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Entreprises

Les entreprises payent pour les finances publiques

Par L'Economiste | Edition N°:40 Le 30/07/1992 | Partager

Au moment où se prépare le budget pour l'année 1993, les entreprises vivent sous une tension, sans précédent, au niveau de leur trésorerie. C'est le point clef des analyses de M. Abderrahmane Bennani-Smires, Président de la CGEM, point autour duquel s'articulent les autres développements concernant les investissements, la promotion des jeunes...

- L'Economiste: Les entreprises se plaignent de la conjoncture. Ont-elles raison?
M. Abderrahmane Bennani-Smires: Nous avions dans notre rapport moral souligné les nombreux points positifs de l'année 1991. Malheureusement, l'année 1992 nous a surpris, notamment avec la sécheresse et le maintien de la récession mondiale, ce qui affecte incontestablement l'économie marocaine.

- Les problèmes actuels viennent donc uniquement de facteurs exogènes.
- Non, et nous le regrettons. A travers ce que nous observons chez les entreprises, les problèmes de trésorerie sont largement dominants. Ils sont la conséquence des ponctions massives opérées dans la trésorerie des entreprises et l'application brutale des mesures en matière de monnaie et de crédit.
Nous considérons que ces mesures sont brutales. Les banques ont été à cours d'argent et cela s'est répercuté sur les entreprises modernes.

Problème biaisé

- En quoi contestez-vous ces mesures?
- Ce n'est pas en termes de contestation que nous raisonnons. En cette matière, le problème nous semble biaisé, au départ. Les mesures prises par Bank Al Maghrib ont des objectifs qui sont bons. Cependant, les modalités de mise en oeuvre font que les mesures ne s'appliquent qu'au secteur moderne et organisé. Par conséquent, tout ce qui est informel et contrebande reste en dehors.
C'est anormal, mais je le précise bien, nous approuvons les objectifs de lutte contre l'inflation, de réduction du déficit budgétaire et donc de maintien de la parité de la monnaie.

- Nous notons donc bien que vous êtes de ceux qui estiment que la valeur actuelle du Dirham est juste.
- Il y a deux ans, lorsque nous demandions un ajustement du Dirham, nous avions senti que la création du PFI n'était pas la bonne solution pour protéger notre économie et que nous portions le Dirham à bout de bras. Nos exportateurs étaient de moins en moins compétitifs, il fallait faire quelque chose, et cela a été fait.
Aujourd'hui notre analyse fait apparaître que la situation est tout autre. Rien ne justifierait une opération similaire.

- Plusieurs options se présentent dans la réforme des codes, quelle est celle qui convient le mieux à l'entreprise, de l'avis de la CGEM?
- Tout le problème est d'avoir un système le plus efficace possible. Nous pensons que la banalisation des incitations à l'investissement est un point primordial. La CGEM avait demandé, il y a trois ans déjà, que le bénéfice des codes d'investissements soit automatique, sans aucune procédure préalable, sans limitation dans le temps. Mais il faut savoir exactement de quoi nous parlons lorsqu'il est question d'incitation à l'investissement ou de Codes. Nous insistons sur les mécanismes de l'amortissement car nous avons au Maroc un système désuet par rapport à ce qui se pratique ailleurs. Notre système fait que l'entreprise comptabilise de faux bénéfices, puisque elle n'amortit pas la réalité du vieillissement de ses équipements. C'est une situation grave qui a une autre conséquence, tout aussi préoccupante: l'entreprise est handicapée dans son effort d'investissement. Elle doit pouvoir choisir l'amortissement accéléré pour se maintenir à un bon niveau technologique, pour suivre l'évolution technique de sa branche. Ceci dit la diversité des activités nécessite des mesures incitatrices sectorielles spécifiques.

D'abord les amortissements accélérés

- On peut vous faire remarquer que, finalement, l'exonération de l'IS vaut les avantages que vous demandez sur les amortissements accélérés.
- Pas du tout. Les exonérations sont des incitations pour "fainéants", si je puis me permettre l'expression, alors que l'amortissement accéléré joue en faveur des entreprises dynamiques, qui voient loin et programment leur croissance. Toujours dans le domaine des investissements, nous demandons que soit supprimée la pénalité à l'entrée que constitue le PFI. Mettez-vous à la place d'un investisseur étranger, que le Maroc appelle de ses voeux, qui décide de s'y installer. A votre avis, quel peut être son sentiment lorsqu'il découvre que son investissement est pénalisé à hauteur de 12,5%, avant même d'être installé et de produire? C'est une situation anormale. Si nous avons un système d'amortissement souple et que la pénalité à l'entrée des équipements est supprimée, je ne vois pas pourquoi l'entreprise, dès qu'elle commence à faire des bénéfices, ne payerait pas d'impôt.

