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    Enquête

    Les médecins résidants en colère

    Par L'Economiste | Edition N°:443 Le 15/02/1999 | Partager

    La contestation gagne du terrain chez les blouses blanches. Après les grèves, c'est au tour des médecins internes et résidants de joindre leur voix au concert des protestations. Rassemblés au sein de la Commission Nationale des médecins internes et des résidants, cette catégorie de toubibs réclament leur intégration pure et simple à la Fonction Publique. Leurs mouvements de protestation ont pris diverses formes. La dernière en date est un sit-in organisé mercredi 10 février à l'entrée du Ministère de la Santé Publique. Une centaine de jeunes médecins y étaient amassés, banderoles à l'appui.
    Au même moment, une réunion de travail consacrée à cette question se déroulait à la Primature, assure un cadre du Ministère de la Santé Publique. Pour lui, M. Abdelouahad El Fassi, en charge de ce Département, est ouvert au dialogue. Il l'a prouvé en recevant ces médecins résidants à deux reprises.
    Mais dans cette affaire, ce Ministère n'est pas seul maître à bord. Les Départements de la Fonction Publique et de l'Economie et des Finances ont leur mot à dire. L'un doit s'engager à modifier les statuts, l'autre à mobiliser les fonds nécessaires. Le changement de statut engage des dépenses qu'il faudra budgétiser.
    Dans un communiqué de presse, la Commission explique que les résidants chargés d'assurer les gardes aux urgences, les consultations, ainsi que l'encadrement des étudiants en médecine sont considérés comme des agents ne pouvant bénéficier des même droits dont jouissent leurs anciens camarades.
    Selon le texte en vigueur, ajoute le communiqué, il existe deux catégories de médecins: les résidants contractuels fonctionnaires et les non-fonctionnaires qui s'engagent à servir dans le secteur public pour une durée de huit ans. "Cette dernière catégorie est la plus lésée, puisqu'elle effectue les mêmes tâches que les résidants fonctionnaires, mais se voit privée du simple droit à la mutuelle, à la retraite, à l'ancienneté et d'un numéro de somme nécessaire pour accéder au moindre crédit, qui est devenu indispensable", précise le communiqué.

    Mohamed CHAOUI

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