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Les impayés flambent au premier semestre

Par L'Economiste | Edition N°:602 Le 24/09/1999 | Partager

· Les fonctionnaires surendettés auront la possibilité de rééchelonner leurs dettes
· La DRPP (ex-DOTI) devra être consultée pour chaque dossier de crédit
· La centrale de contentieux est promise pour la fin de l'année


Le fait marquant du premier semestre 1999 pour l'activité du crédit à la consommation est «l'explosion des impayés». C'est une remarque qui revient souvent auprès des sociétés de financement, et que l'APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement) confirme. «Cette tendance s'est généralisée cette année même aux banques et sociétés de leasing», affirme M. Mostafa Melsa, délégué général de l'Association.
En l'absence de chiffres, qui ne seront disponibles qu'à la fin du mois (du moins pour les sociétés cotées), il est difficile de mesurer les conséquences de ce phénomène sur les résultats des sociétés. «De toute manière, cela est difficilement détectable, puisque les sociétés gardent toujours l'espoir de recouvrer leurs impayés», souligne M. Melsa.
Le marché était jusqu'en juin dernier réparti entre 35 sociétés spécialisées, mais trois d'entre elles ont été radiées pour non-conformité aux règles prudentielles(1). Il s'agit de Sofidec, Soficred et Sofido.
Autres avancées réalisées cette année, l'amélioration des relations entre la DRPP (Direction de la Rémunération et du Paiement des Pensions, ex-DOTI) et les sociétés de financement. Une nouvelle convention reliant les deux parties sera conclue prochainement. Parmi ses axes principaux, la détermination précise des informations devant être communiquées régulièrement par les sociétés du secteur. Mais la nouveauté majeure est qu'il sera désormais obligatoire de consulter la DRPP pour toute constitution de dossier de crédit pour un fonctionnaire, afin d'apprécier sa solvabilité. «Le crédit ne sera accordé que si la DRPP en valide la demande», affirme M. Melsa. Quant au temps de réponse, le délégué général de l'APSF déclare qu'il «s'approchera de l'instantané».
Par ailleurs, une commission spécialisée est en train d'étudier avec la DRPP le moyen de rééchelonner la dette des fonctionnaires dits «surendettés». Cette mesure concernera les fonctionnaires dont le seuil minimum de salaire est inférieur à 1.000 DH.
Quant au vieux projet de la centrale des contentieux, tant attendue par les professionnels, M. Melsa confirme que les travaux sont bien avancés. L'appel d'offres a permis de retenir trois prestataires de services qui sont actuellement en train de chercher la meilleure formule. «Il faut que ce soit un outil fiable et exploitable dès le premier jour, c'est pour cela que nous préférons prendre toutes les précautions nécessaires», affirme M. Melsa. Toujours est-il que ce fichier est promis pour la fin de l'année «si tout se passe dans de bonnes conditions».
Beaucoup d'autres chantiers sont ouverts dont essentiellement le plan comptable des établissements de crédit. L'APSF prépare actuellement sa participation au prochain congrès d'Eurofinas (du 10 au 12 octobre), fédération internationale regroupant 14 pays. A noter que le Maroc est le seul pays arabo-africain membre d'Eurofinas.

Hanaa FOULANI

(1) Cf L'Economiste n°504 du 12 mai 1999 et n°519 du 2 juin.

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