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Les ports seront paralysés les 1er et 2 avril

Par L'Economiste | Edition N°:733 Le 27/03/2000 | Partager

. Le syndicat des cadres supérieurs de l'Odep brandissent la menace d'une grève de 48 heures dans 10 ports

. En cause, la non-application des promesses stipulées dans le PV signé en janvier dernier entre le syndicat et les responsables de l'Office


L'Office d'Exploitation des Ports est dans une très mauvaise passe. Le ras de marée dans les rangs du syndicat national des cadres supérieurs de l'Office affilié à UGTM ne fait que s'accentuer. Ce syndicat a ainsi lancé un appel de grève de 48 heures dans tous les ports de commerce, à l'exception de celui de Dakhla. En effet, à partir du 1er avril, les ports de Nador, Tanger, Kénitra, Mohammédia, VTS Casablanca, la capitainerie de Jorf Lasfar, Safi, Agadir, Tan-Tan et Laâyoune seront immobilisés. Comme d'habitude, cette première grève ne sera qu'une sonnette d'alarme pour les responsables de l'Odep.
En tête de liste des revendications des cadres supérieurs de l'Office, figure l'application des mesures du procès-verbal signé le 28 janvier avec les responsables de l'Office. "Ces derniers ne se sont pas contentés des atermoiements et autres tergiversations dans le dialogue avec notre syndicat, ils ont même procédé à des mesures abusives", s'indigne M. Naji Najm, secrétaire général du syndicat. Par mesures abusives, M. Najm vise les prélèvements sur les salaires lors de la grève de deux jours en janvier dernier et qui ont représenté pour certains cadres supérieurs plus de 3.500 DH.
Plus basique encore, la revendication de ce syndicat concernant l'application pure et simple de la législation de travail en matière des heures de travail. Autrement dit, travailler huit heures au lieu de 24 heures par jour sans bénéficier du congé hebdomadaire ainsi que des indemnités de travail pour le dimanche et les jours fériés.

En somme, les cadres supérieurs de l'Odep revendiquent 15 mesures: du respect de leur dignité à l'avancement à l'échelle 6 en passant par la généralisation de l'affiliation à la CNSS, tout y passe.
En revanche, ce sont les importations et exportations marocaines qui ne passeront pas. Ainsi, d'un simple mouvement social, c'est une véritable paralysie de l'économie nationale que l'on voit pointer à l'horizon.
En attendant, les managers de l'Odep sont préoccupés par les investissements futurs dans les ports marocains, les problèmes organisationnels sont, semble-t-il, relégués au second plan.

Hassan BOUCHACHIA

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