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    Les Irakiens aux urnes ce dimanche

    Par L'Economiste | Edition N°:3226 Le 05/03/2010 | Partager

    . Objectif: tourner la page des violences communautaires. Quelque 19 millions d’électeurs choisiront 325 députésLES Irakiens veulent tourner, ce dimanche, la page des violences communautaires lors d’un scrutin législatif qui devrait consacrer l’hégémonie Chiite sur le pays et le retour des Sunnites dans le jeu politique, à quelques mois du retrait des troupes de combat américaines. Six Chiites convoitent le poste de Premier ministre et leurs ambitions risquent de rendre difficile la formation du gouvernement après les législatives du 7 mars en Irak (Le Premier ministre Nouri al-Maliki, le vice-président Adel Abdel Mahdi, le ministre des Finances Baqer Jaber Solagh, Iyad Allawi, Ahmed Chalabi et le ministre de l’Intérieur Jawad Bolani). Principal enjeu des élections: la participation de toutes les communautés, et surtout des Sunnites qui devraient retrouver le chemin des urnes après les avoir boudées en 2005, lors des premières législatives de l’après-Saddam. Les quelque 19 millions d’électeurs choisiront 325 députés au terme d’une campagne relativement calme malgré les menaces d’Al-Qaïda. Une candidate a été tuée, alors qu’il y a quatre ans la terreur avait été telle que les partis avaient refusé de divulguer l’identité de leurs candidats. Selon l’ONU, les résultats préliminaires ne seront connus que le 18 mars et les résultats définitifs à la fin du mois. Ces élections sont décisives «car elles interviennent à la veille du départ des troupes de combat américaines», affirme Joost Hiltermann, chercheur à l’International Crisis Group (ICG), basé à Bruxelles. «Si des problèmes apparaissent, comme des fraudes, des violences dans la certification des résultats ou la formation du gouvernement, le calendrier de retrait américain pourrait être affecté.» Le scrutin représente un test pour cette jeune démocratie et pour ses institutions, qui sont encore loin de fonctionner convenablement en raison de la corruption et de l’incompétence. Une forte participation des Sunnites, qui représentent 23,6% de la population, rééquilibrera la donne politique et signifiera qu’ils acceptent le jeu politique malgré leur perte du pouvoir au profit des Chiites (58,8%). Pour se maintenir au pouvoir, le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui se targue d’avoir rétabli l’autorité de l’Etat depuis sa prise de fonction en mai 2006, a choisi de rompre avec ses anciens amis de la coalition chiite en présentant sa liste, l’Alliance de l’Etat de droit. Le prochain gouvernement aura la difficile tâche de remettre en marche l’économie. Par ailleurs, au moins quatorze personnes, dont sept soldats et quatre enfants, ont été tuées dans des attentats jeudi dernier à Bagdad. Les actes terroristes ont également visé des bureaux de vote.Synthèse L’Economiste

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