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Les résultats des banques en 1992 : BNDE: Chute des crédits de 46%

Par L'Economiste | Edition N°:99 Le 14/10/1993 | Partager

Dans une conjoncture caractérisée par la baisse des investissements, l'activité de la BNDE a enregistré une importante baisse des crédits consentis. Cette baisse est à la fois le résultat d'une plus sévère sélection des risques et des problèmes de mobilisation des ressources qui ont marqué l'année 1992.

Les crédits à l'économie ayant augmenté de 11,5% en 1992, les financements BNDE ont, à l'inverse, diminué. De 3.281 millions de DH en 1991, ils sont passés à 1.791 millions en 1992, soit près de 46% de moins. Cette baisse s'explique par divers éléments. En premier lieu, la conjoncture nationale. Les entreprises ont dû faire face à d'importantes difficultés du fait de la sécheresse et de la contraction des marchés traditionnels. L'investissement en a pâti. Au niveau de la BNDE. L'année a été marquée par des difficultés de mobilisation des "moyens de financement" comme le souligne le rapport d'activité de l'année 1999. Ce tarissement des ressources a imposé à la banque une plus rigoureuse sélection de ses engagements.

D'un autre côté, la BNDE a préféré recourir davantage au cofinancement avec les banques commerciales.

Mais la vocation première de la BNDE est de permettre la réalisation d'investissements. Le montant des crédits distribués est donc à rapprocher de celui des investissements qu'il a permis. Le volume global des investissements où la BNDE est impliquée a été de 3,2 milliards de DH. L'effet multiplicateur s'en est trouvé amélioré : de 2,1 en 1991 il passe à 2,6 : en 1992. Pour une banque de développement, il s'agit là d'un indicateur d'efficience.

Prédominance des projets de taille moyenne

Les crédits directs ont atteint 1.153 millions de DH. La prédominance de cette forme de crédits s'explique par la disparition de la procédure dite de réescompte. Auparavant, les banques commerciales octroyaient des crédits sous réserve de l'accord de réescompte de la BNDE. Celle-ci intervenait, en quelque sorte, en deuxième ligne.

Cette procédure a été supprimée à la fin de 1991.

La part des projets de grande taille, relativement au total des crédits distribués par la BNDE, a baissé. De 60% en 1991, elle ne représente plus que 47%. Cette baisse a profité aux projets de taille moyenne (entre 10 et 15 millions de DH) qui voient leur part augmenter de 30 à 35%. La diminution de la part des projets capitalistiques et la politique de consortialisation des financements de la BNDE ont entraîné la réduction du montant moyen de crédit par projet. De 28 millions de DH en 1991, celui ci baisse à 18 millions en 1991. Le nombre des bénéficiaires est donc relativement plus grand.

La baisse de la part des projets à forte capitalisation a eu un autre effet, cette fois concernant la durée. Les crédits dont la durée est comprise entre 5 et 8 ans représentaient 41% des concours consentis par la BNDE en 1991. L'année suivante, ils représentaient 74%. Les crédits dont la durée est supérieure à 8 ans baissent de 59 à 26% pour la même période.

Surtout des extensions

Le rapport note une autre évolution, elle concerne les projets sous contrôle ou avec participation étrangère. Leur part relative dans les crédits baisse. De 63% en 1991 elle atteint à peine 45Sc en 1992.

Mais le chiffre le plus explicite est celui qui concerne la répartition des crédits entre créations et extensions. 86% des crédits octroyés vont à des extensions alors que seuls 14% ont concerné des créations. La préférence de la BNDE va donc à des affaires déjà éprouvées. La répartition par zones laisse apparaître le leadership de la zone II (Casablanca) avec 34% du total des crédits.

La BNDE a diversifié ses activités pour englober celles de la banque commerciale. Elle accorde donc, à l'instar des autres banques de la place, des crédits de fonctionnement sous diverses formes. Le renchérissement des ressources et les difficultés croissantes des entreprises l'ont incité à réduire ces concours. Ils ont chuté de 46% en 1992, passant de 1.067 millions de DH au 31 décembre 1991 à 580 millions une année plus tard, bien que les dépôts collectés soient en augmentation sensible (+31%).

Le risque pris par la BNDE ne bénéficie plus de la garantie de l'Etat dans les mêmes proportions qu'auparavant. Le taux de couverture baisse de 50,4% en 1984 à 5,8 en 1992.Ceci est la conséquence directe du désengagement de la caisse centrale de garantie.

Le bilan de la BNDE appelle une seule remarque. Les engagements hors bilan restent très élevés. Ils représentent 279 millions de DH, soit près des 2/3 des fonds propres.

J.B.

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