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    Economie

    Les normes hôtelières s'étendront à tous les établissements touristiques

    Par L'Economiste | Edition N°:919 Le 19/12/2000 | Partager

    . Un projet de loi élargit la liste des établissements éligibles au classement à d'autres entités à vocation touristiqueLe Ministère du Tourisme veut mettre de l'ordre dans le secteur. La classification des hôtels à vocation touristique sera désormais obligatoire. Un projet de loi est actuellement au Secrétariat Général du Gouvernement. Le projet amende le décret de 1982 instituant un classement des établissements touristiques. Il élargit la liste des hôtels éligibles à ce système à d'autres entités. Le texte dispose l'unification des règles relatives à l'organisation et au contrôle des établissements touristiques. Dans la loi en vigueur, cette classification est facultative. Cela a provoqué l'émergence de deux systèmes différents. Le premier, mis en place par le Département du Tourisme, comprend les établissements classés comme les hôtels (de 1 à 5 étoiles et les palaces), les villages de vacances, les résidences touristiques et les motels.Le deuxième comprend les établissements non classés et gérés par les autorités locales. Ces unités ne sont pas conformes à la législation et ne sont donc pas reconnues par le Ministère du Tourisme. En fait, la multiplication de ce genre d'établissements a été favorisée par le développement de nouvelles formes de tourisme. Les gîtes et les refuges sont devenus très prisés pour le tourisme de montagne. Dans les villes traditionnelles, les maisons d'hôtes comme les riads ont la cote. Mais en raison de leur non-classification, ces établissements échappent au contrôle.Maintenant, les donnes vont changer. Le tourisme est érigé en moteur de la croissance. L'élargissement de la classification vise à améliorer la prestation et à assurer au touriste un service conforme aux normes. La liste des entités éligibles comprend les hôtels classés, les maisons d'hôtes, les relais, gîtes et refuges et les palais de congrès. Mais avant d'être classées, ces entités doivent se mettre à niveau. L'intégration dans une catégorie d'établissements se fera dans un délai de deux ans après la publication de la loi. Pour être éligibles au classement, les établissements doivent respecter un certain nombre de conditions d'exploitation. La note de présentation du projet de loi précise que les directeurs des établissements touristiques doivent justifier d'une formation, d'une expérience et d'une bonne réputation dans le domaine. Un décret précisera les critères de professionnalisme requis pour accéder à ce poste.


    Sanctions sévères

    Les responsables d'établissements classés n'ayant pas respecté les modalités de la loi seront passibles de deux sanctions: l'avertissement et le blâme. Si ces celles-ci ne donnent pas leurs effets, l'établissement perdra une étoile et tombera à un degré inférieur.Les responsables qui refusent de contracter une assurance-incendie ou une assurance-vol seront condamnés à deux mois de prison et une amende variant entre 50.000 et 200.000 DH. Par ailleurs, ceux qui exploitent des établissements non classés, supérieurs à la catégorie réelle ou qui refusent de nommer un directeur d'établissement devront payer une amende entre 50.000 et 100.000 DH. En cas de récidive, le tribunal pourra ordonner la fermeture de l'hôtel pour une période ne dépassant pas six mois.N. L.

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