Marché financier: réforme inachevée

- Toujours du point de vue de l'entreprise, les instruments financiers actuels conviennent-ils?
- La réforme a été commencée mais elle n'est pas terminée, c'est précisément ce qui crée des difficultés pour les entreprises. Il nous manque cruellement le marché financier qui permettrait de lever les capitaux sans peser sur le crédit. Les sources de l'épargne à long terme restent trop rares, or je n'ai pas à vous expliquer l'importance de ce type d'épargne pour un développement sécurisé. Nous sommes d'accord avec les autorités monétaires lorsqu'elles considèrent que les banques ne peuvent pas et ne doivent pas financer des investissements à long terme à partir des dépôts, mais nous considérons qu'il est urgent d'achever la réforme entreprise. Pour l'instant, nous devons déplorer que deux sources d'épargne à long terme restent très en deçà de leurs capacités.
Il s'agit des assurances, encore mal intégrées dans les marchés financiers et surtout des prélèvements sociaux de la CNSS, qui ont tendance à se tarir du fait de la mauvaise gestion de la Caisse.
Il est fort regrettable que la réforme des marchés financiers se soit arrêtée en chemin. Le secteur reste largement encadré, en marge du courant de libéralisation qui traverse le pays, alors que les marchés financiers sont la clef pour l'allocation optimale des ressources.

- Vous avez fait part des remarques de la CGEM lors des entretiens que vous avez eus avec la Banque Mondiale. Avez-vous eu l'impression que vous étiez entendu?
- Il ne m'appartient bien sûr pas d'interpréter le point de vue du Président de la Banque Mondiale, mais nous avons été sensibles au fait que la Banque s'intéresse de très près aux avis du secteur privé.

- Chez la Banque Mondiale, comme auprès des autorités monétaires marocaines, on se demande si, précisément, les entreprises ne sont pas un peu responsables de ce qui leur arrive. La question de la spéculation foncière financée par des crédits bancaires, via le compte d'exploitation de l'entreprise, a été stigmatisée.
- Sur cette question, je dois être très net: l'entreprise moderne ne peut pas se livrer à ce genre de gymnastique. C'est totalement exclu. Par contre votre question pose un problème de principe: c'est la liberté de décision de l'entrepreneur qui est en jeu. Il peut se trouver des cas où le bon choix est précisément de constituer un trésor de guerre, éventuellement en foncier, pour sécuriser l'entreprise, comme il peut se trouver des cas où il est dangereux d'immobiliser des investissements en foncier. Quand l'entrepreneur se trouve devant un domaine défiscalisé comme l'immobilier, il est logique qu'il agisse au mieux des intérêts de l'entreprise. Le problème n'est pas le comportement de l'entrepreneur, mais l'environnement juridique et fiscal dans lequel il se trouve. Ceci dit, et j'insiste, il est difficile à une entreprise, qui paye ses impôts et gère sa croissance, d'immobiliser des sommes significatives pour du foncier spéculatif.

Les finances publiques au détriment des entreprises

- Les Lois de Finances pour 1990, 1991 et 1992 avaient de forts contenus fiscaux. Or, la préparation du Budget de 1993 se fait aussi dans une situation délicate, avec la sortie du rééchelonnement, la fin du surplus de l'acompte provisionnel...
- L'entreprise a considérablement contribué au redressement des finances publiques et elle l'a fait au détriment de sa trésorerie. Il faut que cela cesse car l'entreprise moderne, n'ayons pas peur des mots, est à genoux. Il est impératif que la stratégie soit modulée et que l'on aille maintenant sur le terrain de l'élargissement de la base imposable. Ensuite, nous pensons qu'il est essentiel de reprendre l'effort de lutte contre le gaspillage au niveau des dépenses. Nous avons l'impression parfois qu'il s'agit là d'une sorte de tabou et nous le regrettons car il en va de la solidité du redressement, qui est très net, je le souligne. Le problème de coût du service administratif doit être posé: nous remarquons des pénuries dans certains services et des pléthores de personnels ou des gaspillages dans d'autres.
La société libérale, à laquelle nous travaillons tous, ne peut que souffrir des retards dans la rationalisation des services administratifs.

- Vous avez donc dû être inquiet devant les recrutements dits "CNJA"?
- Au niveau des collectivités locales, on partait de tellement loin que l'apport des compétences n'a pu être que globalement positif, au moment où l'on assigne à ces collectivités un rôle primordial dans le développement. Ceci n'exclut pas la démarche de rationalisation dont nous parlions.
Puisque nous sommes sur ce chapitre de l'emploi des jeunes, je voudrais revenir sur le parrainage que va offrir la CGEM aux jeunes promoteurs. La Confédération insiste auprès de ses membres pour qu'ils participent à cette opération et se manifestent pour devenir parrains. Nous avons l'expérience de l'entreprise et nous savons parfaitement que l'on n'est pas entrepreneur du jour au lendemain, simplement parce qu'on en a eu l'idée. Les aides aux jeunes entrepreneurs qui ont été mises en place sont très ouvertes et en particulier n'imposent pas de critères d'expérience.
Aussi pensons-nous que nous devons nous apporter, autant que faire se peut, l'expérience qui se trouve chez nos membres.

