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Les filières artistiques en quête de reconnaissance

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

Design, graphisme, architecture d'intérieur: les filières artistiques attirent de plus en plus les étudiants. En dépit de la demande du marché, ces formations sont encore méconnues et inaccessibles.


L'enseignement des filières artistiques s'impose, mais difficilement. S'il se limitait auparavant aux arts plastiques, il embrasse actuellement de nouveaux domaines de création comme les arts graphiques, l'architecture intérieure, la décoration...
Fait relativement récent, la majorité des étudiants ne sont plus convaincus par l'efficacité des formations classiques: économie, gestion, commerce... Ils développent un intérêt considérable pour des études aboutissant sur des métiers de création.
Cette tendance s'explique par plusieurs raisons: évolution du marché de l'emploi, richesse de la formation artistique et variété des opportunités professionnelles qu'elle offre.
Les étudiants désireux de poursuivre des études artistiques ont le choix entre les cursus public ou privé. Pour le premier, il s'agit des écoles des beaux-arts de Casablanca et de Tétouan. Concernant le deuxième, ce sont des écoles privées dont les plus importantes existent à Casablanca.
Les écoles des beaux-arts maintiennent une formation classique tout en s'ouvrant sur des disciplines nouvelles comme le graphisme publicitaire par exemple. Les écoles privées se focalisent sur une formation pratique aux métiers de graphiste et de décorateur d'intérieur.

«Les bacheliers s'intéressent beaucoup aux filières artistiques.
Pour l'année en cours, l'école a reçu près de 411 dossiers. Une évolution significative par rapport aux années précédentes», signale M. Abderrahim Jabrani, directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Casablanca. «Cette école, qui fêtera son demi-siècle en l'an 2000, ne contribue pas malheureusement au rayonnement artistique et culturel de la ville», déplore M. Jabrani.
Pour remédier à cette lacune, deux colloques seront organisés par l'école l'année prochaine. Le premier est prévu pour le mois de février. Il portera sur l'enseignement artistique au Maroc. Le second est attendu pour la fin de l'année scolaire. Il s'articulera autour de la critique d'art.
Ces deux événements ont pour objectif de sensibiliser les étudiants et les entreprises à l'importance et à l'avenir des métiers de création.

Toutefois, malgré cette attirance pour les filières artistiques, elles sont encore marginalisées par rapport à d'autres formations. Cette situation se justifie par la conception générale de l'enseignement qui ne favorise nullement la curiosité artistique dès le jeune âge.
«Les formations artistiques souffrent d'un déficit de communication. Les étudiants sont peu informés de la nature de ces études et des débouchés qu'elles offrent», souligne M. Abdellatif Slaoui, directeur d'ETAP, Ecole Technique des Arts Plastiques.
Hormis le déficit de communication, le coût de la formation artistique privée coûte cher. Résultat: Ces filières sont prisées par les étudiants issus de catégories socio-professionnelles aisées.


Le graphisme a la cote


Devant le développement du marché publicitaire et de l'édition, les graphistes sont les plus sollicités. La formation au métier de graphiste repose sur l'aspect théorique: développement des connaissances de base des étudiants en arts graphiques et en culture visuelle. Le second aspect est purement pratique. Il concerne la maîtrise du matériel informatique. La majorité des diplômés intègrent des agences conseil en communication. Les plus talentueux deviennent des créatifs publicitaires. D'autres s'investissent dans d'autres créneaux comme la presse ou le cinéma. Quelques uns travaillent pour leur propre compte.
Des problèmes d'intégration professionnelle sont notés pour les diplômés en décoration. La demande reste très modeste dans ce domaine. Les architectes font rarement appel à des décorateurs. Ils estiment que le besoin du marché pour ce métier n'est pas aussi important.

Mohamed DOUYEB

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