de véritables motivations pour nous mettre tous sérieusement et rapidement au travail. - Quels sont les chantiers que vous allez lancer en entamant votre mandat, et avez-vous les moyens de les mettre à exécution? - Il s'agit aussi bien de chantiers de fond que de questions d'actualité. Pour le fond, pratiquement tout est à faire: rallier les élus locaux à notre cause, mobiliser les ressources adéquates pour les deux prochaines années (près de 6 millions de dirhams par an) et participer à la reprise de l'activité sont les principaux. Le succès de ce mandat se mesurera à court terme à notre capacité à mobiliser les fonds nécessaires pour nos projets ambitieux et réalistes. Une première réponse plus concrète et plus précise pourra être donnée dans les trois mois à venir. - Dès votre élection, vous avez lancé un appel aux autorités et aux élus pour participer aux actions du GRIT. Cela veut-il dire que jusqu'à hier, ceux-ci étaient peu enclins à collaborer avec les professionnels du tourisme, ou avez-vous une formule alternative de partenariat à leur proposer? - Depuis la création du GRIT, il y a quatre ans, nous n'avons pas su dialoguer convenablement avec les élus de cette grande ville. J'ai toujours été jaloux de l'entente qui prévaut, dans ce domaine, entre tous les acteurs à Agadir. Du fait que nous attendons beaucoup des collectivités locales, il nous appartient d'être pédagogues. A titre d'exemple, nous avons convenu de la constitution d'un comité d'honneur qui sera composé principalement des présidents du Conseil régional, de la Communauté urbaine, des communes à forte vocation touristique, des chambres professionnelles et de l'Université ainsi que quelques grands opérateurs internationaux et autres personnalités étrangères. - Le GRIT est une association à vocation régionale. Toutefois, on remarque l'absence des représentants des villes comme Essaouira ou Kalaât es-Sraghna. Est-ce une marginalisation ou un simple oubli? - Ni l'un ni l'autre. il est urgent et prioritaire d'asseoir suffisamment le GRIT à Marrakech avant de pouvoir essaimer à travers notre grande région. - Les groupes étrangers présents à Marrakech manifestent-ils un intérêt pour intégrer le GRIT? - Indépendamment de ce qui a été fait ou non par le passé, nous comptons bien mettre à contribution tant humainement que, si possible, financièrement tous les opérateurs importants présents à Marrakech qu'ils soient marocains ou étrangers. Nous ferons toutes les démarches nécessaires pour ce faire. - Dans quelques mois, les conseils régionaux du tourisme (CRT) vont être institués. Vont-ils faire de l'ombre aux GRIT ou sont-ils complémentaires? - En fait, il semble qu'il s'agit de la même chose (composition et objectifs) que les GRIT existants. Nous ne connaissons pas les raisons de ce changement d'appellation, mais nous n'avons pas de réserve quant à la forme. Néanmoins, nous regrettons, à l'instar de nos amis gadiris, que les principaux acteurs régionaux (Marrakech et Agadir etc.) n'aient pas été consultés pour la conception ou dans la formulation des CRT. A notre connaissance, et à titre d'exemple, rien dans l'accord-cadre du 29 octobre dernier n'est prévu et ne clarifie la question fondamentale du financement de ces CRT. Nous le regrettons tout en espérant que ce sera très rapidement rattrapé. - Comment se présente la situation à Marrakech après les bombardements du 11 septembre? Le syndrome de la guerre du Golfe est-il de retour? - Malheureusement, chaque crise est plutôt “unique” en son genre. Aujourd'hui, il faut être clair, la crise est sérieuse et ce, d'autant plus qu'il y a très peu de visibilité. Nous ne sommes plus au stade de compter les annulations, mais beaucoup plus à suivre le niveau des “nouvelles ventes”. Les scénarios les plus optimistes tablent sur une reprise pour février et les trois mois en cours seront certainement durement ressentis par les hôteliers et l'ensemble de la filière touristique. Le problème est que la plupart des experts internationaux tablent sur une reprise très progressive plutôt à partir du 2me semestre 2002. De ce fait, nous souhaitons vivement que notre gouvernement puisse, à l'instar du gouvernement français, mettre en place les quelques mesures urgentes et ponctuelles que nous avons proposées (glissement des taxes et impôts et prélèvements obligatoires sur les six mois à venir).Propos recueillis par Salah BACHIR

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc