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    Courrier des Lecteurs

    Les Euro-sceptiques reviennent à la charge

    Par L'Economiste | Edition N°:395 Le 08/12/1998 | Partager

    A trois semaines de la monnaie unique, les Euro-sceptiques ressortent leurs scénarios catastrophes. Selon un économiste américain, l'Euro conduirait à une nouvelle guerre sur le continent.

    Les Euro-sceptiques se plaisent à comparer la monnaie unique au Titanic, «jugé insubmersible», mais qui a pourtant connu le sort que tout le monde connaît. Pas de «canots de sauvetage», une fois qu'on y est, on y reste. Le traité de Maastricht ne prévoit en effet ni retrait ni exclusion pour les membres de l'Union Economique et Monétaire (UEM). Un analyste allemand a donné une description de deux éventuels cas-catastrophes. Le premier concerne un pays fort de l'Union, en l'occurrence l'Allemagne, qui devient frustrée et décide de se retirer, excédé par le laxisme budgétaire de ses partenaires. Le second cas serait celui d'un pays incapable de respecter la discipline budgétaire et avec son arsenal de sanctions. Ce pays serait dans l'obligation de faire le chemin inverse effectué lors de la création de la monnaie unique. C'est-à-dire (re)créer son système monétaire. Près de cinq années ont été nécessaires pour la naissance de l'Euro. Ce pays devra redénommer une partie de dette dans sa nouvelle monnaie. Il sera cependant difficile de retracer des frontières entre ce qui est national et étranger après des années de marché unique européen...
    Dans un cas comme dans l'autre, l'Europe connaîtrait un sinistre politique et financier d'une ampleur considérable. De telles perspectives font dire à un économiste américain que la monnaie unique pourrait être la cause d'une nouvelle guerre sur le continent au 21ème siècle.
    Pour l'heure, l'Euro pose de grands énigmes quant à l'adaptation du système informatique.
    S'il est vrai que le simple consommateur n'aura affaire qu'à sa machine à calculer, il n'en est pas de même pour les grosses structures qui brassent de grandes quantités d'argent comme les hypermarchés ou les banques.
    Cette situation implique la révision totale du système informatique. A titre d'exemple, les dépenses informatiques devraient être de l'ordre de 73 milliards de FF (près de 120 milliards de DH) en France uniquement. Les PME et les administrations sont les plus en retard. A noter cependant qu'à l'exception de l'Italie les pays de l'UEM ont abaissé unanimement à 3%, le 3 décembre, leurs taux-directeurs, l'objectif d'une telle mesure étant de relancer les investissements et donc la consommation à travers une baisse du loyer de l'argent.
    Reste encore deux décisions majeures à prendre: la fixation des taux de conversion de l'Euro par rapport à chaque devise nationale et la représentation externe de l'Euro.
    Cette dernière question n'est pas tranchée. Pour rappel, les parités bilatérales des monnaies de l'Euroland ont été fixées en mai dernier.


    Les craintes britanniques


    Les entreprises de l'île britannique commencent à penser sérieusement à la baisse de compétitivité dont elles seront victimes par rapport à leurs consoeurs du continent qui, elles, bénéficieront d'avantages spécifiques à la zone Euro. Ces dernières jouiront, outre de taux d'intérêt inférieurs, d'une moindre exposition aux variations de changes, véritable cauchemar pour les firmes britanniques. A titre d'exemple pour la British Steel, qui exporte une grosse partie de sa production en Europe, une variation du DM de 10 pennigs par rapport à la monnaie britannique peut engendrer des pertes de plusieurs millions de Livres. Le gouvernement Blair, pourtant pro-Euro, laisse planer les incertitudes quant à sa décision. Les PME et les petits commerces sont, eux, les plus réticents et les moins préparés à la naissance de la monnaie unique. Leurs efforts, s'ils existent, se focalisent sur la comptabilité et l'informatique laissant presque de côté la stratégie commerciale, si importantes, estiment les analystes.

    Wissal SEGRAOUI (AFP)

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