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Entreprises

Les nouveaux abattoirs de Casablanca: La gestion déléguée conclue et contestée

Par L'Economiste | Edition N°:529 Le 15/06/1999 | Partager

· Le contrat d'exploitation est en cours de signature

· La Commission communale chargée du suivi du dossier tient des discussions "controversées" pour entériner le projet

· La gestion déléguée des abattoirs avicoles en lice


D'ici quelques jours, les Casablancais auront de nouveaux abattoirs. La Communauté Urbaine de la ville (CUC) s'apprête à céder la gestion du nouveau complexe des abattoirs (voir descriptif page suivante) au privé. La société délégataire s'appelle Abatca. C'est une société de droit marocain dont les actionnaires majoritaires sont des Espagnols. Une source de la Communauté Urbaine a assuré que le contrat de gestion sera signé dans quelques jours. La société Abatca va gérer les nouveaux abattoirs pour une durée de 10 ans, "reconduite tacitement" pour une durée de 5 ans. L'enveloppe de cette exploitation n'a pas été communiquée.
Cependant, le dossier de la gestion déléguée des abattoirs de Casablanca ne fait pas l'unanimité à la CUC. Un responsable dans cette dernière a assuré que ce dossier fait "l'objet de résistances" au sein de la Commission chargée de son étude. En fait, le projet de l'exploitation privée des abattoirs ne date pas d'aujourd'hui. Le premier appel d'offres international avait été lancé en 1996. Mais "des résistances" ont bloqué son aboutissement. Il a été relancé l'année suivante. Sans résultats! En 1998, le Conseil communal donne son aval. Un appel d'offres est lancé la même année. Fait significatif, la majorité des candidats étaient des espagnols.
Des réunions marathoniennes se tiennent actuellement à la CUC pour examiner le dossier. Le sort des anciens abattoirs (sis au quartier Lavillette) et des petits métiers qui les entourent est également au menu. Mais pour l'instant, aucune information ne circule sur l'avenir de ces gens, une fois le nouveau complexe mis en service.

En vertu du contrat, le délégataire s'engage à prendre en charge une partie du personnel en fonction aux abattoirs actuels. Le nouveau complexe abritera environ 250 personnes. La société doit dispenser la formation nécessaire au personnel redéployé. La période de détachement des travailleurs issus des anciens abattoirs cessera lorsque la convention prendra fin.
La rémunération de la société délégataire est établie selon un tarif dégressif en fonction des quantités de carcasses livrées annuellement. Ces quantités seront exprimées en poids. En clair, la société sera rémunérée au kilogramme. Cette rémunération dépendra cependant de la quantité annuelle des abats.
Il est à noter aussi que la gestion déléguée des abattoirs avicoles est en marche. Le Conseil communal en a adopté le principe. Les responsables n'attendent que l'aval du Ministère de l'Intérieur. Le complexe avicole sera érigé à côté de celui des bovins et ovins.


· Les travaux de construction seront bouclés en décembre

· Capacité annuelle de 80.000 tonnes d'abats

· Les responsables demanderont l'agrément de l'Union Européenne

Le nouveau complexe des abattoirs a été installé dans la Préfecture de Sidi-Othmane. Il s'étend sur une superficie de 89.000 m2 dont 2.500 m couverts. Cette construction a été financée via une opération clés en main. Ce préfinancement, évalué à 650.000 DH, a été assuré à parts égales par le gouvernement et le secteur privé espagnol. C'est à la Société Rimon Viscaino (S.A) qu'a été attribuée la construction du projet.
Les négociations avec le constructeur espagnol ont commencé en 1990, mais le coup d'envoi des travaux n'a été donné qu'en 1997.
La construction est maintenant au stade de la finition. Les responsables affirment que les travaux seront bouclés en décembre 1999.
La capacité annuelle de cette nouvelle structure est de 80.000 tonnes d'abats, dont 51.000 tonnes de bovins, 24.000 d'ovins et 5.000 de porcins.

Unités de traitement des rejets


En plus de la chaîne d'abattement entièrement mécanisée, le nouveau complexe dispose de stations de traitement des rejets (peaux, boyaux, sang...). "Tous les sous-produits sont récupérés via des unités de traitement", explique un responsable du projet. Ces unités sont implantées à la sortie de chaque étape de l'abattage. Elles ont une capacité de 110 tonnes par semaine.
L'aménagement du centre a été fait selon les quatre étapes de la chaîne d'abattage. Quatre bâtisses ont été aménagées pour la stabulation (capacité de 900 bovins et 5.000 ovins), l'abattage (muni de 2 chaînes de 70 bovins/heure et 2 autres chaînes de 450 ovins/ heure), la frigorification (capacité de 900 bovins et 5.000 ovins) et l'expédition. Une autre aile a été aussi aménagée pour la congélation des abats (capacité de 30 tonnes/jour).
Le grand avantage de ce projet reste la grande marge d'hygiène qu'il garantit. Les responsables du projet affirment que le centre a été construit selon les normes européennes. Les murs sont isolants et la chaîne dispose d'un système de lavage à haute pression. L'accès est par ailleurs strictement réservé au personnel. Ces derniers doivent être vêtus d'uniformes stérilisés. Une fois les travaux de construction achevés, les responsables comptent demander l'agrément de l'Union Européenne pour faire de l'exportation.

Nadia LAMLILI

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