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    Economie

    Les Intégrales de l’investissement
    Investissements étrangers: Pérenniser l’effet privat

    Par L'Economiste | Edition N°:1907 Le 01/12/2004 | Partager

    . En 20 ans, les flux ont été multipliés par 40. Trois paliers de 1, 5 et 12 milliards de DH ont été franchis. Mais où en est la politique de promotion? Trêve d’autoflagellation! En matière d’attractivité de l’investissement, le Maroc ne se défend pas si mal. Du moins par rapport à ses voisins africains. Au cours des deux dernières décennies, des efforts louables ont été déployés et les retombées commencent à se faire sentir, même si le flux d’investissements étrangers spontanés demeure sporadique. Dans tous les cas, ce n’est pas le moment de lâcher prise. Bien au contraire, la privatisation des fleurons de l’économie tout comme la concession de services publics ont suscité l’intérêt des opérateurs internationaux. Pour preuve, le programme de privatisation a permis à l’Etat d’encaisser quelque 44 milliards de DH dont 80% d’origine étrangère. En matière de promotion, les conditions sont aujourd’hui particulièrement favorables pour passer à la vitesse supérieure. D’ailleurs, le dernier rapport de la Cnuced (Conférence des nations unies pour le commerce et le développement) sur l’investissement dans le monde en 2003 loue les efforts déployés par le Maroc. Qui aurait cru qu’il grimperait à la 32e place dans le classement mondial de 181 pays? Certes, cette performance est due avant tout à la privatisation de la Régie des Tabacs (1,4 milliard de dollars). Mais le boom des call centers et de la grande distribution aura aussi contribué à ce bon classement.Le tout est de capitaliser sur les acquis en utilisant la notoriété gagnée au-delà des frontières pour drainer de façon durable et constante l’investissement privé. C’est là le challenge que devront relever les responsables de la promotion de l’investissement direct étranger (IDE) dans les toutes prochaines années. Le secteur privé local doit lui aussi s’impliquer pour relever ce défi. Signe encourageant, il a répondu à l’appel pour l’organisation des intégrales de l’investissement. La seconde édition a lieu aujourd’hui et demain à Skhirat, à l’initiative de la direction des Investissements. Le budget de la manifestation évalué à 4,5 millions est pris en charge en totalité par des opérateurs comme la RAM, CDG Développement, Ynna Holding, les cimentiers et Samir.Pour inciter l’investisseur privé étranger à délocaliser son activité ou à conclure des accords de partenariat avec des opérateurs locaux, il faudra aussi s’attaquer aux problèmes de gouvernance, d’aménagement du territoire et d’infrastructures au niveau des régions. C’est bien pour cela que ces thèmes figurent à l’ordre du jour de la manifestation. Le Maroc revient de loin. En 20 ans, les flux d’investissements et prêts privés ont été multipliés par 40!. Durant la période, ces capitaux connaissent de fortes fluctuations d’une année sur l’autre. Mais pour autant, leur trend est résolument inscrit à la hausse. Ainsi, entre 1981 et 1987, le montant des flux connaît des augmentations annuelles timides avec une moyenne de 700 millions de DH. Il franchira pour la première fois le palier du milliard de DH en 1988. S’ensuit une période de consolidation jusqu’en 1990.De 1991 à 1998, les flux graviteront autour de 5,5 milliards de DH. Cette période correspond au lancement des premières opérations de privatisations (CTM, BMCE, Samir & SCP), sans oublier la concession de l’eau et électricité de Casablanca. Au cours de la quatrième période allant de 1999 à 2003, les flux effectueront un bond en affichant une moyenne de 22 milliards, grâce notamment à la cession de la seconde licence GSM pour 11 milliards de DH. Le coup de frein donné au programme de privatisation en 2002 rejaillira sur les flux d’investissements et prêts privés qui tombent à moins de 7 milliards de DH. Ce qui prouve que rien n’est acquis et qu’il faudra redoubler d’effort pour améliorer l’attractivité durable du Maroc. Plus concrètement, les opérateurs étrangers attendent qu’on leur propose des opportunités d’investissement qui soient en phase avec les atouts potentiels du pays. Il s’agit par exemple de valoriser l’avantage de proximité pour attirer les délocalisations, faciliter la conclusion de joint-venture entre entreprises locales et étrangères. C’est souvent un passage obligé qui permet à l’investisseur de pénétrer et de sonder le marché avant de s’impliquer directement. Les centres régionaux d’investissement peuvent être un vecteur de promotion de ces mécanismes. Faut-il le rappeler, les CRI ne sont pas de simples guichets uniques. Leur mission est beaucoup plus large, car elle englobe aussi la production d’informations économiques régionales, l’exploitation des potentialités de la région et l’assistance pour la création d’entreprises. Encore faut-il les doter des ressources nécessaires pour qu’ils remplissent ces fonctions.


    Les télécoms investissent, le textile embauche

    A fin octobre 2004, la Commission des investissements (CI) a approuvé 51 projets pour un montant global de 102 milliards de DH. Ce qui devrait se traduire par la création de 10.550 nouveaux emplois. Parmi ces projets, 26 impliquent des opérateurs étrangers. Selon les dernières données de la direction des Investissements (DI), les projets de partenariats maroco-étrangers arrivent en tête (8 au total). Ils nécessiteront des investissements de l’ordre de 2,3 milliards de DH et permettront la création de 3.220 emplois. Dans cette catégorie, les télécoms drainent, à elles seules, plus d’un milliard de DH, soit 45% des investissements programmés. Elles sont suivies du textile avec 900 millions de DH (39%) et de l’industrie des faisceaux de câbles avec 185 millions (8%).En termes de création d’emplois, le textile (délavage, confection et amont textile) garde une longueur d’avance avec 1.300 emplois à créer (soit 41% du total). Ils sont talonnés par les faisceaux de câbles avec 1.100 emplois potentiels.Les projets émanant de promoteurs étrangers et approuvés par la CI, représentent un investissement global de l’ordre de 2,9 milliards de DH et 2.960 postes à créer, dont la moitié provenant du projet de cimenterie de Lafarge (1,47 milliard de DH). Le secteur automobile draine plus de 400 millions de DH (14%), suivi du textile avec 287 millions (10%). Là aussi, la création d’emplois profitera d’abord au textile (62%), suivi de l’électronique (16%) et le tourisme (9%). Mouna Kably

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