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    Les publicitaires tentent d'aplanir leurs différends

    Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

    Une association toujours sans président, une seconde qui se fait petite, un code de déontologie prêt mais non appliqué et un projet de loi dans les tiroirs... Les publicitaires ont du mal à s'organiser.


    L'association des Agences Conseil en publicité (AACP) n'a toujours pas de président(1). Pourtant, ses statuts disposent «que, lorsque le président démissionne, le mandat confié à tous les membres du Bureau cesse et une assemblée générale est convoquée pour élire un nouveau président». A rappeler que M. Mohamed Laroussi, ex-président de l'AACP, a démissionné depuis plus de deux mois.
    L'assemblée générale de l'AACP n'a pas encore eu lieu. Cependant, l'ex-Bureau s'est réuni pour la préparer. Aucune date n'est avancée. «Il s'agit d'abord d'apurer la situation», est-il indiqué auprès du Bureau sortant. Des contacts sont en cours entre les différentes parties prenantes de la profession qui a connu une scission due à «des divergences de points de vue». Objectif: aboutir à une union des publicitaires.
    L'absence de cohésion dans la profession ne date pas d'aujourd'hui. L'élection de M. Laroussi, le 14 janvier 1997, a été fortement contestée(2) et le 7 juillet de la même année une seconde association de la profession regroupant sept agences voyait le jour: Association des Agences de Conseil en Communication (AACC). M. Hamid El Kadiri directeur général de Klem Euro RSCG en est le président. Pour ce dernier, une union de la profession n'est pas exclue «Cela dépendra des positions des uns et des autres sur les principes fondamentaux d'une association: représentativité des agences, système d'adhésion, déontologie...».

    Dynamique dans la discrétion


    Mais d'aucuns s'attendaient à ce que l'AACC réagisse face à la situation actuelle de l'AACP. Mais à l'instar de la première, la seconde Association ne fait pas d'ailleurs beaucoup parler d'elle. «On peut être dynamique, mais dans la discrétion», tient à préciser M. Kadiri. Dans tous les cas, nous ferons part de nos réalisations au moment voulu». L'AACC a également brillé par son absence lors de la crise opposant 2M et les annonceurs. Il s'agit d'un bras de fer découlant d'une augmentation des tarifs de la deuxième chaîne que les annonceurs ont refusée. Ils ont même boycotté 2M en février dernier. Mais faute de soutien, ce boycott a été avorté. M. Kadiri considère d'ailleurs ce boycott comme une maladresse. «Le dialogue était inéluctable et nous le soutenons».
    Pour M. Laroussi, «la majorité des agences étaient visiblement contre, mais intérieurement d'accord». N'est-ce pas des tarifs que dépendent les rémunérations des agences? Dès son élection, M. Laroussi s'était d'ailleurs mis à dos la profession en considérant qu'il était temps d'annuler les commissions d'agences et d'instaurer le contrat sur honoraires.

    Aujourd'hui, cette question est d'actualité. «Les annonceurs ne sont pas dupes. Au-delà du bras de fer avec la deuxième chaîne, c'est aussi leur confiance dans leur agence qui est ébranlée».
    Par ailleurs, le fameux code de déontologie devant instaurer des règles à la profession est achevé depuis plus de deux ans. Il a fini dans les oubliettes. Au départ, pour donner plus de force au code émanant de la profession, l'ex-ministre de la Communication avait proposé d'user d'un artifice juridique: le publier au Bulletin Officiel. Cette option a été finalement abandonnée au profit d'un simple code interprofessionnel.

    Dans la situation actuelle, l'épée de Damoclès (intervention des pouvoirs publics) pèse sur la profession. «L'expérience française le prouve: faute d'avoir pu instaurer une discipline professionnelle autonome, les publicitaires français se sont vu imposer deux lois (Sapin et Evin)», rappelle M. Laroussi.
    Le ministre de la Communication sortant a en effet préparé un projet de texte, définissant un cadre réglementaire du secteur.
    Pour l'heure, comme toute autre activité commerciale, la publicité est soumise aux règles du Code de Commerce. Le nouveau ministre de la Communication, M. Larbi Messari, a du pain sur la planche.

    Badra BERRISSOULE

    (1) Cf L'Economiste n°314, du 22 janvier 1998.
    (2) Cf L'Economiste n°268, du 27 février1997.

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