×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Les phosphates tirent l’export vers le haut

    Par L'Economiste | Edition N°:3320 Le 15/07/2010 | Partager

    . La valeur agricole en baisse de 7,1%. Les exportations de biens, hors effets saisonniers, en hausse de 4,5% LE dynamisme du commerce mondial tiré par les échanges des pays émergents, la Chine en particulier, et plus important que prévu, a eu comme conséquence l’amélioration de la demande adressée au Maroc. Celle-ci a enregistré une amélioration de 4,3% au premier trimestre 2010. Selon le haut-commissariat au Plan (HCP), la demande extérieure resterait favorable au deuxième trimestre de cette année. Cependant, son rythme de croissance serait moins soutenu (+2,9%). Ceci s’expliquerait par l’évolution plus modérée du commerce mondial et des importations des principaux partenaires du Maroc (+2,1% en zone euro, contre +4,1% au premier trimestre ). Dans ce sillage, les exportations de biens, hors effets saisonniers, ont enregistré une hausse de 4,5% au premier trimestre de l’année. Cette dernière s’explique en grande partie par l’effet-prix à l’export suite à la progression légère des ventes extérieures (+0,6%, en glissement trimestriel). C’est la bonne performance des ventes du phosphate brut et dérivés (+6,8 points de contribution) qui tire à la hausse en valeur les exportations. Les exportations des biens d’équipement, en particulier celles des fils et câbles électriques, ont également profité de la reprise de la demande extérieure. Cette tendance se poursuit au deuxième trimestre 2010, soutenue par celles des biens de consommation et des produits phosphatés.Cependant, les autres produits ont reculé de 2,8% à cause notamment du repli des biens de consommation (confection et bonneterie) et des produits alimentaires (produits de la mer). Sous l’effet du renchérissement des prix, les importations continuent sur leur trend haussier (trois trimestres consécutifs). Elles enregistrent une croissance de 4,5% au premier trimestre 2010. Ce sont les achats des produits énergétiques qui ont contribué pour près de la moitié (+2,5 points) à la variation trimestrielle des importations globales. Le redressement des importations hors énergie (+2,6% en glissement trimestriel), durant le premier trimestre, est la résultante de la hausse des acquisitions des demi-produits (produits chimiques et matières plastiques artificielles en particulier), des biens de consommation (voitures de tourisme) et des produits alimentaires (blé, sucre, maïs). Au deuxième trimestre, les importations sont soutenues par les achats hors énergie (biens d’équipement, produits bruts, biens de consommation).Les activités non-agricoles ont continué sur leur reprise au début de l’année grâce à un environnement international de plus en plus favorable. Mais cette reprise devrait se poursuivre à un rythme moins ardent au cours des deuxième et troisième trimestres. L’activité s’appuierait principalement sur le redressement des branches secondaires, notamment les mines. Ces dernières poursuivent leur consolidation depuis le deuxième trimestre 2009, grâce à une demande extérieure en augmentation. La valeur ajoutée du secteur a progressé, au premier trimestre, de 22,8 contre 22,3% au précédent trimestre. Cette performance devrait se poursuivre au deuxième et troisième trimestres 2010. Pour sa part, l’activité touristique s’est montrée plus dynamique au début de 2010. Au premier trimestre de cette année, les arrivées et les nuitées touristiques ont affiché des augmentations respectives de 8 et 3,3%. Le taux d’occupation moyen des chambres s’est amélioré de 3,2 points au niveau des hôtels classés. Le dynamisme a également concerné l’activité énergétique. La relance a été constatée essentiellement dans la branche électrique, dont la production a progressé de 4,2% durant le premier trimestre contre 2,9% un trimestre auparavant. Cette relance s’explique par l’amélioration de 8,9% des activités des centrales thermiques à base de carburant. Par contre, les unités à base de charbon ont réduit leur production de 4,2%, à cause du renchérissement des prix des matières premières. Au deuxième trimestre, l’effet combiné du renforcement de la production du gasoil 50 ppm et la poursuite de la dynamique des activités des centrales thermiques et hydrauliques devrait favoriser une croissance soutenue de la production énergétique.La performance des activités industrielles reste modérée. La valeur ajoutée de cette branche, hors raffinage, n’a progressé, au premier trimestre 2010, que de 2,2%, en variation annelle contre 3,6%, un trimestre plutôt. Les activités de construction s’inscrivent au début de cette année dans la décélération (baisse des ventes de ciment de 2% au premier trimestre). Au deuxième trimestre, les activités de construction se seraient accélérées, favorisant une hausse de leur valeur ajoutée de 5,1%. Après une diminution de 8,6% au premier trimestre, la valeur ajoutée agricole reste toujours dans la baisse durant le deuxième trimestre de 2010 (-7,1%, en variation annuelle). Les faibles performances des cultures destinées à l’exportation et le recul des récoltes céréalières et des légumineuses ont ralenti la dynamique de la production végétale, subtilisant près de 8,7 points à sa croissance annuelle.


    Une légère reprise de l’inflation

    AU deuxième trimestre 2010, l’inflation a enregistré une progression de 1,4%, en glissement annuel. Cependant, en variation trimestrielle, le rythme de progression des prix à la consommation, corrigés des variations saisonnières, a connu une baisse, passant de 1% au premier trimestre à 0,4% au deuxième. Ce ralenti résulte du recul (-0,9%) des prix des produits alimentaires (+1,8% au trimestre précédent), en particulier ceux des légumes frais. Pour sa part, l’inflation sous-jacente a enregistré une légère hausse au deuxième trimestre de cette année (+0,2% en glissement annuel contre -0,4% un trimestre auparavant.J. B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc