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    Economie

    Les freight forwarders veulent une détaxation du fret payable localement

    Par L'Economiste | Edition N°:469 Le 23/03/1999 | Partager

    · Les commissionnaires en transport international suggèrent des mesures pour privilégier le pavillon maritime marocain

    · Une rencontre est organisée aujourd'hui à Casablanca pour inciter les importateurs à payer leur fret localement

    · Objectif: Amener l'Administration à inclure des dispositions dans le Plan quinquennal


    Les freight forwarders (commissionnaires en transport international) organisent ce soir à Casablanca une rencontre pour sensibiliser les opérateurs marocains (importateurs et exportateurs) à payer leur fret localement. "Entre 50 et 60% du fret marocain est payé à l'étranger", indique M. Ahmed Zine, président de l'Association des Freigt Forwarders du Maroc.
    Pour lui, l'incitation au payement du fret localement est tributaire de la mise en oeuvre par l'Administration de mesures concrètes. C'est pourquoi l'Association a invité un trio constitué de MM. Mohamed Mergaoui, directeur de la Marine Marchande, Abdelhak El Aslani, directeur du Port de Casablanca, et El Aid Mahsoussi, directeur régional des Douanes du Port de Casablanca, pour animer cette rencontre.

    L'objectif est de récompenser les importateurs qui payent leur fret au Maroc. Parmi les mesures suggérées par l'Association figure la détaxation du fret à l'importation. Les freight forwarders souhaitent que la détaxation du fret payable localement soit prise en considération dans le Plan quinquennal. Pour M. Zine, les importateurs devront payer les droits de douane uniquement sur la base de la valeur départ de la marchandise sans prendre en considération le fret du moment qu'il est payé au Maroc. Une manière de "pénaliser" les importateurs qui payent leur fret à l'étranger. Actuellement, le fret est taxé au même taux que les marchandises, les droits de douane étant calculés sur la valeur coût et fret.
    A l'exportation, la question de la taxation ne se pose pas. Mais, selon M. Zine, les exportateurs doivent eux aussi contribuer à une valeur ajoutée locale en payant leur fret à des sociétés marocaines.
    Outre le choix de l'incoterm, le fret dépend également du mode de paiement de la marchandise. Les importateurs marocains bénéficiant de facilités de paiement règlent le fret avec un différé au même titre que la marchandise. Du coup, ils préfèrent payer leur fret au départ échappant ainsi au marché local.

    Hicham RAÏQ

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