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    Les experts de l'IATA au Maroc: Des matières dangereuses expédiées comme colis postaux

    Par L'Economiste | Edition N°:49 Le 15/10/1992 | Partager

    LA soixantième réunion du Comité d'experts de l'IATA a eu lieu, pour la première fois, au Maroc du 5 au 9 Octobre 1992.
    "Nous nous sommes réunis au Maroc car nous avions pensé qu'il serait le point central pour tout le Maghreb", précise M. J.A. Abouchaar, Assistant Director de l'Association.
    Outre la RAM, organisatrice de cette réunion, et l'IMEC, ont participé un certain nombre de compagnies aériennes qui "habituellement ne viennent pas à ce genre de meetings, telles que Gulf Air, Royal Jordanian...".
    Cette manifestation bimensuelle qui a réuni des experts en matière de transport de marchandises dangereuses a eu un double objectif, tout d'abord attirer l'attention sur l'importance qu'accordent les compagnies aériennes sur ce type de transport et ensuite sensibiliser les opérateurs économiques marocains sur le respect rigoureux de la réglementation internationale à savoir les "Instructions Techniques".
    Ainsi, les travaux ont porté principalement sur les améliorations et les changements de la réglementation IATA sur le transport des matières dangereuses. Il s'agit notamment des rapports d'incidents qui ont été signalés et qui concernent des matières dangereuses mal déclarées ou pas du tout déclarées comme étant des matières dangereuses. Ces incidents ont été relevés du côté passager et surtout du côté poste. "Il existe encore des personnes qui ne savent toujours pas que les matières dangereuses sont interdites par voie de poste", souligne M. Abouchaar. De plus, lorsque l'expéditeur doit envoyer un seul colis, il reste réfractaire aux exigences de la réglementation. Il contourne cette dernière en présentant sa marchandise aux "colis-postaux" en prenant la précaution de ne pas déclarer la mention "matière dangereuse". Dans ce cas, le colis se retrouve dans l'avion sans aucune précaution car il n'est pas étiqueté.

    "Actuellement, nous essayons de mener à bien une action d'éducation concernée, pour une meilleure prise de conscience chez les professionnels et ce, à travers l'Union Postale Universelle (UPU)", ajoute M. Abouchaar.
    Outre les incidents, les travaux ont porté sur le traitement des marchandises dangereuses qui doit répondre à des exigences de contrôle, de stockage, d'inspection et d'informations à fournir. La sécurité du vol dépend de l'application stricte de toutes ces conditions. En effet, une fois conditionnés, emballés, documentés et étiquetés d'après la réglementation, "ces produits ne sont pas plus dangereux que les autres marchandises", indique M. Abouchaar.
    Par ailleurs, interrogé sur les tarifs appliqués au niveau du transport des matières dangereuses, M. Abouchaar répond que "dans tous les cas" la réglementation IATA exclut les questions commerciales qui "risquent d'affecter les considérations de sécurité des vols". "Aux Etats-Unis, ajoute-t-il, il existe une réglementation d'anti-monopole très puissante, et de par nos termes de références, nous n'avons pas le droit d'aborder les questions de tarifs". Les tarifs sont donc fixés par les compagnies aériennes individuellement.

    Enfin, pour M. Abouchaar, "la conclusion du meeting est excellente. Nous avons pu, durant ces cinq jours, discuter et débattre des différents problèmes (tant au niveau du transport que de la réglementation elle-même) qui peuvent se poser aux compagnies aériennes. De plus, la plupart des intervenants ont été impressionnés par le degré d'expertise et de technique dont dispose, notamment l'IMEC et ce, pour les tests, les contrôles et l'homologation des emballages". Depuis déjà deux années, cet institut organise des stages de formation pour le transport des matières dangereuses avec l'aide de la RAM et de l'IATA.
    Créée il y a environ une quarantaine d'années, l'IATA est une association à but non lucratif qui a pour principal objectif la standardisation des tâches des compagnies membres, qui sont actuellement au nombre de 200. "Nous sommes en quelque sorte des ambassadeurs ambulants, nous nous réunissons là où nous sentons qu'il y a un besoin et pour montrer ce qui se fait dans le domaine".
    L'IATA est en perpétuel contact avec des organismes des Nations Unies, tels que l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI), l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), l'Union Postale Universelle (UPU). L'IATA est représentée au sein de l'OACI par l'un de ses membres qui a un droit de vote, au même titre que les autres Etats membres.
    La réglementation IATA, de 550 pages, est extrêmement technique. Elle recense environ 3.000 produits chimiques, en incluant les produits corrosifs, les explosifs, les peintures inflammables, les matières toxiques, les médicaments, les matières radioactives.
    La première réglementation de l'IATA a été publiée en 1952, et depuis, l'Association publie tous les ans une réglementation mise à jour.

    Meriem OUDGHIRI.

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