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Courrier des Lecteurs

Les OPCVM de taux ne sont pas à l'abri des contre-performances

Par L'Economiste | Edition N°:716 Le 02/03/2000 | Partager

· Les gestionnaires de fonds souffrent de difficultés de gestion du fait de la multiplicité des intervenants
· La réglementation est jugée incomplète

Dans un contexte de non-visibilité et d'évolution en yo-yo des taux relatifs à la dette publique, une rencontre sur "La gestion des OPCVM de taux" ne pouvait pas mieux tomber. Crédit du Maroc Gestion (CDMG), le gestionnaire de fonds du groupe, a organisé une rencontre-débat lundi 28 février avec un parterre de professionnels nationaux et internationaux et des représentants des autorités monétaires. Les interventions étaient de qualité, mais leur durée a écourté le temps réservé au débat. Chose que l'assistance a beaucoup regrettée.
M. Jean-François Lherete, PDG du Crédit du Maroc, a souligné dans son intervention que les OPCVM font désormais partie intégrante de l'offre bancaire et constituent un support de mobilisation de l'épargne. Il est parti du constat que l'actif net des OPCVM a connu une progression importante en peu de temps. Les premiers OPCVM ont été commercialisés en 1996, leur nombre est passé de 25 à 113 actuellement (sans compter les OPCVM dédiés). Les OPCVM obligataires et monétaires constituent une partie importante et ont beaucoup de succès. Le secret en est que l'investisseur était jusque-là convaincu que ce type de placement "ne baisserait jamais". Les derniers événements ont démontré que "même les OPCVM monétaires pouvaient enregistrer des performances négatives", souligne M. Abdelhak Boumehraz, directeur général de CDMG.
Les intervenants en matière de gestion collective sont multiples: épargnants, Trésor, banque centrale, sociétés de gestion, banques, IVT (intermédiaires en valeurs du Trésor), sociétés de bourse, CDVM (gendarme du marché), ce qui de l'avis des professionnels "présente quelquefois une difficulté de gestion". M. Boumehraz a précisé que le gestionnaire de fonds souffre de trois problèmes majeurs: l'absence d'organisme de rating et de risque-signature, le manque de papier actions et obligations ainsi que le manque de transparence sur le marché secondaire des produits de taux. M. Lhoucine Bilad, directeur général de Médiafinance, l'un des opérateurs les plus en vue sur le marché, a mis l'accent dans son intervention sur la réglementation de la profession. Celle-ci est jugée incomplète, notamment en ce qui concerne la mise à niveau du marché des Repo (ventes temporaires) et de celui des OPCVM monétaires.
Deux spécialistes français de Crédit Lyonnais Asset Management ont été invités à présenter l'expérience française et ses principales caractéristiques. Ils n'ont pas manqué de souligner que la présence des investisseurs étrangers sur le marché est importante, mais elle peut être une arme à double tranchant. "Les investisseurs domestiques doivent absolument être plus nombreux et plus dynamiques pour la sécurité du marché financier", est-il expliqué.


Les malheurs des sicav obligataires


Il y a quelques mois, un vent de panique avait soufflé sur les détenteurs de sicav obligataires. Petits porteurs et institutionnels, surpris par les contre-performances de leurs sicav, ont procédé à des rachats massifs. La baisse des taux était jugée inquiétante et les recommandations des analystes et gestionnaires de fonds aussi optimistes qu'elles soient, n'ont pas réussi à calmer les esprits.
La baisse qu'a vécue le marché obligataire n'était pas le fruit du hasard. C'était le résultat de l'abstention de levée de fonds de la part du Trésor, celui-ci ayant largement satisfait à ses besoins en liquidité grâce au gros chèque GSM. Les prix ont flambé d'un coup sur le compartiment secondaire, ce qui a entraîné une baisse des taux puisque le prix d'une obligation est inversement proportionnel aux taux de rendement.

Hanaa FOULANI

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