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    Les professionnels de l'électricité : La trésorerie inquiète, l'électrification rurale rassure

    Par L'Economiste | Edition N°:220 Le 07/03/1996 | Partager

    Le secteur de l'électricité, qui connaît des crises depuis quelques années, place ses espoirs sur le programme d'investissement ambitieux de l'ONE, notamment l'électrification rurale. Le point sur le secteur avec le président de l'Association Marocaine des Professionnels d'Electricité.


    L'ASMELEC (Association Marocaine des Professionnels en Electricité), qui existe depuis 1978, fait désormais partie de la Fédération des Secteurs Electriques et Electroniques créée lors du changement de statut de la CGEM. Cette Fédération regroupe les professionnels de l'électricité, de l'électronique mais aussi les opérateurs dans l'informatique représentés par l'APEBI, les télécommunications avec l'AMTEL et le secteur électronique pour le grand public. Le bureau de la Fédération a été élu en septembre. Il a défini son champ d'application (ses limites et son étendue) ainsi que les points qui doivent être traités au niveau de chaque association. Tout ce qui est horizontal (réflexion sur le projet de code du travail, sur la Loi de Finances transitoire, sur la formation en général... ) est du ressort de la Fédération. Pour les questions spécifiques à chaque secteur, un travail vertical est effectué dans sein de chaque association membre de la Fédération.

    Perturbations financières

    L'ASMELEC, dont le conseil d'administration regroupe 15 personnes, a constitué son bureau (8 membres actifs) en janvier dernier. Elle réunit les installateurs, fabricants et distributeurs de matériel électrique.
    Selon son nouveau président, M. Abdellah Tabat, les statistiques sur la profession sont en cours d'actualisation. Les dernières en date remontent à 1992 alors que l'association comptait une cinquantaine d'adhérents représentant un effectif de près de 9.000 personnes pour un chiffre d'affaires de 4 milliards de Dirhams. L'ONE constitue le principal client suivi par quelques régies.
    Les professionnels en électricité sont préoccupés par trois grands dossiers.
    Il s'agit en premier lieu du volet financier qui se pose surtout pour les installateurs. En effet, les entreprises réalisant des opérations pour le compte de l'ONE sont obligées d'établir la facture hors TVA (rappelons que l'ONE a été exonéré de la TVA à l'achat depuis quelques années), alors qu'elles s'approvisionnent TTC. Pour récupérer le manque à gagner, elles doivent présenter des dossiers de remboursement auprès du Ministère des Finances. Cette procédure nécessite beaucoup de temps, ce qui entraîne des perturbations au niveau de la trésorerie des installateurs. Cette situation se répercute sur les distributeurs et les fabricants, vu les difficultés de paiement des installateurs. La Loi de Finances transitoire prévoit l'exonération de la TVA de tout matériel immobilisable, alors que les distributeurs importateurs ne bénéficient pas de cet avantage. "Ceci risque d'aggraver encore plus la situation", indique M. Tabat. Le dossier concernant cette question est actuellement entre les mains de la CGEM. A l'exonération de la TVA vient s'ajouter le problème de recouvrement des créances vis-à-vis des organismes publics. Les professionnels de l'électricité souhaitent obtenir des intérêts moratoires sur les retards de paiement du secteur public au même titre que les indemnités payées dans l'autres sens en cas de retard dans les travaux.

    Le grand espoir de la profession

    Le faible niveau d'activité constitue le deuxième volet étudié par l'ASMELEC. "Heureusement que le programme ambitieux de l'ONE pour les années à venir nous rassure un peu", précise M. Tabat. En effet, entre 1996 et 2000, près de 30 milliards de Dirhams d'investissements seront lancés. Ce programme comprend l'électrification rurale qui reste "le grand espoir" de la profession. "En une période de 15 ans, il faut faire 4 fois plus que ce qui a été réalisé en 40 ans", souligne M. Tabat. D'ici l'an 2010, il faut électrifier 100% des foyers, et des milieux presqu'inaccessibles devront être atteints. Donc la partie la plus difficile du travail reste à faire en matière d'électrification, poursuit le président de l'association. Toutefois, un grand effort dans le renouvellement du matériel est attendu de la part des professionnels.
    Dernier point: l'association entend oeuvrer en vue de pousser l'ensemble des professionnels à adopter des normes reconnues. Ainsi, il n'est pas exclu de mettre en place un organisme autonome qui veille sur le respect des normes.

    Hicham RAIQ

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