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Economie

Les patrons gardent le moral

Par L'Economiste | Edition N°:2761 Le 22/04/2008 | Partager

. Concurrence et matières premières posent problème. Climat social… «calme»!. Hausse des investissements sauf dans le textileSur le climat des affaires, les patrons semblent partagés. C’est du moins ce que révèle la dernière enquête trimestrielle que vient de livrer Bank Al-Maghrib sur le moral des industriels.Ils sont 50% à estimer bon l’état de la conjoncture durant le premier trimestre 2008. Pour le reste, une majorité se dit «moyennement satisfaite» (45%) et 5% affichent un moral à zéro. Qu’est-ce qui gêne au juste les capitaines d’industrie? L’accentuation de la concurrence et le coût élevé des intrants sont cités en priorité. Ils sont près de la moitié à invoquer ces 2 facteurs comme «entravant le développement de leur production». Interviennent ensuite «l’insuffisance de la demande», le secteur informel, les difficultés de financement... et «surtout le manque de personnel qualifié» dont se plaignent spécialement les opérateurs des industries électriques et électroniques… Tout comme d’ailleurs les investisseurs français, à l’occasion de la visite de François Fillon au Maroc (cf. L’Economiste du 21 avril 2008).Des difficultés sont également éprouvées au niveau de la trésorerie. Sur le 1er trimestre 2008, 37% des dirigeants d’entreprise rapportent une dégradation de leur trésorerie. Il y a tout juste un trimestre, cette proportion n’était que de 18%. «Difficultés de recouvrement» ou encore «allongement du délai de livraison» sont avancés par les patrons pour justifier cette dégradation.Cela entrave-t-il pour autant l’investissement?Rien n’est moins sûr. L’enquête de BAM rapporte une hausse de ces dépenses dans l’ensemble des secteurs. Mieux encore, cette tendance devrait se poursuivre au cours des trois prochains mois. Néanmoins, l’embellie ne concerne pas tous les secteurs. En effet, les industries du textile et du cuir font exception. Les opérateurs témoignent d’une légère baisse de leurs investissements et informent d’une stagnation pour les trois mois à venir.Qu’en est-il du financement? L’autofinancement est largement préféré par les patrons. Il couvre 57% du montant des investissements contre 30% pour le crédit bancaire. C’est que bien qu’accessible (selon 91% des patrons), le financement bancaire est encore jugé trop cher, particulièrement parmi les industriels du textile et de l’électronique.Côté conditions de production, fait singulier, le dialogue social a beau battre son plein, 93% des patrons persistent à qualifier le climat social de calme. A noter que ceux qui le jugent tendu se recrutent essentiellement parmi les industriels de l’électrique-électronique.Autre constat qui fait consensus, l’augmentation des coûts de production. Sans surprise, la flambée des coûts des matières premières, autres que l’énergie, est citée comme principale justification de l’augmentation des coûts de production (particulièrement pour les industries agroalimentaires, les industries chimiques et para-chimiques et les industries électriques et électroniques). Suivent les coûts salariaux, énergétiques et financiers. Les résultats de l’enquête révèlent par ailleurs que pour 6% des entreprises seulement l’approvisionnement a été facile durant le premier trimestre 2008 contre 14% ayant éprouvé des difficultés. Seules les industries chimiques et para-chimiques sont épargnées par la détérioration des conditions d’approvisionnement.L’évolution des effectifs employés a connu une amélioration d’un trimestre à l’autre. Excepté les industries agroalimentaires et les industries du textile et du cuir qui ont enregistré une quasi-stagnation des effectifs, les autres secteurs ont connu un renforcement du personnel. Pour sa part, le niveau des stocks détenus par les entreprises a été jugé quasiment normal dans l’ensemble.R. H.

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