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Les matières premières ayant pesé sur le compte d'exploitation : General Tire: Les bénéfices 1995 reculent de 40%

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

L'exercice fut assez difficile. Mais General Tire entrevoit l'année 1996 avec sérénité. Lutte contre la contrebande, produits nouveaux et stabilité du cours des matières premières lui offrent la possibilité de mieux tenir la route.


General Tire a bouclé l'exercice 1995 avec un résultat net de 12,04 millions de Dirhams contre un peu plus de 20 millions en 1994. Le langage des chiffres est clair. La filiale marocaine de l'Allemand Continental a accusé une nette baisse. Certes, ce n'est pas une occasion propice pour déboucher le champagne. Mais elle n'a pas non plus adopté un profil bas en annonçant ses résultats. C'est plutôt la confiance et la sérénité qui se dégagent des propos de la direction. M. Patrick Cazals, directeur général de la société, ainsi que MM. Farouk Britel et Abdeslam Hannat, respectivement directeur financier et commercial, ont, sans esquiver, fourni les quelques éclaircissements nécessaires.
Premier facteur à l'origine de la contre-performance, l'industrie pneumatique a subi de plein fouet une forte augmentation du prix des matières premières, entre autres les caoutchoucs naturel et synthétique et le nylon, qui a grimpé de 24% en moyenne en 1994 et 1995. L'industrie locale a eu du mal à répercuter cette flambée sur les prix de vente qui n'ont été révisés à la hausse qu'avec du retard: 3% en 1995 et 4% en février dernier.
Second point important: la contrebande avait fini, depuis quelques années, de contrôler une partie importante du marché des pneumatiques avec pour conséquence un manque à gagner considérable estimé à 59 millions de Dirhams en 1994 par une étude de Goodyear, le concurrent local de General Tire.

Nouveaux produits

En 1995, le chiffre d'affaires de GTM (General Tire Maroc) n'a progressé que de 1,3% à 456,8 millions de Dirhams pour une production de 12.210 tonnes contre 11.801 en 1994. Une progression relativement faible. Cependant, la croissance des exportations est jugée satisfaisante et confirme la volonté de la société de renforcer sa présence sur les marchés étrangers. Au début de l'exercice 1995, l'objectif était en effet de réaliser 40% du chiffre d'affaires à l'exportation dans un délai de cinq ans. Durant cette année, cette part a atteint 25,8% contre 22,8% une année plus tôt. Il est prévu de la porter à 31,6% au terme de l'exercice en cours pour une production totale de 12.806 tonnes. Sur le marché intérieur, le beau temps s'installe progressivement. Les contrebandiers se terrent en attendant d'être complètement mis hors jeu. Sur les deux premiers mois de l'année, l'activité s'est nettement raffermie. Cependant, les dirigeants de General Tire sont encore prudents et se gardent de porter directement toute cette évolution au crédit de la campagne en cours.

Dans tous les cas, l'année 1996 est attaquée avec de réels espoirs. La société vient d'élargir son offre en mettant sur le marché un pneu haut de gamme, le GTM 4000. Plus que pour gagner des parts de marché, ce nouveau produit constitue un vecteur pour l'image de marque de la société, qui mise en effet énormément sur la qualité. Sans fausse modestie, M. Cazals rappelle que sa société a été l'une des premières au Maghreb à obtenir la certification à la norme ISO 9002. Un argument de taille qui exige une remise en cause permanente. A ce titre, un troisième audit complet est en préparation. Autre élément favorable: le cours des matières premières s'est stabilisé. Mieux, General Tire a cherché à minimiser ses coûts des facteurs en réorientant géographiquement son approvisionnement.
La rentabilité qui s'était rétrécie sous l'effet conjugué de l'augmentation du capital et du recul des résultats devrait nettement s'améliorer et cadrer avec les autres indicateurs financiers. Le haut du bilan est bien ficelé. General Tire n'a aucune dette à moyen et long termes. Le ratio capitaux propres/bilan est passé de 41% en 1994 à 50,8% en 1995.
En attendant l'embellie, le Conseil d'Administration s'est montré moins radin que prévu. Il proposera à l'assemblée générale de distribuer l'essentiel des bénéfices à l'actionnariat.

Alié Dior NDOUR


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