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    Economie

    Les premiers détails du recensement

    Par L'Economiste | Edition N°:2124 Le 06/10/2005 | Partager

    . L’analphabétisme recule. La propriété immobilière avance, la location recule. 15% de la population résident dans des habitats insalubresLes résultats du recensement, très attendus, sont tombés. Les renseignements donnés par Ahmed Lahlimi Alami, haut-commissaire au Plan, lors d’une conférence de presse à Rabat, permettent d’en savoir plus sur le niveau d’instruction et les conditions de vie des Marocains. Ainsi, sur le chapitre de la lutte contre l’analphabétisme, le gouvernement est fixé. 42,7% n’ont jamais été à l’école. En 1994, ils étaient 55%. L’écart entre les villes et la campagne est de taille. Près de 60% des personnes ne sachant ni lire ni écrire se trouvent dans le milieu rural contre 29% en milieu urbain. Des progrès ont cependant été enregistrés en matière de scolarisation comme en matière d’alphabétisation. Ils concernent les villes (29,5% en 2004 contre 37% en 1994), mais aussi le monde rural (60,8 contre 75%). Cette baisse a été enregistrée davantage chez les jeunes et notamment les moins de 15 ans dont le taux d’analphabétisme a marqué un recul de 36% à 13,4%. Cette amélioration a profité aussi bien aux filles (47% à 17,4%) qu’aux garçons (de 25% à 9,5%). Concernant la population scolarisée, près de 27% d’entre elle ne sont pas allés plus loin que le niveau primaire. Quelque 22% ont le niveau secondaire et 5% seulement le supérieur. Ces pourcentages sont naturellement plus élevés en milieu urbain. Cette disparité est d’autant plus grande que le niveau est élevé. Le taux effectif de scolarisation est de 80% en 2004, contre 62% en 1994. Cette progression a été plus ressentie chez les filles, avec une hausse de 50%. De 51,7% en 1994, ce taux a bondi à 77,6% en 2004. Cette évolution a ainsi permis de combler totalement les disparités entre les filles et les garçons en milieu urbain. Ils sont scolarisés à parts égales et à concurrence de 93%. Autre évolution de taille, le taux de scolarisation des filles en milieu rural a plus que doublé, passant de 27% à 63%. Toujours présentes, les disparités entre les filles et les garçons dans ce milieu ont été atténuées. Fait marquant, ce taux intègre les déperditions au cours de l’année 2003-2004. Cela explique la différence avec les données fournies par le ministère de l’Education nationale qui, elles, se réfèrent au nombre d’inscrits et se basent sur des projections effectuées à partir de la population de 1994. Le taux de scolarisation féminin s’est accru d’environ 50% en dix ans, contre 30% entre 1982 et 1994. Du nombre total de la population alphabétisée, 17% lisent et écrivent uniquement en arabe. Quelque 30,3% maîtrisent l’arabe et le français. Seuls 9,1% parlent d’autres langues. Cette structure a évolué favorablement pour toutes ces catégories entre 1994 et 2004. Les personnes qui lisaient et écrivaient en arabe et en français ne dépassaient pas les 23,8% à la première date. Ceux maîtrisant l’arabe, le français et d’autres langues n’étaient pas plus de 5,6%. Près du tiers, soit 28% de la population au Maroc, utilise une langue amazighe dans leur vie quotidienne. Parmi elles, plus de 34% de la population en milieu rural et 21% en milieu urbain. Deuxième axe important de l’intervention du haut-commissaire au Plan, les conditions de vie des Marocains. A commencer par le logement. Il en ressort que la part des ménages habitant des appartements est de 12,4% en 2004, contre 10,5 en 1994. Celle des ménages résidant dans des maisons de type marocain a en revanche baissé: 70,6% en 2004 contre 72,2% en 1994. Un changement, mais aussi une forte croissance de l’accès au logement. La part des ménages propriétaires de leur lieu d’habitat est passée, en milieu urbain, de 48,4% en 1994 à 56,8% en 2004. La location, elle, a reculé de 35% à 29%.Constat alarmant, la part des ménages résidant dans un habitat sommaire (bidonvilles et noualas) n’a baissé que de 1% pendant dix ans, passant de 9,2% à 8,2%. A cela il faut ajouter les autres formes d’habitat insalubre. Le tout concernerait 15% des ménages. A noter que le rythme des avancées est allé crescendo au cours des toutes dernières années. Plus de 56% des réalisations en matière de scolarisation des filles ont été atteints entre 1999 et 2004. Idem pour la baisse du taux de pauvreté (50%). L’indice de développement humain (IDH), calculé au sein du HCP, s’est élevé de 1,17% entre 2000 et 2004 contre 1,5% entre 1995 et 2000.


    Eau et électricité: Des avancées à grands pas

    Indicateur de taille dans l’évaluation des conditions de vie de la population, l’accès à l’électricité et à l’eau potable a marqué un saut énorme. La part des ménages marocains ayant accès à l’électricité par abonnement au réseau est passé de 74% en 1994 à 90% en 2004 en milieu urbain. Dans les campagnes, ce taux est passé de 9,7% à 43,4%. Cette part serait de 48%, si les autres sources d’approvisionnement (groupes électrogènes, énergie solaire) sont considérées. L’accès des ménages à l’eau potable est, lui, passé de 74% à 83% en milieu urbain et de 4% à 18% en milieu rural. Si l’on prend en considération les autres sources d’approvisionnement comme les bornes fontaines et les puits supervisés par l’Onep, ces pourcentages seront de 71,8% en milieu rural et de 92,1 en milieu urbain. L’accès à l’eau potable a été multiplié par trois fois et demie entre 1994 et 2004 contre une quasi- stagnation auparavant. Idem pour l’accès à l’électricité (80%).Tarik QATTAB

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