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    Les plans d'austérité soulèvent une polémique

    Par L'Economiste | Edition N°:3390 Le 25/10/2010 | Partager

    . Les gouvernements ont du mal à faire accepter les projets de budget. La Grande-Bretagne, dernier à se mettre à la diète L'Europe se met à la diète. A tour de rôle, les pays de l'UE lancent leurs plans d'austérité. Cependant, leurs gouvernements éprouvent du mal à faire accepter leurs plans de rigueur à l'opposition. Après la Grèce, le Portugal et l'Irlande, c'est au tour de la Grande-Bretagne de se mettre à la diète. Grande-Bretagne: George Osborne, ministre des Finances britanique, a récemment présenté son budget d'hyper-rigueur pour les 4 prochaines années. Mettant ainsi en revue des dépenses publiques pour rééquilibrer les finances du pays. Les sacrifices affecteront concrètement la vie de tous les Britanniques. Objectif: ramener le déficit de 11% du PIB en 2010 à 2% en 2014/2015. Pour ce faire, chaque ministère va subir en moyenne une coupe de 19% en valeur réelle d'ici 4 ans. Des coupes qui concerneront principalement les dépenses d'investissement qui vont être réduites de 29%. Les dépenses courantes ne sont pas en reste, elles seront réduites de 8,3%. L'une des principales sources d'économie du budget va venir des aides sociales et de la retraite. Elles représentent près du tiers du budget de l'Etat. Afin de les réduire, l'âge de la retraite va passer à 66 ans dès 2020, soit 6 ans plutôt que prévu. Les cotisations sociales des retraites du secteur public vont augmenter pour atteindre 2% du salaire. Les allocations sociales, déjà fortement réduites en juin, font encore l'objet d'un tour de vis.En outre, 490.000 emplois dans la fonction publique seront supprimés d'ici 2015. En revanche, la santé et l'éducation sont relativement épargnées. Les économistes sont actuellement divisés à ce sujet, entre ceux qui pensent que cela va étouffer la reprise et ceux qui pensent que c'est nécessaire pour redresser les comptes. Du côté de l'OCDE, tout assainissement budgétaire massif est pénible. C’est pourquoi le réexamen des dépenses comporte plusieurs mesures importantes visant à minimiser l’impact sur la croissance, en procédant à des réductions aussi modérées que possible des investissements en infrastructures et en privilégiant les dépenses pour l’éducation et la recherche. Grèce: La problématique des effets sur la conjoncture des plans de consolidation budgétaire enflamme les débats à Athènes. Olli Rehn, commissaire européen à l'élargissement avait évoqué l'idée que la Grèce soit amenée à durcir son programme d'austérité afin d'atteindre son objectif de déficit budgétaire en 2011. George Papandreou, le Premier ministre de la république hellénique, a vite exclu toute manœuvre supplémentaire pour rééquilibrer les comptes publics. Afin de rassurer une opinion publique de plus en plus inquiète, il a également annoncé la mise en place d'un dispositif d'aide aux chômeurs financé à hauteur de 2,6 milliards d'euros. Dans les deux années à venir, le taux de chômage grec devrait atteindre les 15% de la population active. Portugal: A Lisbonne, le leader du Parti social-démocrate (PSD) d'orientation conservatrice a déclaré que sa formation ne laisserait pas passer en l'état le projet de budget 2011 du gouvernement socialiste minoritaire. Il conteste, notamment, contre la hausse de 2% de la TVA. Il propose de remplacer cette mesure par une baisse supplémentaire de 1% des dépenses publiques d'équipement. Du coup, le premier vote parlementaire sur la loi des Finances 2011 a été repoussé au 3 novembre. De son côté, José Socrates, le Premier ministre, a menacé de donner sa démission si elle n'est pas adoptée. Pendant ce temps, la situation de bilan de l'Etat continue d'inquiéter. Entre janvier et septembre, le déficit s'est accru de près de 208 millions d'euros par rapport à la même période de 2009. Et ce, en dépit d'une augmentation des recettes fiscales de 3,3% sur le même laps de temps. Jeudi dernier, le rendement du Bon du Trésor portugais à 10 ans a fait un petit pas de plus vers les 6%, en s'établissant à 5,79%.Irlande: A Dublin, l'exécutif minoritaire de Brian Cowen éprouve des difficultés imprévues à faire accepter son plan à l'opposition. La tradition de cohésion nationale irlandaise semble se fissurer quelque peu. Enda Kenny, le leader de Fine Gael, le deuxième parti du pays, a déclaré à l'issue des consultations avec le gouvernement de ce mercredi que l'Irlande n'a pas seulement besoin d'un programme d'austérité mais aussi d'un plan de relance de l'économie. En 2011, l'Irlande devrait renouer avec la croissance pour la première fois depuis 2007. Mais la progression de son PIB ressortirait à 2,25%, soit 0,5% en moins que l'anticipation de juillet. Parallèlement, le taux de chômage devrait culminer à 13,5% l'an prochain. Dans ce contexte, et alors que le ministre des Finances irlandais, Brian Lenihan, finalisait ces jours-ci son plan de rééquilibrage fiscal sur 4 ans, le débat s'enclenche sur l'opportunité de demander à l'Union européenne de reculer l'échéance de remettre le déficit budgétaire sur les rails du pacte de stabilité.M.Az

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