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Les lumières de Massabih Fès s'éteignent De notre correspondante, Mouna KHAMLICHI

Par L'Economiste | Edition N°:951 Le 06/02/2001 | Partager

. La société, qui offre le spectacle “Son et lumière”, est en liquidation. L'affaire est entre les mains de la justice. Ce projet aura nécessité un investissement de 40 millions de DH, entièrement financés par crédit. Les pertes cumulées représentent 8,78 fois le capital social de la société«C'est un spectacle grandiose que nous offre Son et lumière de Fès”, commentent les habitants de la ville, et “on a du mal à imaginer que Massabih puisse s'éteindre à un moment ou un autre”. D'autant plus que Fès n'est pas une ville dotée de nombreuses unités d'animation. Si on devait mettre un terme à l'une de ses seules distractions, que resterait-il à la capitale spirituelle? Rappelons que ce projet a été créé en 1997 sous l'initiative de la Banque Populaire à l'image d'un projet similaire existant en Egypte. Le tour de table de l'entreprise est constitué de M. Abdellatif Laraki, la BP de Fès, l'Ader Fès, le Conseil municipal de Fès-Médina, l'Association Fès-Saïss, Fès Electricity Light, Objectif Maroc et SED Fès. Tous ont investi 40 millions de DH, entièrement financés par crédit. Résultat: l'affaire doit impérativement dégager annuellement 4 millions pour un chiffre d'affaires de 1 million de DH seulement. Plusieurs explications sont à l'origine de cette situation. “C'est une affaire qui ne rapporte pas grand-chose”, explique M. Driss Faceh, président de l'agence de voyages Objectif Maroc et du GRIT de Fès. En effet, au terme de l'exercice 1999, les pertes cumulées représentent 8,78 fois le capital social de la société. Et pour cause, les coûts sont trop élevés, notamment en électricité et eau. Car c'est par la magie du son, de l'eau et des lumières que le spectacle prend forme. Et le faible taux de remplissage n'est pas pour arranger les choses. Le site n'accueille en moyenne que 10% de sa capacité. Un taux qui reste très faible, mais trouve son explication. D'abord, les tour-opérateurs ne se risquent pas dans la programmation du site dans leur circuit: le spectacle se tient du 1er mars au 30 novembre, ce qui n'exclut pas le risque d'intempéries. Par ailleurs, d'après un responsable de Massabih: “Les guides préfèrent ne pas inclure ce passage dans leur programme, car il ne leur rapporte pas plus de 30 DH par personne. Ils considèrent que ce serait déranger tout le personnel (chauffeur, graisseur…) pour pas grand-chose”. Il faut savoir que le prix public du billet est de 100 DH. Lorsque l'on “ôte 30% du prix, il ne reste pas suffisamment pour rentrer dans les charges”, ajoute-t-il. De plus, c'est un concept qui a besoin d'être relifté. “Les spectateurs, notamment les touristes en visite, préfèrent que le spectacle focalise davantage sur la ville de Fès elle-même”, ajoute M. Faceh. “Les gradins ont besoin d'être recouverts pour la protection contre le froid et d'autres animations devraient être créées autour de ce complexe. Un restaurant par exemple contribuerait à donner plus de vie à cet endroit”. La solution pour assurer la pérennité de Massabih, spectacle et personnel compris, la location-gérance. A cet effet, un cahier des charges a été élaboré. Cependant, aucune mesure concrète n'a été prise pour redresser la situation. Résultat: la société est en liquidation et l'affaire entre les mains de la justice. Cette dernière devrait se prononcer et désigner un syndic prochainement. En tout cas, tous les intervenants espèrent qu'une formule meilleure sera trouvée pour relancer ce projet, qui participe vivement à l'animation de la ville impériale.


. Réunion du Conseil de la région Oued Eddahab-LagouiraLe Conseil de la région Oued Eddahab-Lagouira a approuvé, à l'occasion de sa session ordinaire tenue récemment, plusieurs mesures relatives au monde rural, au rééchelonnement de l'excédent budgétaire, au plan de développement régional et à l'environnement. Le gouvernement révise actuellement la Charte communale, qui aura des retombées bénéfiques sur les régions. Les membres du Conseil ont approuvé plusieurs études concernant le projet de plan de développement régional et l'aménagement d'une zone touristique. Il s'agit aussi de la construction du siège de la région et le rééchelonnement de l'excédent du budget de l'exercice 2000-2001. . Culture des pommes de terre à MoulouyaLa culture des pommes de terre dans la zone de la basse Moulouya est le thème d'une journée d'étude qui sera organisée le 14 février à Berkane. Il s'agit d'une initiative de l'Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya (ORMVAM), en collaboration avec la Province de Berkane. Plusieurs thèmes seront traités, notamment «l'état actuel de la culture des pommes de terre dans la zone irriguée de la Moulouya», «les techniques de culture des pommes de terre dans la zone irriguée de l'ORMVAM», «l'impact des pesticides sur la santé du citoyen» et le «règlement régissant l'utilisation des produits chimiques pour le traitement des cultures».
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