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Economie

Les finances publiques écrasées par la compensation

Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

. Le projet de budget prévoit 12,24 milliards de DH de subventions . Comment Oualalou défendra-t-il cela devant le Parlement?. Le recul de la masse salariale hypothéqué par la création de 12.000 emploisC’est une loi de Finances difficile qui se compliquera davantage par la flambée des prix du pétrole sur le marché international. Même si le gouvernement s’est basé sur 60 dollars le baril dans ses prévisions, rien n’y fera. La Caisse de compensation sera fortement mise sous pression. Le projet de budget pour 2006 lui a consacré 12,24 milliards de DH. C’est trop! Comment Fathallah Oualalou pourra-t-il défendre cette «folie budgétaire» devant le Parlement demain, vendredi 21 octobre?Cette grosse enveloppe est destinée à soutenir les prix des denrées alimentaires de base pour 2,6 milliards de DH. Le reste servira à la compensation des prix pétroliers couvrant les charges de 2005 et 2006. Malgré l’envolée des prix pétroliers, la consommation des carburants a progressé de 9% et la vente des voitures de 20% au cours de cette année. Normal, l’essence est moins cher qu’ailleurs et la répercussion des cours mondiaux sur le prix à la pompe n’a été que de 1 DH. Le débat sur l’opportunité de revenir à la formule d’indexation, abandonnée par Abderrahman Youssoufi en 2000, revient avec insistance. Cela pourrait soulager quelque peu les finances publiques.Pour les observateurs, ce poids des subventions du carburant et du gaz butane plombe l’action du gouvernement, puisqu’il représente plus de la moitié du budget d’investissement inscrit dans la loi de Finances et près de l’équivalent de l’investissement réellement engagé. Le budget d’investissement annoncé pour 2006, en hausse de près de 8%, s’élève à 20,56 milliards de DH. A cela il faudra ajouter les «crédits de report correspondants aux crédits engagés dans le cadre du budget en cours mais non ordonnancés au 31 décembre 2005, pour un montant estimé à 8,5 milliards de DH», peut-on lire dans la note de présentation du projet de loi de Finances de 2006. Le document aborde le volume global des investissements publics qui totalise 85,885 milliards de DH en 2006, hors crédits reportés. Dans ce calcul, le ministère des Finances prend en compte les programmes d’investissement des établissements publics à hauteur de 52,6 milliards de DH, les comptes spéciaux du Trésor pour 6,521 milliards de DH, les collectivités locales (6 milliards), le Fonds Hassan II pour le développement économique et social (3,46 milliards) et les Segma (services gérés de manières autonomes) pour 206,2 millions de DH. Quant aux dépenses de fonctionnement, elles ont baissé à peine de 0,72%. Les dépenses de personnel ont reculé à 58,7 milliards de DH contre 59,381 milliards de DH l’année dernière, soit une baisse de 1,14%. Ce chiffre atteint 3,75% si on prend en compte les prévisions d’augmentation de la masse salariale estimée à près de 64 milliards de DH en 2006. Cette performance, due à l’opération des départs volontaires à la retraite de 35.960 fonctionnaires, diminue lorsque l’on sait que le gouvernement prévoit 12.000 postes budgétaires pour 2006. Ce sont les ministères de l’Education nationale, l’Intérieur et la Santé qui profiteront le plus de ces recrutements. D’ailleurs, un décret organise ces embauches via la généralisation des concours d’accès. Même avec cette disposition, c’est la courbe de la masse salariale qui augmentera. Rappelons que l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) est également prise en charge par la loi de Finances de 2006 à hauteur de 1,5 milliard de DH. Pour les modalités d’exécution des opérations, des procédures spéciales ont été mises en place. Outre le fonds de soutien à l’INDH, des procédures d’assouplissement ont été introduites. Ainsi, le plafond du bon de commande sera fixé à 200.000 DH par opération et celui d’encaisse de la régie relevé à 1 million de DH. L’organisation des consultations restreintes pour les opérations inférieures à 1 million de DH avec réduction de délai de consultation de 10 jours au lieu de 15 sera autorisée. Le contrôle a posteriori sera assuré par l’IGF et l’Inspection du ministère de l’Intérieur.


Les recettes des monopoles

Les établissements publics vont encore mettre la main à la poche. Leurs contributions au budget s’élèvent à plus de 5,2 milliards de DH. Ainsi, Bank Al-Maghrib participe avec 1,76 milliard de DH, suivi par l’OCP et la CDG avec chacun 500 millions de DH. L’Odep contribue à hauteur de 113 millions de DH et l’ONT avec 48 millions de DH. A cette manne s’ajoutent 1,8 milliard de DH comme dividendes des participations de l’Etat à Maroc Telecom et 540 millions de DH comme contrepartie financière en provenance des opérateurs des télecoms.Mohamed CHAOUI

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