Un fonds de capital risque pour les jeunes

- Les entrepreneurs n'aiment pas beaucoup la concurrence quand elle se présente sur leur terrain, vous leur demandez là d'avoir une attitude difficile à tenir.
- Non, et pour deux raisons. D'abord dans la gestion des rapprochements filleul-parrain, la CGEM veillera à ce qu'il puisse y avoir une dynamique entre eux. Ensuite, les entrepreneurs ont majoritairement conscience que le développement de leur propre entreprise dépend beaucoup du développement des entreprises dans son environnement. Ce sont là des évidences et la CGEM en était consciente, puisque nous avions déjà lancé cette idée au moment où s'élaboraient les textes de soutien aux jeunes promoteurs et nous nous félicitons que le CNJA ait développé ce thème. Je précise que les entreprises vont offrir leur parrainage sur une base volontaire, mais qu'il me soit permis de rappeler aux entreprises que l'opération est une opération de Développement National, auquel nous devons tous participer.

- Les questions soulevées par les Jeunes Promoteurs ont certes trait à l'expérience, mais plus fréquemment ils posent des problèmes de mobilisation financière. La solidarité inter-entreprises est-elle envisageable?
- Absolument, et nous pensons que nous devons regrouper les efforts dans ce domaine de manière à obtenir une masse critique et à avoir des effets de levier. Les pouvoirs publics envisagent des actions, et pour notre part nous allons proposer un fonds de capital risque, alimenté de manière originale. Nous voudrions que les entreprises puissent utiliser en faveur de ce fonds de capital-risque une partie de la provision pour investissement qu'elles sont autorisées à constituer lorsqu'elles désirent investir dans les zones 3 et 4, selon la définition du Code d'Investissement. Les entreprises utilisent peu cette disposition. Aussi, demandons-nous une généralisation pour toutes les zones. Nous en attendons une stimulation de l'investissement et nous voudrions qu'une partie de cette réserve soit utilisée à des prises de participations dans le fonds de capital-risque. Nous pensons qu'entre ce fonds et le parrainage, il existe des chances raisonnables de voir se développer de jeunes entreprises, sans que les risques d'échecs ne soient trop élevés.

- Qu'est-ce qui vous fait craindre les échecs?
- Ce sont des motivations que j'entends quelques fois chez les jeunes. Trop fréquemment, les jeunes me disent qu'ils se lancent dans l'entreprise parce qu'ils n'ont pas pu trouver de travail salarié stable. Je crains qu'ils courent vers des désillusions cruelles et coûteuses, pour eux, pour leur famille et pour tout le monde. Ne croyez pas que je veuille jouer les rabat-joie: il y a des jeunes qui vont réussir, on peut en être sûr rien qu'à les entendre parler. Mais il y a aussi les autres, et pour ceux-là il faut vraiment faire attention à bien les accompagner, à ne pas les pousser à prendre des risques financiers inutiles. C'est une question de bon sens.
Il y a une autre sorte de désillusion qui me préoccupe, en cette période de campagne électorale. J'entends en effet des points de vue selon lesquels la Constitution garantit l'emploi et que les pouvoirs publics auraient donc en charge de donner du travail. C'est une analyse fallacieuse. Les pouvoirs publics ont une obligation de moyens, pas de résultat. Prétendre le contraire me paraît grave de conséquences, car on suscite des attentes que personne ne pourra satisfaire avec la meilleure volonté du monde.

- Puisque vous êtes sur le champ politique, l'usage veut que les entreprises n'aiment pas la politique et jusqu'à présent les patrons ne sont pas très présents dans le monde politique.
- Je pense, j'espère que les patrons vont s'y intéresser. Ils sont sous-représentés, c'est vrai. La CGEM a invité ses membres à s'investir plus activement dans ce domaine. Les partis politiques de toutes tendances font des ouvertures sur le monde économique et nous pensons que c'est une bonne chose.

- Au cours de votre premier mandat, vous aviez estimé que les syndicats avaient à faire leur révolution des mentalités s'ils voulaient être davantage écoutés. Avez-vous le sentiment que cette évolution s'est produite?
- Il me semble que oui. Il y a bien quelques accidents ici ou là qui donnent à penser que les motifs de revendications sont trop politiciens, mais globalement les relations ont évolué. Les syndicats mesurent que l'intérêt du salarié passe par les intérêts de l'entreprise. C'est considérable.

