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Les maisons écologiques nouvelles tendances arrivent

Par L'Economiste | Edition N°:3052 Le 23/06/2009 | Partager

. En bois du Cameroun, elles coûtent 12.500 DH/m2. Les maisons en pisé à revaloriserEffet de mode ou véritable prise de conscience? En tout cas, le développement durable et l’éthique sont dans toutes les stratégies managériales des entreprises et le Royaume n’y échappe pas. Preuve en est, Domespace qui introduit son concept de maison écologique au Maroc, après l’Europe, Taiwan, les USA ou encore l’Algérie. Patrick Marchand, fondateur du projet, a conclu un partenariat avec Moundir Zniber, directeur de l’agence de communication Maroc Domes, dans l’optique de démarcher les clients marocains.Au départ en France, c’est-à-dire en 1988, le projet était ambitieux. Il s’agissait de construire la maison la plus respectueuse et la plus saine possible pour l’homme et la nature. Pour cela, il a fallu allier forme sphérique de la maison, composée à 95% de bois replanté, à une isolation de 30 cm en moyenne et surtout à un système de rotation régulant la température intérieure. Pari réussi d’après le bilan thermique obtenu: selon Marchand, la construction d’une maison classique en béton est 5 fois plus vorace en énergie et la consommation domestique est 25% plus élevée que celle d’un domespace. Toujours dans un souci éthique, zéro importation, les matériaux proviennent en effet du pays où la maison est construite. Exception faite du Maroc qui doit préserver ses forêts et par conséquent le bois sera importé du Cameroun. Le concept semble marcher à l’étranger où 200 domespaces ont déjà été livrés destinés à l’habitation, l’hôtellerie, la recherche ou la restauration. Au Maroc, c’est dans ce dernier secteur que l’entreprise estime avoir le plus de potentiel à exploiter. Cependant, l’objectif à terme serait d’arriver à la naissance de villages écologiques comme en France. À environ 12.500 DH le m², terrain non inclus, reste à savoir si entrepreneurs et particuliers seront prêts à adopter un produit typiquement adapté au marché européen et délaisser le patrimoine qui est le leur. En effet, le Maroc, comme l’Amérique latine, l’Andalousie ou le Pakistan, est détenteur d’une technique de construction ancestrale basée sur le pisé et qualifiée d’écologique. Ce mélange de sable, d’argile et d’eau a permis, une fois compressé, d’élever sans le soutien d’autres matériaux les ksars et les kasbahs qui surplombent les vallées du Dadès et du Draâ. Un principe simple sur le papier mais qui, à cause d’un grand besoin de main-d’œuvre et d’un savoir-faire qui tend à disparaître, a conduit à une marginalisation des constructions en pisé. L’on assiste cependant à un retour du matériau dans les plans des architectes. Fort de ses qualités écologiques, il s’inscrit dans l’air du temps. En plus, les constructions en pisé sont à 100% dégradables. Comment peut-on faire mieux? demande un architecte. En effet, aucune pollution due au traitement de la terre crue ni à la construction. De plus, les murs stockent naturellement la chaleur pour la restituer quand elle vient à manquer et l’humidité en surplus suit le même processus. Des caractéristiques idéales pour les climats marocains. Cependant, seule une poignée de constructeurs exploitent pleinement les propriétés du pisé, contournant ainsi un code de l’urbanisme qui oblige à renforcer les constructions à l’aide d’autres matériaux comme le béton par peur des risques sismiques. Face à cela, Selma Naji, architecte spécialiste de la construction en terre, dénonce «une paresse des ingénieurs à réfléchir sur les données locales constituant notre patrimoine qui a pourtant fait ses preuves». En effet, contrairement au béton qui a une norme universelle, la terre diffère selon les régions et doit donc être l’objet d’études faites au cas par cas. Un effort d’investissement qui permettra à terme de rendre les prix des maisons plus qu’intéressants. Un rapport simple: une maison en pisé est 3 à 4 fois moins onéreuse qu’une maison standard en ciment. La terre crue étant un des matériaux les moins chers, l’essentiel du coût est absorbé par la main-d’œuvre. S. H. et F. E. O.

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