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    Entreprise Internationale

    Les fiançailles Renault/Nissan pour bientôt?

    Par L'Economiste | Edition N°:464 Le 16/03/1999 | Partager

    · Renault pourrait débourser 500 milliards de Yens pour entrer dans le capital de Nissan
    · Accord probable en début de semaine prochaine
    · Le titre Nissan a bondi lundi de plus de 13% en une seule séance


    Renault adhérera-t-il enfin au mouvement de concentration automobile actuel? En tout cas, le groupe français paraît bien décidé cette fois à ne pas laisser échapper le constructeur japonais Nissan. Candidat malheureux au rapprochement avec Volvo en 1993, Renault serait prêt à débourser 500 milliards de Yens (l'équivalent de 39,5 milliards de DH) pour entrer dans le capital de Nissan. L'accord à ce sujet devrait être conclu en début de semaine prochaine, indique le quotidien japonais Asahi Shimbun dans son édition de samedi.
    Yoshikazu Hanawa, président du deuxième constructeur japonais après Toyota, serait déjà en France pour les négociations finales avec l'entreprise française, affirme le journal. Selon ce dernier, Renault devrait entrer dans le capital de Nissan à hauteur de 34%.
    A Paris, la firme au losange s'est bornée à reconnaître samedi que les discussions sur une éventuelle prise de participation dans le capital du Japonais Nissan se poursuivaient, mais que "rien de nouveau" n'était intervenu dans le dossier. "Nous progressons dans notre analyse de cette opportunité, mais nous n'avons pas fait d'offre", a déclaré dimanche un porte-parole officiel. Mais aucune information sur le déroulement des négociations n'a filtré, alors que les spéculations ont été renforcées par la tenue aujourd'hui d'un conseil d'administration de Renault. Ainsi, l'action Nissan a terminé lundi en forte hausse à la Bourse de Tokyo, où les intervenants ont pris très au sérieux les informations de presse annonçant un accord imminent. Le titre a réalisé un bond de 13,2% en une seule séance. Le possible accord avec Renault "a encouragé les investisseurs ce matin", a déclaré Tatsuo Kurokawa, analyste de la Nomura Securities. "Le sentiment se renforce chez les intervenants qu'une injection de fonds de Renault permettrait d'améliorer la gestion de Nissan. C'est ce qui explique l'évolution du cours Nissan". La progression du cours ne lui a cependant pas permis de reprendre le terrain perdu la semaine dernière après la rupture des négociations avec DaimlerChrysler.
    Et ce n'est qu'après l'annonce de cette rupture que Louis Shweitzer, le président de la firme au losange, a nettement confirmé son intérêt pour Nissan. M. Schweitzer a parlé de "synergies réelles" entre les deux groupes, pouvant concerner des plates-formes comme des moteurs". En outre, une alliance avec Nissan permettrait à Renault de s'implanter au Japon et aux Etats-Unis. En effet, les deux constructeurs, et selon tous les analystes, sont complémentaires en termes de produits et d'implantation géographique.

    Ghassan KHABER

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