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Affaires

Les ONG prennent le relais

Par L'Economiste | Edition N°:1673 Le 30/12/2003 | Partager

. Elles ont cherché les fonds et réussi parfois à désenclaver des douars entiers . Plus de 700 associations se mobilisent pour une population de 500.000 habitants. Les associations de femmes s'activent aussi pour l'alphabétisation en milieu ruralEst-ce le résultat d'un échec des communes face à la pauvreté ou un effet de mode? Au Haouz, ce sont plus de 700 associations qui se mobilisent pour une population de 500.000 habitants, soit une association pour 500 habitants. La société civile y est très active avec des ONG locales ou nationales et des résultats parfois édifiants. Les 1.300 villages de la région ont souffert jusqu'à 1991 d'enclavement. Pas d'eau, pas d'électricité, pas de route dans nombre d'entre eux, pourtant pas loin de la ville de Marrakech. «Les infrastructures de base les plus élémentaires étaient absentes», reconnaît le gouverneur de la province. «Les activités des ONG ont accompagné le regain d'intérêt des autorités nationales pour la région», explique-t-il. Comment faire adhérer les habitantsDans tous les cas, avec des moyens limités, les actions de certaines associations ont pu désenclaver des douars entiers. Elles ont cherché les fonds et ont réussi en peu de temps, là où des collectivités locales ont échoué. «Pour le développement de la région, il ne faut surtout pas considérer les ONG comme des concurrents, mais des partenaires. Finalement, leurs actions sont pour le bien de la région», estime Mohamed Idmoussa, vice-président du Conseil provincial du Haouz. Oulad Yahya est un cas école. Une ONG est née à l'initiative d'anciens élèves de ce douar, qui ont réussi en peu de temps à réunir l'adhésion de tous les habitants du village (600). Les réalisations ne sont pas moins grandes. . Proximité participativeEn premier lieu, la connexion du douar, au réseau électrique dans le cadre du Perg. Avec l'Usaid, cette ONG a pu mettre en place des châteaux d'eau. Du reste, elle a noué des partenariats avec l'Education nationale pour une restauration des salles et leur entretien. «Les communautés dont dépendent les douars sont rurales et ont peu de moyens. A cela s'ajoute la structure de la région et ses nombreux villages… Nos actions ont réussi à sensibiliser plusieurs responsables et aujourd'hui, notre village est mieux loti que d'autres», indique M'barek Lahlioui, président de l'Association Oulad Yahya. Zahra Idali était une analphabète avant de se lancer dans le travail associatif. Elle ne l'est plus. Elle écrit et parle en arabe et en français. Elle préside aujourd'hui l'Association Afoulki pour les femmes dont les objectifs sont l'éducation, la promotion de la femme et la santé pour tous dans la région…bref, les trois axes de développement durable. L'approche adoptée par cette ONG est celle d'un travail de proximité participative. «Il ne suffit pas simplement de chercher des fonds d'aide mais de faire participer les femmes, en grande majorité analphabètes et rurales, à cette démarche. Ce qui n'est pas chose facile», indique Idali. «Il n'était pas non plus aisé de sensibiliser les collectivités locales et les organismes internationaux à nos actions», dit-elle. L'ONG a réussi pourtant. Afoulki a grandi et pu mener des programmes pour l'élimination du travail des enfants avec le CRS, la promotion des initiatives locales avec la BM (microsubvention)... Une autre association dans la région de l'Ourika «Avenir Toubkal» a réussi à faire d'un ancien hôtel abandonné, grâce à des aides royales, un centre pédagogique pour les filles des milieux ruraux. Les exemples des associations pour le développement durable dans la région n'en finissent pas. Elles reçoivent aujourd'hui un soutien de la province et sont organisées en collectif. Un siège leur sera bientôt affecté à Tahanaout.


La BM, l'UE…

Le travail de proximité et de sensibilisation des ONG locales a pu attirer l'attention de grands organismes. Aujourd'hui, la grande majorité des programmes internationaux de lutte pour le développement durable sont menés dans la région. Ainsi, la Banque Mondiale a alloué à la région une enveloppe de 320 millions de DH pour développer Amzmiz et Asni dans le cadre du Fida (fonds international de développement agricole). Deux autres cercles de la région Tahanaout et Aït Ourir bénéficient d'une aide de 130 millions de DH dans le cadre du PDRI (programme de développement rural intégré). L'Union Européenne s'est également intéressée à la région notamment au niveau de l'approvisionnement en eau potable (programme Meda). Le Haouz a attiré aussi des fonds du GTZ, l'Unicef, le CRS… B. B.

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