×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Les formalités aux aéroports : ONDA et douanes cherchent la voie rapide

    Par L'Economiste | Edition N°:166 Le 09/02/1995 | Partager

    Attendre deux heures avant l'embarquement ou après le débarquement de l'avion est une chose courante.

    Une réunion qui s'est déroulée à l'Institut de Formation en Gestion et Exploitation Aéroportuaire, qui jouxte l'Aéroport Mohammed V de Casablanca, a connu un chaud débat.

    La question qui a retenu l'attention des organisateurs et de l'assistance a porté sur les attentes prolongées des voyageurs dans les aéroports. Cette question a donné lieu à quelques réponses, parfois objectives, de la part des animateurs de la conférence dont des représentants de pouvoirs publics.

    "Comment pouvez-vous expliquer la lenteur administrative dans les aéroports, qui fait attendre les passagers parfois près de deux heures?", s'interroge un intervenant. Une réaction vive est aussitôt déclenchée, "nous sommes les seuls responsables", clame un chef de l'Administration des Douanes. Ce dernier reconnaît l'existence de retards dans le passage des voyageurs. Il a même rappelé des cas concrets ayant eu lieu pendant la période du pèlerinage. "Des avions atterrissent à 7h15mn; le premier passager sort de l'aéroport vers 8h35mn", dit il. Toutefois, le douanier refuse qu'on lui jette la balle à chaque fois où il y a un problème qui se pose au niveau du passage aéroportuaire.

    Il est difficile de gérer le temps de passage des touristes, fait-il remarquer. "Supposons que 400 voyageurs débarquent d'un avion, ils seront répartis sur une douzaine de guichets à l'accueil, ajoute dans son intervention le chef douanier. Il faut au moins 5 minutes pour contrôler les bagages du chaque passager". A partir de ce raisonnement, il ressort que le temps effectif du déroulement de l'opération du passage des voyages peut dépasser les deux heures.

    De l'avis des participants à la réunion, il est inconcevable de demander aux services de douanes d'accélérer les opérations de contrôle des bagages. Ceci pourrait constituer un champ favorable à l'introduction de marchandises ou matières illégales.

    Se faire assister c'est du temps perdu

    Donc, s'il y a un problème au niveau du temps de passage des voyageurs, c'est que tout le monde est impliqué. Outre les douaniers, l'effort doit être fourni également par l'Office National des Aéroports, les fonctionnaires de la Royal Air Maroc et d'autres opérateurs dans ce domaine. Même l'utilisateur du service doit participer à l'opération. Il faut savoir que les voyageurs qui se font assister par des connaissances personnelles prennent plus de retard que ceux qui recourent à la voie normale, est-il rappelé lors d'une intervention. "Il arrive parfois que ces voyageurs soient oubliés par leurs assistants dans une salle d'attente et ratent complètement leur vol", est-il ajouté.

    Il faut savoir également que les personnes recourant à une assistance peuvent retarder toute l'opération de passage des voyageurs.

    Dans tous les cas, les responsables concernés ont projeté la constitution d'une commission regroupant des membres représentant différents organismes publics et administratifs pour se pencher sur les questions relatives aux aéroports du Maroc. Une enquête de qualité est prévue également pour être à l'écoute du consommateur. Par la même occasion, les responsables de l'ONDA se sont autofélicités de leurs réalisations au cours de l'année passée. Il a été rappelé le rôle joué par l'Office lors des grands événements organisés par le Maroc. Le sommet international de Casablanca, par exemple, a vu la participation d'un grand nombre de personnalités. Pour accueillir ces derniers, plusieurs avions ont pu atterrir en un laps de temps record, est-il précisé.

    Plusieurs actes de jumelage ont été par ailleurs conclus pour créer des liens avec d'autres aéroports arabes et européens(1). D'autres contacts sont prévus pour cette année avec des compagnies étrangères afin de traiter des sujets à caractère commun.

    Il est à noter également que l'ONDA supervisera l'opération de réalisation de l'Aéroport de Ghaza, et ce conjointement avec des organismes européens spécialisés. Pour ce faire, les premières réunions avec les responsables palestiniens sont prévues pour les jours qui viennent.

    H.R.

    (1) Les actes de jumelage ont été conclus avec des aéroports tels que ceux: du roi Abdelaziz de Jeddah, du Caire, OPAT de Tunis, Léonardo de Vinci de Rome, de Dubai. En 1994, des jumelages ont eu lieu avec les aéroports de Johannesburg, Miami et Lisbonne.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc