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    Economie

    Les nouvelles frontières de l’Europe
    Accord symétrique pour pays asymétriques

    Par L'Economiste | Edition N°:1983 Le 22/03/2005 | Partager

    . Sans la réciprocité, l’ajustement devient inévitable et sera douloureuxDurant quarante ans, depuis le tout premier des accords avec l’Union européenne qui s’appelait à l’époque la CEE (la Communauté économique européenne et ne comptait que six membres), l’idéal était l’asymétrie. L’asymétrie voulait que le puissant donne plus que le faible, de manière à ce que le faible devienne aussi un puissant. Autrement dit, sauf exceptions dûment listées et surveillées, les produits des pays-tiers entrent en libre accès en Europe tandis que les produits européens soit sont interdits soit payent d’énormes droits de douane pour entrer dans les pays tiers.Cela devait servir le développement industriel et agricole des associés de l’Union, en particulier le Maroc, la Tunisie…. Trente ans plus tard, ces pays du sud de la Méditerranée se sont développés moins vite que leurs homologues d’Asie et d’Amérique latine.«C’est la faute de l’asymétrie» dit la plupart des chercheurs réunis par la CDC et la CDG, qui sont des économètres. Apparemment, ils n’ont pas (encore) développé de modèle pour le prouver, mais l’idée fait son chemin. «L’intégration asymétrique est dépassée,» indique Lionel Fontagne, professeur à l’Université Paris I et membre du CEPII, un centre d’études spécialisé sur l’Union européenne et les relations qu’elle entretient avec son environnement. Certes, il se trompe un peu en considérant que l’accord Maroc/Etats-Unis est symétrique, mais il se sert de cet accord pour estimer qu’il «faut rétablir la réciprocité», avec tous les pays sur la frontière de l’Union européenne: «s’il n’y a pas de réciprocité, alors l’ajustement sera plus douloureux». Le chercheur en profite pour rectifier une fausse idée, celle qui veut que les accords avec l’EU soient du multilatéralisme, à opposer donc au bilatéralisme américain. Pas du tout, dit-il, les accords avec l’UE sont aussi du bilatéralisme, même si d’un côté, l’Europe, il y a plusieurs pays, il s’agit d’un seul acteur. Il se montre très critique envers les systèmes organisant l’asymétrie, surtout les règles d’origine, une machine pour ne pas se développer, et qui «sont balayés par la deuxième globalisation», celle qui est en train de se produire. N. S.

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