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Politique

Les réformes constitutionnelles du PAM fin mars

Par L'Economiste | Edition N°:3482 Le 09/03/2011 | Partager
Le parti remettra la copie au Premier ministre
Il innocente les jeunes des slogans qui lui étaient hostiles
Il minimise son conflit avec le PJD

Les responsables du PAM n’ont pas de problèmes avec les jeunes du 20 février. Ce sont d’autres acteurs qui ont surfé sur la vague pour s’en prendre au parti

DEUX jours après son conseil national, le PAM a donné une conférence de presse animée par Hassan Benaddi, hier au siège du parti à Rabat. Il a annoncé que la session est restée ouverte jusqu’à la fin du mois pour permettre aux membres de poursuivre le dialogue sur les réformes à mener. Le parti a promis de préparer sa vision des réformes constitutionnelles avant la fin de ce mois. Pour ce travail, il compte s’inspirer essentiellement du rapport du cinquantenaire élaboré sous la direction de feu Abdelaziz Méziane Belfkih et des recommandations de l’Instance Equité et réconciliation. La mouture sera présentée au conseil national avant d’être remise au Premier ministre. Dans le même élan, le président du conseil national a parlé d’une feuille de route organisationnelle qui sera élaborée d’ici-là. Une annonce, déjà faite depuis plusieurs mois, sans que le parti ne parvienne à en adopter une.
En fait, le PAM a saisi cette occasion pour revenir sur les marches du 20 février, marquées par l’apparition de slogans qui sont hostiles. Plusieurs pancartes réclamaient la dissolution du PAM et le départ de son fondateur Fouad Ali Al Himma. Sur ce chapitre, Benaddi a innocenté les jeunes pour faire endosser la responsabilité à d’autres acteurs sans désigner de coupables malgré l’insistance des journalistes. Même le secrétaire général du parti, présent à ses côtés, n’a pas branché. Pour ceux qui accusent le parti de profiter du soutien de l’Etat, ils devront recourir à la justice, a-t-il dit. Des journalistes lui ont reproché de recourir à la langue de bois au point de qualifier le conflit larvé entre son parti et le PJD de débat. Une façon de calmer le jeu dans un contexte qui lui est défavorable.
Par contre, le PAM s’est enorgueilli d’avoir été la première formation politique à se solidariser avec les révolutions tunisienne et égyptienne. Sur le même registre, il a félicité les jeunes marocains pour leurs marches et leurs revendications politiques et institutionnelles. Il a toutefois rappelé que ces revendications sont anciennes au Maroc depuis les années 90. Il a profité de l’opportunité pour lancer un appel aux jeunes à intégrer les partis politiques. Sur ce point, il rejoint paradoxalement le PJD qui, par la voix de Lahcen Daoudi, avait déjà invité les jeunes à entrer dans les partis pour faire la révolution de l’Intérieur.

S. Be

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