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Economie

Les minotiers s’en remettent au Premier ministre

Par L'Economiste | Edition N°:1940 Le 18/01/2005 | Partager

. Le retard de la libéralisation fragilise la filière. Près du tiers des minoteries sont soit en arrêt, soit en redressement judiciaire C’est le désarroi pour les minotiers. Leur filière traverse une grande crise, affirment-ils. Réunis sous la bannière de la Fédération nationale de la minoterie (FNM), ils réclament énergiquement le parachèvement de la libéralisation, ou du moins, «l’adoption de mesures transitoires de nature à permettre au secteur de survivre dans l’attente de cette échéance». Dans une lettre adressée au Premier ministre, la semaine dernière, les minotiers se demandent si la libéralisation est toujours d’actualité et quel sera le calendrier exact de son entrée en application. Ils réclament à Driss Jettou des mesures concrètes «afin de stopper l’hémorragie et rétablir les conditions d’une compétitivité loyale». Abdellatif Izem, directeur de la FNM, affirme que la Fédération a adressé cinq demandes d’audiences au Premier ministre, depuis son entrée en fonction, mais toutes sont restées sans suites. Rappelons que l’Etat avait engagé, depuis 1996, une réforme de la minoterie et plus particulièrement de la farine nationale du blé tendre. Cette réforme concerne, entre autres, l’amélioration des circuits de commercialisation, l’ajustement des droits de douane sur les importations, le régime particulier des quotas, la révision du stockage et la mise en place des chambres d’arbitrage. «Or depuis la mise en place du programme de libéralisation, le secteur de la minoterie vit une situation alarmante qui menace jusqu’à son existence», soutient Izem. Et d’ajouter, «à telle enseigne que la liste des moulins en arrêt ou en redressement judiciaire n’a cessé de s’allonger pour atteindre la quarantaine. Soit le tiers des unités existantes». Signalons que la minoterie industrielle occupe une place importante tant au niveau de la céréaliculture qu’au niveau des industries agroalimentaires où elle intervient pour 52% dans la production du secteur. Les minotiers pointent du doigt le caractère inachevé de la libéralisation et le dysfonctionnement du système actuel de subvention. La FNM affirme avoir formulé de nombreuses propositions telles que le redéploiement de la subvention du circuit de consommation vers celui de la production. La multiplication des démarches de la FNM a d’ailleurs abouti à une réunion le 24 mai 2004 avec l’Agriculture et le ministère des Affaires économiques et générales. «Nous avions alors décidé d’engager un processus progressif de parachèvement de la libéralisation», souligne le directeur de la FNM. Le programme fixé lors de cette rencontre devait entrer en application le 1er juillet dernier. Nous sommes à la mi-janvier 2005, déplore Izem, et aucune décision politique de redéploiement de la compensation ne pointe à l’horizon.


Libre-échange et contrebande

Dans leur lettre, les minotiers évoquent l’accord avec les Emirats arabes unis entré en vigueur en 2003, l’accord quadripartite en instance de ratification ainsi que les conventions signées dans le cadre de la Ligue arabe. Ces accords prévoient 0% de droits de douane pour les céréales et dérivés en provenance des pays signataires. Alors que ces derniers sont de 95% sur le blé dur et 100% sur le blé tendre. La Fédération déplore aussi, «l’introduction frauduleuse sur le marché national de produits céréaliers en provenance des voisins de l’Est et du nord qui aggrave davantage la situation de crise de l’industrie meunière». Naoufal BELGHAZI

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