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    Les OPCVM pas épargnés par la crise

    Par L'Economiste | Edition N°:2886 Le 22/10/2008 | Partager

    . Seulement 23,7% des fonds actions sont performants . Différentes stratégies d’investissement Période difficile pour les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Depuis le début de l’année, ils semblent avoir pris un coup de froid. Sur un total de 59 fonds investis en actions, seulement 14 réalisent des performances positives (entre 0,39 et 56,88%). Pour le reste, les taux de croissance ont varié de -17,71 à -0,03%. Le constat est légèrement différent pour les OPCVM diversifiés. Ce sont pas moins de 22 fonds qui présentent des taux de rentabilité négatifs (allant de -6,13 à -0,47%). «Les 17 autres se sont mieux comportés», estime un gestionnaire de fonds. A l’origine de ces contre-performances, le mauvais comportement boursier amorcé depuis la fin de l’été. Les indices de la cote ont ainsi effacé la bonne performance des quatre premiers mois de 2008. Le Masi, indice de toutes les valeurs, a en effet reculé de -1,82% entre le 1er janvier et le 21 octobre. Idem pour le Madex, qui réalise une contre-performance de -2,08% sur la même période. La baisse des indices a été engendrée par la régression des cours de la majorité des sociétés cotées, et particulièrement les capitalisations des secteurs phares de la cote. «Etant un portefeuille de titres cotés, les OPCVM actions et diversifiés ne peuvent être qu’à l’image du marché», s’exprime un gestionnaire de fonds pour expliquer les effets de la crise qui a touché la Bourse de Casablanca ces derniers temps. Itissalat Al-Maghrib, plus grosse capitalisation du marché, voit sa progression régresser à 18,70 contre 26,5% en début d’exercice. Le titre termine au cours de 173,90 DH pour la séance du 21 octobre. Si l’opérateur historique maintient sa croissance, c’est en partie grâce à ses bons résultats semestriels. S’ajoute à cela le bon comportement de la valeur sur Euronext, qui performe mieux que le secteur. Autre acteur, Addoha qui se déprécie de -12,46% à 147,50 DH depuis le début de l’année, malgré des résultats en nette croissance et des projections stratégiques rassurantes. Rappelons que la dépréciation du titre du leader de l’immobilier a été accompagnée par «une déprime du secteur engendrée par des crispations en liaison avec des problèmes de commercialisation». Cela a eu un effet boule de neige sur les autres immobilières. Le secteur bancaire n’est pas en reste non plus, il a également enregistré quelques régressions depuis janvier 2008. En effet, les deux principaux acteurs du secteur, BMCE et AWB réalisent respectivement -0,18 et -3,57% à respectivement 297 et 281 DH.Autres explications apportées, la différence dans les stratégies de placements. En effet, «certains gestionnaires de fonds calquent leurs évolutions sur les indices», indique Amine Zine, délégué général de l’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissements marocains. Et d’ajouter, «d’autres préfèrent opter pour une autre stratégie, plus risquée, qui peut rapporter». Enfin, certains peuvent avoir un actif net faible, «ce qui justifierait une performance exorbitante, mais biaisée». A ce sujet, en dépit de ses aléas, l’actif net global a progressé de près de 9% en passant de 133 milliards de DH à fin décembre 2007 à plus de 146 milliards aujourd’hui. Preuve de la confiance des investisseurs, l’encours global a crû de plus de 50% en 6 ans.


    Des exceptions

    Les OPCVM investis principalement dans les produits de taux, à l’inverse des autres, affichent des performances globalement positives comprises entre -7,11 et 9,19% pour la catégorie obligations moyen et long termes. Pour les OPCVM court terme, les taux de croissance sont compris entre 1,87 et 2,88%. Les progressions des fonds monétaires s’établissent, elles, entre 1,60 et 2,85%.M. A. B.

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