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    Economie

    Les indicateurs passent presque tous au vert

    Par L'Economiste | Edition N°:589 Le 07/09/1999 | Partager

    · Renversement de tendance dans le comportement de l'économie marocaine

    · Le poids de la dette intérieure est devenu très (trop?) élevé

    · Enjeu de structure pour le gouvernement, la réforme fiscale


    Le gouvernement a-t-il enfin trouvé le démarreur de l'économie marocaine? C'est très possible: la plupart des indicateurs viennent de passer au vert au cours de l'été. A ce renversement de tendance, il faut ajouter la prise de fonctions de SM Mohammed VI, créant un état de grâce et le choc positif du prix de la 2ème licence GSM, démontrant par son montant l'opportunité de l'investissement-Maroc. Ce sont là trois éléments que le monde des affaires apprécie particulièrement et qui ont des effets de cercle vertueux, tant la conduite des affaires, dans un environnement libéral, repose sur le psychologique.
    Même la hausse du Dollar comme la hausse du prix du pétrole ou la sécheresse n'entament pas le courant de relance qui s'est installé.
    L'enjeu est et reste de maintenir au niveau de l'Etat, des finances publiques, la bonne ligne enfin prise par l'économie nationale.
    La dette de l'Etat reste évidemment le poids lourd de l'économie marocaine: le paiement absorbe le tiers des dépenses publiques. Mais dans le même temps, le ratio de la dette extérieure par rapport au PIB s'est sensiblement amélioré. Naviguant à 69% en 1994, poids encore extrêmement élevé pour un pays comme le Maroc, le poids de la dette extérieure par rapport au PIB retombera cette année aux alentours de 47%, niveau soutenable pour une économie où l'agriculture donne des coups de butoir aussi puissants qu'imprévisibles.

    La dette publique reste pourtant un problème majeur. Elle s'est "marocanisée". En 1994 elle représentait 30% du PIB, niveau élevé mais raisonnable, mais en 1999 elle va se fixer aux environs de 41%, ce qui est beaucoup, compte tenu du fait que les taux d'intérêt intérieurs sont élevés. Depuis plusieurs mois, le Trésor se montre très prudent et fait très peu d'appels de fonds sur son marché.
    Intérieure plus extérieure, la dette globale a donc moins baissé qu'elle n'en a donné l'impression à travers les ratios généralement retenus dans les fondamentaux marocains. Si elle a reculé de 10 points, elle restera pour l'année en cours 88% du PIB.
    Il ne faut pas compter sur le vieil artifice des années 80, l'inflation pour réduire la charge de la dette publique. Bien que le Maroc se tienne un peu en marge des résultats mondiaux en la matière, le taux d'inflation retrouvera sans doute le niveau de 1997, c'est-à-dire son 1%.
    En revanche, c'est du côté des recettes fiscales que le Budget doit regarder. Au cours des cinq dernières années, un phénomène très net est apparu: l'accroissement des rentrées d'IS et d'IGR, en provenance essentiellement des entreprises, qui entrent en bourse ou qui ont le projet de la faire. L'amnistie fiscale de l'année dernière, parce qu'elle a été déconnectée de la mise à niveau comptable, a donné sans doute le plus mauvais signal qu'il soit contre cette évolution vers la transparence. Le seul apport structurel de l'opération est la limitation des reports déficitaires, limitation qui a commencé à se faire sentir dans les recettes d'IS.

    En revanche, les recettes de TVA ont subi de plein fouet le contrecoup des mois d'attentisme. Elles progressent très lentement, tant pour ce qui concerne la taxe frappant l'activité intérieure que les importations. A cause (ou grâce!) des dispositions sur l'investissement, les recettes de TVA ont été insensibles à l'effort, colossal, que sont en train de faire les entreprises en matière d'équipement. L'importation de biens d'équipement est en effet en très forte croissance: plus 47% pour le premier semestre 1999. En fait, l'enjeu structurant de la politique de finances publiques est désormais clairement dans les procédures et les taux fiscaux. Même si les perspectives de privatisations, après la vente de la deuxième licence GSM, se sont améliorées.

    Nadia SALAH

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