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    Les produits du terroir cherchent un label

    Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

    . Le Maroc s’appuie sur l’expertise étrangère . Un cadre juridique en gestation Un label pour les produits du terroir marocain. C’est en tout cas le vœu des producteurs nationaux et ces derniers voudraient voir le processus s’accélérer. A Agadir, en fin de semaine dernière, à l’occasion de la troisième assemblée générale d’OriGIn (Organisation for international geographical indication network), ils ont pu constaté que des progrès ont été réalisés en ce sens. La rencontre, d’une extrême importance pour la filière agricole, était présidée par le nouveau ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch. Filière qui va bénéficier de l’expertise des membres du réseau d’OriGIn et de la démarche initiée par le Conseil régional du Souss Massa Draâ pour la promotion et la valorisation des produits du terroir. “Nous avons une multitude de produits comme l’huile d’argane, le safran, la figue de barbarie qui sont à fort potentiel. Leur identification est justifiée en raison de leur milieu géographique, leur qualité et leur notoriété’’, souligne Aziz Akhannouch. En effet, l’identification géographique (IG) est un outil de reconnaissances nationale et internationale et un moyen de sauvegarder le patrimoine et le savoir-faire national. “C’est aussi l’un des instruments du développement rural”, ajoute de son côté Rachid Filali, wali de la région. C’est, de fait, ce que vise à terme la stratégie mise en œuvre par le Conseil régional. Ceci de manière à accroître et sécuriser les revenus des populations du monde rural. Pour ce faire, la politique mise en place consiste à appuyer la production, la transformation et la commercialisation des produits, notamment vers les marchés extérieurs. Sur ces places, particulièrement en Europe, le sujet d’indication géographique est d’actualité et a beaucoup d’importance car les IG font vivre plus de 130.000 exploitants agricoles en France et 300.000 en Italie, à titre d’exemple. Au Maroc, pour éviter que les noms des produits particuliers au Royaume, telle l’huile d’argane, soient usurpés, il est grand temps de mettre en place des indications géographiques. Le processus doit s’effectuer dans un cadre juridique. C’est à cet effet que le ministère de l’Agriculture a élaboré un projet de loi relatif aux signes distinctifs d’origine et de qualité des produits agricoles et des denrées alimentaires. Pour l’heure, ce projet de loi qui constitue un premier pas vers la labellisation des produits du terroir, a été adopté par le Conseil de gouvernement et le Conseil des ministres. Actuellement, il est en cours d’examen au Parlement. Malika ALAMI

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