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    Economie

    Les grandes déclinaisons des cinq prochaines années

    Par L'Economiste | Edition N°:421 Le 13/01/1999 | Partager

    La contribution du secteur des transports au Plan quinquennal devra être ambitieuse. Le secteur veut s'engager dans la modernisation. La refonte du cadre législatif est prioritaire pour véhiculer le changement. Les grandes orientations du Plan.

    En passant à l'an 2000, les professionnels des transports désirent tourner la page. Leur contribution au Plan quinquennal 1999-2003 voudrait s'inscrire sous le signe du changement: encouragement des investissements privés, la libéralisation du secteur routier des marchandises mais pas de personnes, la sécurité routière, la promotion du transport aérien, l'amélioration des infrastructures maritimes et la modernisation de la flotte nationale... Autant de projets qu'il faudra réaliser.
    Le transport routier est la branche la plus désorganisée et celle qui donne le plus de soucis au Ministère. Cette branche est appelée à plus de modernisation. La libéralisation de l'affrètement et la redéfinition de la mission de l'ONT sont les deux axes majeurs des nouvelles orientations du plan. La présence de plusieurs professionnels confirmés réduira le monopole conféré à l'Office et favorisera une concurrence saine, gage du développement, explique la note de présentation.
    Au programme aussi, la révision de la fiscalité appliquée au transport public de voyageurs et de marchandises, notamment le problème épineux concernant la récupération de la TVA sur le gasoil et la taxe à l'essieu.

    Plus de sécurité sur les routes


    Par ailleurs, l'encouragement de la création de sociétés mixtes avec des partenaires étrangers dans le secteur du transport international routier permettra au pavillon marocain de jouer un rôle dynamique dans cette activité où il est quasiment absent.
    Le désenclavement des zones rurales est un autre objectif du plan. "Ce désenclavement nécessite cependant des véhicules adaptés à la nature de l'infrastructure de ses régions et le développement du transport mixte".
    Le programme d'action du Ministère du Transport et de la Marine Marchande prévoit par ailleurs la construction de deux complexes routiers à Tanger et Casablanca, 7 centres de visite technique et de 3 relais routiers sur les axes Meknès-Fès, Rabat-Tanger et Casabanca-Agadir.
    Le gouvernement va s'attaquer aussi à l'insécurité sur la route. On dénombre en moyenne 3.000 morts par an sur les routes marocaines. Le plan d'action gouvernemental comporte 6 actions dont les principales sont le renforcement du cadre juridique par l'adoption du nouveau code de la route. Les opérations de visites techniques seront également renforcées et les méthodes modernisées d'enseignement de la conduite.
    Dans les neufs mois qui suivront l'adoption du plan, le Ministère s'engage à limiter la durée de conduite pour les conducteurs. Quant au décret sur l'adoption du nouveau code de la route, il est en cours de finalisation et il sera réalisé en 6 mois.
    En matière de transport ferroviaire, la mesure la plus importante porte sur la transformation de l'ONCF en société anonyme et l'ouverture à la concession des lignes privées. Cette transformation interviendra assez rapidement. La loi élaborée en coordination avec le Ministère de la Privatisation est en cours d'étude. Le projet réglementant la concession de la ligne ferroviaire Taourirt-Nador (120km) est, lui, dans la phase de préparation.
    Côté infrastructures, un projet d'extension du réseau qui comporte la construction de deux lignes Taourirt-Nador et Marrakech-Agadir va être lancé. Ce projet sera accompagné par l'acquisition de nouveaux matériels roulants et par l'équipement des installations fixes.

    Pas d'open-sky


    Dans le transport aérien, aucune allusion à l'open-sky promise par les précédents gouvernements. L'activité restera toujours régie par le strict cadre des accords inter-étatiques. Un effort particulier sera déployé pour renforcer la sécurité de la navigation aérienne. Sont attendus aussi l'élaboration d'un schéma-directeur et d'un code de l'aviation civile. Le projet de la création d'une compagnie Charter où la RAM sera associée à des privés sera réalisé dans un an.
    Côté investissement, le plan reprend le programme de renouvellement de la flotte de la RAM. La loi portant sur la création de parcs industriels comme celui de la technopole Mohammed V reste à entreprendre.
    En perte de vitesse, le transport maritime va se voir doter d'une nouvelle dynamique. Un nouveau code remplacera prochainement l'ancienne législation. Le projet de loi et son décret seront finalisés dans les meilleurs délais. Le nouveau code maritime entrera en vigueur dans 9 mois. Parallèlement, des textes réglementaires régissant le transport des lignes régulières et le statut des agents maritimes sont envisagés pour améliorer l'organisation du secteur.
    Le développement de cette activité va de pair avec l'équipement des installations maritimes. Trois centres de sauvetage seront créés à cet effet. Le renforcement de la flotte et l'informatisation des institutions maritimes figurent aussi dans le programme d'action.


    Le poids économique


    Le secteur des transports contribue de 5% au PIB. Il participe à raison de 15% aux recettes du Budget de l'Etat et absorbe 35% de la consommation nationale d'énergie. Le secteur emploie, 10% de la population active urbaine.
    Quant aux infrastructures du secteur, elles s'étalent sur 60.000 km de route, dont la moitié est revêtue, 1.907 km de voie ferroviaire, 17 aéroports ouverts au trafic commercial dont 11 aéroports internationaux et 11 ports nationaux pour le transport des marchandises. En ce qui concerne le parc des véhicules et la flotte du secteur, le parc automobile totalise plus de 1,4 million d'unités dont un million de véhicules légers. Le parc de transport public routier de marchandises comprend 8.380 véhicules, 6.000 autocars de transport en commun de voyageurs et de touristes. Le transport ferroviaire compte 8.100 wagons à marchandises. Il y a 27 avions pour le transport aérien et 50 bateaux pour le transport maritime (8 car-ferry, 7 cargos généraux, 8 navires rouliers, 10 porte-conteneurs, 8 navires polythermes, 3 pétroliers et 6 chimiques-phosphoriques).

    Nadia LAMLILI

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