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Economie

Les immigrés de l'Europe du Sud : Comment garder les transferts

Par L'Economiste | Edition N°:234 Le 13/06/1996 | Partager

De notre envoyée spéciale à Bologne Pascale BOURGAUX

Lors d'un colloque à Bologne, les experts comparent des problèmes spécifiques des migrants dans le Sud de l'Europe. En septembre, une conférence à Tanger proposera des projets concrets pour l'émigration marocaine et le développement du Nord du Maroc.

Les pays de l'Europe du Sud sont passés de pays d'émigration à des pays d'immigration. Le phénomène est encore minoritaire comparé aux vagues de travailleurs qui déferlèrent dans les pays nord-eurpéens dans les années 60-70 mais est suffisamment préoccupant pour que les législateurs se soient penchés sur la question et que de nombreuses associations et ONG commencent à se mobiliser pour défendre les intérêts de ces nouveaux citoyens européens.
C'est à l'initiative de ces associations et de leur représentation au niveau européen, le Forum des Migrants de l'UE, que s'est tenu à Bologne, les 31 mai et 1er juin la première conférence sur la situation des migrants dans l'Europe du Sud. Lors de ces deux journées de réflexion et débats, les experts des quatre pays concernés et de Belgique ainsi que les représentants des différentes communautés immigrées et association de soutien ont échangé leurs points de vue sur la situation juridique et sociale dans les différents pays ainsi que la réalité associative. Le Forum a ensuite présenté la Déclaration de Bologne, qui sera présentée aux chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze lors du Sommet de Florence. Le Forum revendique entre autres que soient intégrées dans le premier pilier les questions de l'immigration, visas et asile, que soit octroyé un statut européen aux migrants et que ceux-ci bénéficient de la libre-circulation dans l'UE.
Parmi les migrants dans le Sud de l'Europe, la communauté marocaine est particulièrement importante et particulièrement active, tant dans les chiffres que dans la participation dans les différentes associations. En Europe, on estime les Marocains à environ 1,2 millions, répartis entre la France (400.000), la Belgique (200.000), l'Italie (200.000), la Hollande (100.000), l'Espagne (100.000), l'Allemagne (100.000), le Royaume-Uni (100.000) et les pays scandinaves (60.000).
Sur le plan de la législation, c'est l'Espagne qui est la plus avancée. Les autorités ont notamment mis en place une structure de concertation avec les associations d'immigrés et les syndicats pour mettre au point le nouveau règlement de la Loi des Etrangers. Celui-ci facilite la rénovation du permis de résidence, le regroupement familial, et régularise le système de contingents (un certain nombre d'immigrés de certaines nationalités sont autorisés à s'installer pour faire certaines tâches -ménagères ou des champs). Par contre, la Grèce et le Portugal ont des législations réellement "médiévales" qui se bornent à réguler les contrôles de flux sans qu'aucune mesure favorisant l'intégration socio-économique du migrant ne soit prise en compte. La situation de l'Italie est intermédiaire, bien qu'un récent décret du précédent Premier ministre, Lamberto Dini ait considérablement durci les conditions de séjour.
Les pays du Sud de l'Europe ont donc encore beaucoup à apprendre des pays d'accueil du Nord sur le plan de la législation mais aussi pour ce qui est de la vie associative.

Aider les PME locales

Lors du colloque, il a également été question de la nécessaire relation entre migration et développement.
Particulièrement actif dans ce domaine, le KMAN, Comité des travailleurs marocains en Hollande, a déjà mis en place toute une série de conférences et projets pour promouvoir la participation des immigrés marocains dans le développement de leur pays. La prochaine conférence à ce sujet aura lieu fin septembre à Tanger: "les gouvernements européens sont de plus en plus convaincus qu'une approche des migrations par la promotion du développement des régions d'origine est la seule solution durable. Les priorités tracées lors de la Conférence de Barcelone l'ont confirmé, et nous, comme association de migrants, nous avons notre mot à dire dans ce processus", explique le président Abdou Menebhi, secrétaire général du Forum des Migrants et président du groupe Maghreb au sein de ce Forum. Ce Tangérois de 41 ans, immigré en Hollande depuis 1976, est parvenu à créer un véritable "lobby marocain" en Europe. Parmi les propositions concrètes qui seront débattues à Tanger figure la création d'un Bureau de soutien à la création d'entreprises pour soutenir les projets des jeunes entrepreneurs de la région. "Ce Bureau étudiera les conditions de l'activité économique proposée -études de marché, recherches scientifiques, etc.-, mettra à disposition un outil de documentation et étudiera les possibilités de réémigration", explique Menebhi.
Un autre projet consiste à créer un réseau associant des partenaires privés (ONG et syndicats marocains), publics, parapublics (municipalités et chambres de commerce) et internationales actives dans ce domaine, qui permettrait la réalisation de projets bénéficiant de l'épargne des migrants marocains. D'après certaines études, les transferts monétaires entre pays d'immigration et l'ensemble du Maghreb, sont évalués à 20-22 MM de FF par an. "Ces transferts prouvent que les émigrés marocains continuent de s'intéresser au développement de leur pays sous des formes variées, qu'il existe là un grand potentiel. Si le Maroc ne souhaite pas reproduire l'expérience de l'Algérie qui a vu ses transferts s'écrouler il y a quelques années et souhaite continuer de bénéficier de l'épargne de ses migrants, il doit absolument leur ouvrir des espaces de participation".
Les deux dernières propositions concernent davantage la prévention de l'immigration clandestine. L'une consiste à créer, à Al Hoceima, dans la principale région d'émigration du Rif, un centre d'information pour les candidats au départ qui ont souvent une vision trop optimiste de l'immigration clandestine et du pays d'accueil. L'autre consiste à mettre sur pied un Bureau Nord/Sud qui vise à accroître la participation de la société civile marocaine et la coopération entre ONG des deux rives de la Méditerranée.

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