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    Economie

    Les marins-pêcheurs montent au créneau

    Par L'Economiste | Edition N°:601 Le 23/09/1999 | Partager

    · Ils dénoncent "les agissements des autorités pour mettre fin à la grève"

    · Les armateurs soutiennent toujours que la grève est l'oeuvre d'un groupuscule

    · Près de 88 millions de DH de chiffre d'affaires envolés dans le secteur de la conserve depuis une semaine


    "L'UMT ne s'est pas désolidarisée de la grève des marins-pêcheurs. Le communiqué de la centrale(1) a été rédigé par le délégué sous la pression de quelques agents d'autorité". Les marins-pêcheurs ne mâchent pas leurs mots. A rappeler que ce communiqué souligne que la centrale ne soutient pas cette grève et s'indigne même de cette action.
    Auprès du Bureau exécutif de la centrale, cette information n'a été ni confirmée ni infirmée. Toutefois, la réunion d'hier 21 septembre, entre les responsables de l'UMT et le ministre des Pêches Maritimes (MPM), pourrait corroborer cette hypothèse. Aucune précision en revanche sur la teneur de cette réunion. En tout cas, les grévistes ne veulent pas faire marche arrière. Pour eux, la coupe est pleine et la grève se poursuivra dans tous les ports du Sud. En effet, et sur un ton menaçant, le Syndicat des Marins de la Pêche Côtière maintient la décision d'une grève illimitée. Son tir croisé vise également la presse qui, selon lui, "relaye une conception policière de cette grève". "Comment un groupuscule peut-il organiser une grève dans tous les ports du Sud", conteste M. Ahmed Mounassir, membre du Syndicat des Marins-Pêcheurs. Et d'ajouter: "Nous n'empêchons ni menaçons personne d'aller travailler. En revanche, nous subissons des arrestations répétitives dans les rangs de nos responsables syndicaux".

    Dans l'industrie d'aval, la trentaine d'unités de conserve est toujours en chômage technique. Après une semaine de paralysie totale de tous les ports de pêche du Sud, le bilan est catastrophique. Selon les conserveurs, près de 11 millions de DH de chiffre d'affaires s'envolent chaque jour dans leur secteur, soit presque 88 millions de DH depuis le 15 septembre dernier.
    Outre le chiffre d'affaires perdu, la masse salariale non distribuée est évaluée à 9,6 millions de DH (à raison de 1,2 million de jour durant une semaine).
    Face aux problèmes d'approvisionnement, les conserveurs se sont d'ores et déjà tournés vers l'affrètement de bateaux. Ainsi, LGMC a affrété un bateau suédois d'une capacité de 250 tonnes par jour. Le premier débarquement est prévu dans les deux prochains jours. D'autres conserveurs pourraient également recourir à cette solution de "dépannage", est-il indiqué dans la profession.

    Hassan BOUCHACHIA

    (1) Cf L'Economiste du 17 septembre 1999.

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