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International

Les paradis fiscaux dans le collimateur

Par L'Economiste | Edition N°:2883 Le 17/10/2008 | Partager

. La France et l’Allemagne veulent s’y attaquer. Les «hedge funds», à l’origine du plongeon des marchés boursiers LA France veut, avec l’Allemagne, s’attaquer aux paradis fiscaux, jugeant la réforme de ces «trous noirs» de la finance mondiale nécessaire pour refonder un système bancaire international ébranlé par la crise. «Des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister», a déclaré mardi dernier le Premier ministre français, François Fillon, devant l’Assemblée nationale. A l’initiative du ministre français du Budget et du ministre allemand des Finances, les représentants d’une vingtaine de pays seront réunis le 21 octobre à Bercy pour «discuter des mesures à prendre pour lutter contre les paradis fiscaux», indique-t-on au ministère du Budget. Prévue de longue date, cette rencontre a pris une acuité particulière avec la crise financière et la volonté affichée dans toutes les grandes capitales de réformer la finance internationale. Il y aurait une «cinquantaine» de paradis fiscaux dans le monde, dans lesquels «plus de 400 banques, deux tiers des 2.000 «hedge funds» (fonds spéculatifs) et 2 millions environ de sociétés-écrans» gèreraient quelque «10.000 milliards de dollars d’actifs financiers», selon Transparency International France. Soit 4 fois le PIB de la France. «Dans ces centres financiers règnent l’opacité, l’absence de règles et, souvent, le refus de coopération avec les autres Etats», ajoute l’ONG. Leur effet sur la stabilité financière est énorme. Les ventes massives des «hedge funds», qui géraient fin juin quelque 2.000 milliards de dollars, sont largement à l’origine du plongeon des marchés boursiers la semaine dernière, explique l’ex-DG de la Caisse des dépôts. Avant même la crise financière, plusieurs affaires ont braqué cette année les projecteurs sur les paradis fiscaux. En Allemagne, a été révélé en février un vaste scandale impliquant un établissement du Liechtenstein, LTG, où des contribuables plaçaient leurs capitaux pour échapper au fisc. L’affaire, qui a créé des tensions entre l’Allemagne, la principauté et la Suisse, a des ramifications dans une quarantaine de pays, dont la France, les USA, l’Australie. Aux USA, les autorités accusent la banque suisse UBS d’avoir favorisé l’évasion fiscale de ses clients américains, pour un manque à gagner de 100 milliards de dollars. J. K.

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