×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Les pharmaciens en grève les 2 et 9 juillet

    Par L'Economiste | Edition N°:1798 Le 25/06/2004 | Partager

    . C’est le projet du code de la pharmacie, actuellement au SGG, qui a mis le feu aux poudres. Ils déplorent l’absence de concertation dans l’élaboration du texte. Et proposent 45 amendementsC’est une première au Maroc : les pharmaciens seront en grève les 2 et 9 juillet prochain. La décision a été prise mercredi soir après une réunion d’urgence du conseil fédéral qui regroupe l’ensemble des syndicats de pharmaciens à travers le pays. Pour Kamal Belhaj Soulami, président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens au Maroc (FNSPM), “c’est la mort dans l’âme que nous lançons ce mot d’ordre. Mais nous ne pouvions faire autrement tant les demandes d’ouvrir le dialogue avec le ministre de la Santé et le secrétaire général du gouvernement sont restées vaines”.En fait, la direction du médicament et de la pharmacie du ministère de la Santé a réagi juste après la décision de la grève, en invitant Belhaj Soulami à une réunion le lendemain matin, sans préciser l’ordre du jour. Selon lui, les deux responsables au ministère l’ont immédiatement prévenu qu’ils n’étaient pas habilités à négocier. Ils sont là juste pour l’écouter.Pourquoi donc ces pharmaciens perdent leur sang-froid? En fait, c’est le projet du code de la pharmacie actuellement entre les mains du gouvernement qui a mis le feu aux poudres. Ce texte a été envoyé aux ministres concernés pour avis. Les pharmaciens ne comprennent pas comment le gouvernement ait pu élaborer un code sans les consulter. Ils font donc le pressing pour que la réponse du ministre de la Santé prenne en compte leurs doléances. Les deux lettres envoyées à Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, sont restées sans réponse (mai et juin). Certes, ils saluent le texte qui ouvre le capital de l’industrie pharmaceutique mais critiquent plusieurs de ses dispositions. Ils ont donc proposé 45 amendements. Les pharmaciens s’élèvent contre l’autorisation qui sera accordée par le gouverneur alors que pour les architectes, les médecins ou les vétérinaires, c’est le conseil de l’ordre qui se charge de cette opération. Mais l’innovation qui fait le plus mal se trouve ailleurs. En effet, un article du code permettra aux cliniques d’avoir une “pharmacie à usage intérieur”. En d’autres termes, le texte autorise les cliniques à vendre les médicaments. C’est une nouvelle concurrence à laquelle ils n’ont pas pensé. Soulami est catégorique: “Si tout le monde peut créer des pharmacies, alors c’est la débandade”. Les cliniques s’approvisionneront chez les grossistes à des prix inférieurs de l’ordre de 30%, et sans les frais de distribution des médicaments. C’est la fin lente de la pharmacie, se lamente-t-il. Selon lui, déjà aujourd’hui, 30% des pharmacies sont en “faillite potentielle”.Autre revendication des pharmaciens, le droit de substitution. Ceux-ci veulent avoir la possibilité de changer un médicament dans une ordonnance par un autre moins cher. Ils veulent également amender un article relatif au personnel qui travaille dans la pharmacie. Le nouveau texte impose au pharmacien d’être aidé par des préparateurs. Or, il n’y a pas d’école de préparateurs en pharmacie au Maroc, affirme Belhaj Soulami. Pour lui, la seule structure existance forme des préparateurs pour le ministère de la Santé. Et de s’interroger sur le sort des 21.000 personnes qui travaillent dans les 7.000 pharmacies que compte le pays.


    En finir avec le chaînage

    Une nouvelle pharmacie doit se situer à 300 mètres de l’ancienne la plus proche. Cette distance réglementaire, plus connue sous le nom générique de chaînage, n’a plus raison d’être, explique Soulami. Les pharmaciens proposent une implantation en fonction du nombre d’habitants. M.C.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc