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    Enquête

    Les Iscaistes décortiquent les chantiers de la réforme

    Par L'Economiste | Edition N°:756 Le 27/04/2000 | Partager

    . La semaine culturelle, qui s'est déroulée cette semaine, a permis aux jeunes étudiants de l'ISCAE d'échanger leurs points de vue avec des personnalités politiques et économiques


    Ils sont promis à un bel avenir: Ghassane Benchekroun, Simohamed El Amouri, Nawal El Hamri, Hind Bilibila, Hakim El Handar et Réda Bouanani sont des étudiants à l'ISCAE (Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Affaires). Ils seront probablement de bons gestionnaires, mais ils sont déjà des professionnels de l'événementiel. Sous le thème "Le Maroc: Un chantier de réforme", les futurs managers ont conduit, tambour battant, une semaine culturelle dans les locaux de l'Institut. Mercredi dernier, ils ont reçu Mohamed M'jid, délégué honoraire du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et M. Abderrahim Harouchi, président d'Afak. Objectif: animer une rencontre autour du thème "Le civisme, une culture de solidarité". Le lundi était un jour spécial pour les organisateurs. C'était la première conférence mais aussi un moment de vérité. "Les intervenants étaient tous des politiciens, ce sont des secrétaires généraux de partis politique ou des anciens ministres", explique M. Benchekroun qui affirme avoir eu du mal à les contacter. Au cours du débat, la lumière était faite sur la transition démocratique au Maroc. M. Issa Ouardighi, secrétaire général du Parti Socialiste Démocratique, a insisté sur la nécessité de l'implication des jeunes dans la politique. "Quand j'avais votre âge, dit-il en s'adressant à une audience dont la moyenne d'âge est de 22 ans, j'étais militant à l'UNEM (l'Union Nationale des Etudiants du Maroc). La jeunesse, c'est le rêve et je vous invite à rêver". Tout en terminant son intervention sur une note d'optimisme, M. Ouardighi a appelé à une réforme de la Constitution et à un consensus national. "Les Marocains s'unissent pour affronter le danger extérieur, il faudra apprendre à s'unir pour affronter le danger intérieur", affirme-t-il. Pour le deuxième jour, les organisateurs étaient fiers d'annoncer les noms des conférenciers. Normal, parmi ces derniers, figure M. Lucio Guerrato. "Le chef de délégation de la Commission Européenne au Maroc a été très coopératif. M. Guerrato a accepté d'animer la conférence de mardi", soutiennent en choeur les Iscaistes. La conférence du mardi, justement, portait sur la coopération entre le Maroc et l'Union Européenne et son rôle dans la dynamique nationale de développement. Au programme, mais cette fois-ci pour la conférence du jeudi 27 avril, un sujet non moins important, mais plutôt "brûlant" comme le précisent les organisateurs: "La modernité: Comment éviter acculturation et intégrisme?".
    Tout cela est bon... Mais surtout, à entendre M. Rachid Lamrabet, directeur de l'ISCAE, parler de "ces jeunes qui veulent faire quelques activités parascolaires", l'on serait tenté de ne pas le croire sur parole. Il faut les voir. M. Benchekroun et ses compagnons s'approprient d'ores et déjà l'avenir. Demain leur appartient.


    Insolite

    Les organisateurs n'auront pas de "bon point" pour la manifestation qu'ils ont organisée. Ils risquent même d'être "sanctionnés". Pour monter l'événement, certains étudiants ont dû s'absenter aux cours des premières semaines d'avril. Par ailleurs, les étudiants de première année de l'ISCAE l'ont échappé belle. Ils seront épargnés du bizutage programmé pour la première semaine de mai. En principe, Ils devaient être précipités dans le bassin semi-olympique de l'Institut rempli à moitié. Sens de civisme oblige, la sécheresse de cette année oblige les Iscaistes à faire l'économie de l'eau. En bons gestionnaires qu'ils sont, "les bizuteurs" pensent faire signer aux "bizuts" une sorte de reconnaissance de "baignade de mai" qu'ils pourront exploiter l'année prochaine... à condition qu'il pleuve.

    Anouar ZYNE

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