Propos recueillis par Nadia SALAH

CNSS: "il faut une volonté politique"

. Les réserves de la CNSS pour soutenir le logement social

La CGEM en tant que telle comme ses membres, en privé et en public, multiplie les déclarations sur la situation inquiétante de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Le Président de la Confédération estime que l'action des pouvoirs publics a été insuffisante pour redresser et assainir le fonctionnement de la Caisse.

- L'Economiste: Voilà deux années que la CGEM pose à chaque occasion et en public la question de la CNSS, mais qu'avez-vous fait?
- M. Abderrahmane Bennani-Smires: Il nous faut une volonté politique d'assainir la Caisse. J'insiste sur cette volonté politique, car nous ne percevons pas d'indices d'amélioration. De notre point de vue, cela vient de ce que les pouvoirs publics n'ont pas montré leur ferme détermination de faire ce qu'il faut. Nous considérons que la réforme de la Caisse est essentielle pour plusieurs raisons. D'abord, la Caisse reçoit l'argent des travailleurs et des entreprises, il y a donc une question d'équité morale. Ensuite, la Caisse pourrait être un instrument privilégié de la redistribution, alors que l'on continue à accumuler les déficits. On pourrait bien arriver à cette situation paradoxale où la Caisse réduirait le niveau et la qualité de ses prestations en faveur des travailleurs et compromettra à terme sa propre existence.

- Vous voyez les choses de manière très pessimiste.
- Non, malheureusement, car le mal de la CNSS est un mal structurel et il est double. Comment peut-on imaginer qu'avec le dynamisme du développement que nous connaissons au Maroc, la CNSS ne voie pas croître le nombre de ses adhérents et le volume de ses recettes. Il n'y a qu'une explication: la Caisse ne fait pas assez d'efforts pour identifier et récupérer ce qui lui est dû. La CGEM exige que le système d'investigation de la CNSS soit revu et assaini. A côté du problème des ressources de la Caisse, il y a les trous creusés par les polycliniques et qui continuent de se creuser.

Les structures plutôt que les sanctions

- Etes-vous de ceux qui réclament des têtes et des sanctions?
- Je crois que le vrai problème est un problème de système. C'est au niveau des structures qu'il faut agir d'urgence. Le bon sens ne peut pas comprendre, par exemple, pourquoi il est nécessaire d'avoir 22 directeurs et directeurs adjoints, avec toutes les dépenses que cela représente, alors que la nature de la Caisse nécessiterait une organisation en trois parties, une Direction des ressources, une Direction des prestations et une Direction administrative. Pour les polycliniques, la CGEM considère qu'il faut d'abord les légaliser et chercher à rationaliser leur gestion. Nous pensons qu'elles doivent rendre service aux travailleurs et que pour ce faire trouver un type de gestion efficace. Il est douteux que l'on puisse les privatiser, car il n'y aurait pas d'acheteur. Par contre, il doit être possible de les donner en gestion, y compris à la Santé Publique, si on ne trouve pas de gestionnaire intéressé. A notre avis, le contrat de gestion coûtera moins cher que ce qui existe actuellement, avec un bien meilleur service.

- La CGEM reste très circonspecte quant à l'amélioration des prestations.
- Tant que la gestion n'est pas assainie, cela va de soi. Par contre, nous pensons que la stratégie de redistribution pourrait être améliorée dans des proportions considérables, si l'on fait preuve d'imagination. Les réserves de la CNSS sont, encore, importantes. Cette masse est une force de frappe sociale qu'il faut démultiplier pour les travailleurs. Nous avons imaginé un mécanisme d'épargne logement pour le salarié. Cette épargne peut servir de point de départ pour accéder à des programmes de logements soutenus par les fonds de la CNSS. La Fédération des BTP a estimé qu'une moyenne de 10.000 logements par an pourrait être lancée, avec des mécanismes de leviers financiers. Nous sommes loin de ce qu'il faudrait, mais c'est déjà mieux que rien.

- Mais pour les prestations?
- Mise à part la retraite, nous avons de sérieux doutes sur l'utilité économique et surtout sociale du saupoudrage par les prestations, et ce alors que la gestion de la CNSS ne permet pas d'avoir la certitude que tous les ayants-droit reçoivent bien ce qui leur est dû. Par contre, si l'on parle de redistribution, nous pensons qu'il y a des priorités. La première d'entre elles est la couverture financière des soins de santé.

- Au sein de la Caisse ou en dehors?
- Pourquoi pas avec la Caisse dans un vaste ensemble, à condition, encore une fois, qu'elle soit assainie. Le principe directeur que personne ne conteste plus, je crois, c'est que les mécanismes de redistribution sociale viennent s'insérer dans les mécanismes de la croissance économique. C'est sur ce mode que nous proposons une redynamisation du logement social.

N. S.

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