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Economie

Les indécisions de Tanger Free Zone

De notre correspondante, Ilham BERRADA

Par L'Economiste | Edition N°:639 Le 16/11/1999 | Partager



· Peu de sociétés et plusieurs litiges
· Un guichet unique... qui n'existe pas
· Acheté à 5 DH, le terrain est vendu entre 270 et 390 DH


Les travaux sur la zone franche aéroportuaire de Tanger ont commencé en février dernier. Dix mois plus tard, une seule entreprise y est installée. Il s'agit de l'Américain AMG dont le local et l'exposition permanente ont été inaugurés en mai dernier par le ministre de l'Industrie et du Commerce, M. Alami Tazi. L'entreprise devait commencer sa production en juillet 99, mais faute d'alimentation en eau et énergie, les machines sont toujours à l'arrêt.
Quand la société Tanger Free Zone (TFZ)(1) a pris la gestion de la zone franche aéroportuaire de Tanger, AMG avait déjà son terrain. Il lui avait été concédé par l'ONDA qui en a fait de même avec l'entreprise espagnole Interal. «Il y a un mois, nous avons signé un compromis avec AMG, qui avait exercé des pressions partout depuis la Primature, en passant par la Douane et la Wilaya. Dans le compromis, AMG nous a payé 25% du montant global, soit 600.000DH sur 1,8 million de Dirhams», explique M. Mohamed Alaoui M'hamedi, directeur général de TFZ. Pour sa part, la TFZ s'est engagée vis-à-vis d'AMG à être opérationnelle en juillet 2000.
Pour M. Alaoui, TFZ n'est pas responsable des années passées et des accords conclus entre l'ONDA et ces entreprises. Mais la firme américaine pourra démarrer son activité moyennant un branchement provisoire pour l'eau et l'électricité à partir de l'aéroport.
Si AMG a choisi de payer suite à un engagement de la part de TFZ, l'entreprise espagnole refuse de céder les dix hectares qui lui ont été concédés par l'ONDA. TFZ exige que la société espagnole lui paie le terrain soit en totalité, soit par tranches. Or, les Espagnols préfèrent garder leurs dix hectares tels quels. «Ce qu'il faudrait savoir c'est qu'Interal n'est pas une entreprise d'investissement. Elle construit puis fait appel à des investisseurs. Nous avons proposé aux Espagnols de payer deux hectares et de les valoriser en deux ans. C'est à cette condition qu'on leur donnera deux autres hectares et ainsi de suite», explique M. Alaoui.
Par ailleurs, quand le promoteur étranger se présente au bureau commercial de Tanger de la société Tanger Free zone, dont la Direction Générale est à Casablanca, les responsables sur place affirment qu'ils ont vendu 80% des terrains. Informations que M. Alaoui infirme. «Pour cette première tranche de 115 ha, seuls 72 ha sont lotis et vendables. 22 ha ont été attribués et pour 66 autorisations accordées. Or l'opérateur étranger ne rencontre pas M. Alaoui, qui est à Casablanca. «Un choix dicté par les actionnaires puisqu'ils se trouvent tous à Casablanca», dit le DG de TFZ.
Le spectacle qui s'offre à l'opérateur intéressé quand il se rend sur la zone, c'est des moutons qui broutent. Un spectacle désolant, qui le devient plus quand l'investisseur se rend compte qu'à perte de vue sur cette zone de 634 ha, les entreprises ne sont pas sorties de terre: Rien. A part AMG et deux autres bâtiments, dont les propriétaires sont en litige avec Tanger Free Zone, il n'y a que quelques baraques d'ouvriers et de la boue, heureusement qu'il y a une voie, qui avait servi autrefois de piste d'atterrissage.
Cette situation est d'autant plus incompréhensible quand tous les adjudicataires des lots de réalisation sont connus: Alstom pour l'électricité, la SNCE pour l'eau, ENTC pour l'aménagement et Les Cofrages Modernes pour les réservoirs d'eau. Rappelons que c'est l'Etat qui prend en charge l'équipement de cette zone franche de Tanger pour un montant global de 140 millions de DH.
Par ailleurs, sur ses dépliants, la TFZ prétend être un guichet unique. Pourtant, un investisseur contacté par L'Economiste affirme s'être occupé lui-même de toutes les procédures administratives. Difficile pour Tanger Free Zone d'être guichet unique avec deux agents commerciaux et une secrétaire dans les locaux du bureau de Tanger? Faut-il vendre ou s'occuper de l'investisseur? Et pourtant M. Aloui confirme que c'est TFZ qui se charge de guider l'investisseur dans toutes les démarches administratives.
Par ailleurs, des chefs d'entreprise tangérois estiment que les prix appliqués sont exorbitants. Entre 270 et 390 DH(2), alors que «pour encourager le privé à prendre en charge cette opération de grande envergure, l'Etat a vendu le terrain à cinq Dirhams le mettre carré?», précise M. Alaoui. Selon lui, les actionnaires de TFZ ne prévoient pas de bénéfices immédiats et encore moins des émoluments exorbitants. «Avec les prix appliqués, TFZ réalise à peine un bénéfice pour le fonctionnement de la société. On espère surtout sortir indemne de cette opération», ajoute-t-il.


Quelles structures d'accueil?


TFZ prévoit d'installer plus de 1.000 entreprises. Mais Tanger est-elle prête à accueillir toutes les familles qui vont s'y installer avec la création de ces entreprises? Les établissements scolaires seront-ils prêts à recevoir ces enfants? Pour M. Alaoui, Tanger ne pourra que suivre. Mais la question est de savoir s'il faut toujours attendre pour commencer à réagir? Pourquoi n'y a-t-il pas un développement parallèle qui accompagnerait le projet? Au niveau du transport, l'actuel aéroport supportera-t-il le nouveau flux? Il va falloir l'agrandir et donc le déplacer. Là on aura construit une zone franche aéroportuaire... loin de l'aéroport.


(1) TFZ est une SA de droit privé, avec un capital de 60 millions de DH, qui sera augmenté bientôt à 90 millions. Elle a été créée par décret n°2-98-99, daté du 4 février 98 (6 choual 1418). Faisant partie du Groupe ONA, ses actionnaires sont la SNI 30%, BMCE-Bank 15%, la RMA 15%, la BCM 20%, la Compagnie Africaine d'Assurances 10% et la CIMR 10%.
(2) Entre 500 et 1.500 m2, c'est au prix de 390 DH; 1.600 et 5.000 m2, c'est 350 DH et entre 6.000 et 10.000 m2, c'est 270 DH.

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