×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprise Internationale

    Les Lloyds se réforment

    Par L'Economiste | Edition N°:13 Le 23/01/1992 | Partager

    M.David Coleridge, Président du marché de l'assurance londonien, les Lloyds, avait chargé une commission spéciale composée de treize experts et dirigée le président du groupe Sedgwick, David Rowland, de mettre sur pied un plan de réforme de l'institution afin de la rendre plus compétitive et protéger ses membres.
    Le recours à cette commission s'est imposé depuis que le marché des Lloyds - qui, il faut le rappeler, présente ses comptes avec un retard de trois ans - a annoncé pour l'exercice 1988 une perte de 510 millions de livres et prévenu que les résultats continueraient à empirer pour les deux exercices à venir.
    Provoqué par des catastrophes naturelles comme l'incendie de la plate-forme Piper Alpha, le cyclone Hugo ..., le déficit a mis dans une situation difficile plusieurs milliers de membres et entraîné le départ de 4.000 d'entre eux; d'où la réduction de la capacité de souscription du marché.

    Le rapport Rowland, rendu public Mercredi 15 Janvier, ne comprend pas moins de 65 recommandations, notamment la constitution d'un fonds spécial alimenté par tous les Names (personnes physiques qui garantissent sur leurs biens personnels le paiement des sinistres) et l'ouverture du capital aux entreprises qui, elles, bénéficieraient d'une responsabilité limitée.
    Le fonds d'assurance obligatoire, assurant chaque membre contre des pertes supérieures à son engagement total après quatre années, devrait entrer en application dès 1993, grâce au versement par chaque Name de 0,25% des primes qu'il reçoit.
    L'entrée des sociétés dans le capital des Lloyds, entièrement constitué, jusqu'à présent, par les apports de riches personnalités, ne sera effective que d'ici quatre ou cinq années.
    Cette mesure, dont l'objectif est d'accélérer la croissance des ressources en capital estimées à 17 milliards en 1997, nécessite un changement du statut même des Lloyds, remplaçant la loi de 1982.
    Le rapport propose également une série de mesures destinées à améliorer les droits et les informations des membres et la répartition de leurs risques.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc