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Les obligations du FMI séduisent les émergents

Par L'Economiste | Edition N°:3047 Le 16/06/2009 | Partager

. Russie, Chine et Brésil intéressés. Une menace pour le dollar américainLe projet du Fonds monétaire international de lancer sa première émission obligataire a séduit plusieurs grands pays émergents qui y voient un moyen de diversifier leur patrimoine au détriment d’un dollar devenu suspect avec l’envolée du déficit budgétaire américain.Après l’engagement, en avril, du Groupe des vingt grands pays riches et émergents (G20) de la planète d’augmenter les ressources de l’institution de 500 milliards de dollars, chaque pays doit définir son apport personnel. Pour faciliter la réunion d’une somme aussi colossale, le FMI a choisi d’innover, avec l’émission des premières obligations de son histoire.«Le personnel du FMI présentera les documents nécessaires au conseil d’administration pour permettre l’émission de ces titres aussitôt que possible», soulignait la semaine dernière le directeur général Dominique Strauss-Kahn.Trois premiers acheteurs se sont manifestés en l’espace de deux semaines: la Russie, la Chine, puis le Brésil. Moscou et Brasilia sont prêts à en prendre pour 10 milliards de dollars de titres, et Pékin pour 50 milliards. D’autres membres du G20 pourraient suivre, comme l’Inde ou l’Arabie saoudite. Ces obligations seront libellées dans l’unité de compte du FMI, les Droits de tirage spéciaux (DTS), dont la valeur est celle d’un panier de monnaies, repondéré chaque jour, où le dollar ne pèse que pour 41%. D’où les craintes du marché de voir certains pays se détourner du billet vert. Celles-ci se sont matérialisées par une hausse des taux obligataires quand, mercredi dernier, la Banque centrale de Russie a clairement dit qu’elle vendrait des obligations d’Etat américaines pour acheter les obligations du FMI. Dans un scénario extrême, «si des pays utilisent cette émission comme une manière de diversifier leurs réserves internationales au détriment du dollar, ces ventes provoqueront une liquidation des bons du Trésor ou d’autres actifs libellés en dollars et détenus par les banques centrales», explique Carl Weinberg, de High Frequency Economics.Pour lui, le marché «surestime l’importance de tout cela», étant donné le faible volume que les obligations du FMI représenteront face aux dizaines de milliards empruntés presque chaque jour par les Etats-Unis. Ted Truman, un spécialiste du FMI qui a conseillé le Trésor américain avant le sommet du G20 de Londres, relativise également. «Ce ne sont pas des obligations qui s’échangeront sur les marchés. C’est seulement le type d’instrument que les pays recevront en échange de leur prêt à court terme au FMI (...) Je ne vois pas là de symbolique de diversification des réserves», a-t-il souligné. Cet économiste y voit plutôt «une indication de la solidité externe relative de ces pays en pleine crise économique mondiale», alors que 11 ans plus tôt, la Russie avait dû se placer en cessation de paiements.Synthèse L’Economiste

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