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Economie

Les grandes entreprises marocaines veulent innover

Par L'Economiste | Edition N°:2656 Le 21/11/2007 | Partager

. Les secteurs à la pointe sont l’agriculture et les nouvelles technologies. Le textile-habillement est en bas du classement LE constat effectué par les membres du projet «Estime», dont les résultats ont été révélés le 16 novembre à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) à Rabat, est très positif quant à l’avenir du Maroc en matière d’innovation. Les résultats du programme révèlent une progression en matière de financement pour la recherche: plus de 0,80% du PNB serait investi dans ce domaine. Même si ce chiffre est encore faible, «dérisoire» pour certains, il est néanmoins nettement supérieur à l’Algérie qui ne consacre que 0,20% de son PNB à la recherche. Les établissements professionnels et publics destinés à la recherche investiraient 326 millions de dirhams en moyenne, un financement encore insuffisant selon l’ensemble des chercheurs qui prennent exemple sur la Tunisie. Celle-ci attribue plus d’ 1% de son PNB à la recherche scientifique. Le financement de la recherche au niveau des grandes firmes commence aussi à évoluer, même si beaucoup d’entre elles privilégient l’autofinancement, avec un budget moyen de 960.000 dirhams. L’augmentation de la performance dans la recherche et le développement (R&D) ressort clairement: les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 50 millions de dirhams ont au moins trois nouveaux projets en cours d’élaboration et font de «l’innovation continue». Ces entreprises font surtout partie des secteurs de l’industrie électronique, l’agriculture et l’agroalimentaire. Le textile-habillement serait au plus bas du classement avec moins d’un projet par an. . Faible taux d’exportationL’enquête de l’IRD Maroc révèle également que 27% de ces sociétés possèdent un département R&D. Cependant, quelques facteurs empêchent le pays de progresser plus. Tout d’abord, l’économie marocaine serait, selon Abdelhak Chraibi, chercheur à IRD Maroc, «défaillante» en raison de son faible taux d’exportation, inférieur à 4% et également à cause de «la lenteur de l’évolution des mentalités sur la conception de l’entreprise». 11% des grandes firmes marocaines ont recours au brevet afin de protéger leur invention. Deux tiers d’entre elles l’estiment «inutile ou peu fiable»! La majorité de ces firmes ne coopèrent pas avec l’ensemble des entreprises dans la création de nouvelles inventions et entretiennent «très peu de liens formels avec les universités».A travers une enquête annuelle sur la modernisation des industries, le ministère de l’Industrie et du Commerce a découvert que les raisons du manque d’innovation de certaines entreprises étaient souvent dues à «la gestion de la concurrence». Les coûts de formation, l’augmentation des salaires pour limiter le turn-over, sont privilégiés par rapport à la création d’une structure d’innovation scientifique et technologique. Cependant, les problèmes du manque d’innovation ne proviennent pas seulement du manque de collaboration des entreprises ou des coûts de gestion. Les ressources humaines, jusque-là «maltraitées à l’échelle marocaine, mais également sur le plan mondial», représentent un outil important dans la recherche technologique et scientifique. En effet, selon les chercheurs conférenciers, les sciences humaines permettraient le développement de la raison et de la création, deux clés principales pour innover. Roland Waast, coordinateur d’études sur les systèmes de recherche Afrique-Maroc, déclare avoir «bataillé afin de pouvoir trouver une base de données conséquente sur les publications philosophiques, historiques ou littéraires au Maroc». Néanmoins, après avoir été aidé par la fondation Abdelaziz de Casablanca, un constat sur l’évolution des sciences humaines a pu être établi. On remarque une nette augmentation du nombre de publications, ainsi qu’un net engouement pour la littérature. L’économie, qui prédominait ces cinq dernières années, est à présent en déclin. Elle a cédé du terrain aux sciences humaines, en particulier le droit. D’autres projets sont prévus afin de pousser cette étude sur les ressources humaines au Maroc. Le pays participe à de plus en plus de projets afin de se développer. L’année dernière, l’ensemble des institutions du pays, chercheurs et universitaires confondus, auraient participé à 98 projets financés en partie par l’Union européenne, et dont le coût est estimé à 10 millions d’euros. Le programme Estime engloberait, à lui seul, 10% de cette somme. Un chiffre conséquent mais nécessaire à l’évolution R&D des entreprises.


Le projet «Estime»

LE projet «Estime» ( Évaluation des capacités scientifiques, techniques et d’innovation des pays méditerranéens) a pour but de décrire les capacités scientifiques et technologiques de 8 pays du bassin méditerranéen (Maroc, Tunisie, Algérie, Liban, Syrie, Jordanie, Egypte et Territoires Palestiniens), partenaires de l’Union européenne en matière de recherche. Cette enquête a débuté en septembre 2004 et s’est achevée en août 2007. Elle vise aussi à faciliter la coopération entre les pays européens et ceux du sud de la Méditerranée en faisant connaître les sites actifs de recherche, mais aussi en permettant une analyse des usages de la recherche, ainsi qu’une connaissance des résultats de l’activité scientifique. Les sciences sociales font également partie de ce projet et servent de méthodes incontournables pour le bon développement de la recherche.Vanessa PELLEGRIN

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