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Economie

Les entreprises industrielles invitées à mieux gérer l'énergie

Par L'Economiste | Edition N°:14 Le 30/01/1992 | Partager

· La facture énergétique représente entre 7,5 et 70%
du coût total de production


La dépendance énergétique que connait le Maroc a invité les responsables du secteur à accorder plus d'attention à la gestion de l'énergie pour en réduire la facture dans les entreprises. Dans ce cadre le ministère de l'Energie et des Mines et l'Agence Américaine pour le développement International (U.S.A.I.D) ont instauré le projet GEM (gestion de l'énergie dans les entreprises marocaines). La réalisation a été confiée à la société RCG/Hagler, Bailly, Inc, spécialiste en matière de gestion de l'énergie. Le projet GEM vise principalement la promotion des techniques de gestion de l'énergie dans les secteurs industriels et hôteliers à travers la réalisation d'audits énergétiques et la formation des ingénieurs et des techniciens en matière d'analyse et de gestion de l'énergie.


DANS le cadre du projet GEM (gestion de l'énergie dans les entreprises marocaines), un programme de coopération avec les écoles de formation a débuté par la signature le 17 Janvier 1992 d'un accord avec l'Ecole Nationale de l'Industrie Minière (E.N.I.M).
Ce programme tourne autour de la création d'une option d'énergétique au département Génie des Procédés Industriels et d'une assistance à l'évaluation des besoins en formation dans le domaine énergétique.
Dans le cadre de ce programme il est aussi prévu l'assistance de l'ENIM à la mise en place d'un programme de séminaires techniques spécialisés et la fourniture par le projet de matériel d'audit portatif et d'une documentation technique spécialisée dans le domaine de l'énergie.
Le 28 Janvier, devrait aussi être signé un projet de coopération avec l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT). Ce projet de coopération se propose de parrainer l'Institut de Technologie Appliquée de génie thermique que l'OFPPT compte créer. Ce parrainage consiste dans la définition des programmes de formation, la définition des équipements des ateliers, la formation des formateurs au Maroc et aux Etats Unis et la participation des formateurs conseils aux ateliers du projet.

Les ateliers techniques


Dans le cadre de ses activités de formation en technique de maitrise de l'énergie, le projet GEM organise en 1992 deux séries d'ateliers techniques à Casablanca, Fes, Tanger et Marrakech. Ces ateliers seront animés par des experts en énergie de la société RCG/Hagler, Bailly et ses sous traitants.
Le premier portera sur les techniques de gestion de l'énergie.
Cet atelier s'adresse aux gestionnaires ingénieurs, directeurs généraux, directeurs techniques, chefs de production et chefs de maintenance de toutes les entreprises industrielles ou hôtelières.
Il aura pour objectif de présenter aux participants une méthodologie destinée à assurer une meilleure gestion des coûts énergétiques d'une entreprise.
Le deuxième atelier portera sur l'amélioration des performances énergétiques des chaudières. Cet atelier s'adresse aux conducteurs de chaudières, chefs d'entretien, techniciens et toute autre personne responsable des chaudières à eau chaude ou à vapeur. Il aura pour objectif de familiariser les participants aux procédures visant à améliorer les performances énergétiques des chaudières.
Les frais de participation s'élèvent à 1.200 DH pour les ateliers de deux jours et à 700 DH pour les ateliers d'un jour et donnent droit à un manuel de référence détaillé sur le thème traité ainsi qu'à un certificat de participation.

L'utilisation efficace de l'énergie


Si la gestion de l'énergie est importante c'est parce qu'»elle rend toute entreprise qui la pratique plus rentable».
La gestion de l'énergie est une activité structurée qui a pour objectif l'utilisation efficace de l'énergie sans réduction du niveau de production ni sacrifice des normes de qualité, de sécurité ou de protection de l'environnement.
En mettant en place un programme de gestion de l'énergie le consommateur devient plus conscient de la manière dont l'énergie est utilisée, de son coût réel, des méthodes et des équipements qui peuvent être mis en oeuvre pour contrôler et réduire ses pertes.
La gestion de l'énergie ne signifie pas son élimination et ne doit pas être conçue comme un rationnement ou un arrêt d'approvisionnement en sources d'énergie.
Il s'agit plutôt de l'identification des zones de gaspillage et de la mise en place de mesures visant à réduire ou même à éliminer les pertes d'énergie; en un mot, il s'agit de consommer moins d'énergie pour la même production.

Facture énergétique: jusqu'à 70% du coût total de production


La facture énergétique peut constituer jusqu'à 70% du coût total de production. Cette part dépend du type d'industrie, des matières premières utilisées et du procédé de fabrication.
Ainsi cette part représente 7,5% dans les industries de raffinage, 10% dans l'agro-industrie, 12,5% dans le textile, 15% dans la métallurgie, 20% dans la céramique, 25% pour les industries du papier et pour les engrais, 30% pour la fabrication de verre, de l'acier et de l'aluminium; elle atteint 50% pour l'ammoniac, 55% pour le ciment et 70% pour la glace.
Les responsables d'exploitation sont conscients du fait qu'en maximisant l'efficacité de l'utilisation des différentes ressources, l'entreprise augmente sa rentabilité.
Le coût total de production est composé du prix des matières premières, des salaires du coût d'exploitation et du coût de l'énergie. Souvent ce dernier est inclus dans le coût d'exploitation.
La direction peut facilement remarquer des pertes anormales de matières premières d'après les rapports d'exploitation ou que le travail du personnel est plus ou moins productif d'après les comptes d'exploitation.

Cependant il est plus difficile de voir qu'une installation a un mauvais rendement énergétique d'après la comptabilité analytique classique de l'entreprise. L'énergie est donc une ressource qui doit être à part et différemment.
Le succès de la gestion de l'énergie repose sur l'établissement de liens entre ce qui se passe sur la chaîne de production et la facture énergétique que l'entreprise paye.
Ce lien peut être réalisé de plusieurs manières, mais ne sera efficace que si la direction de l'entreprise fait preuve d'un certain engagement. Il peut s'avérer nécessaire de désigner une personne pour jouer le rôle d'intermédiaire entre les services comptables chargés de payer les factures énergétiques et les services techniques chargés des machines consommatrices d'énergie.
On peut aussi faire appel aux services d'un consultant dans les analyses techniques et à la coopération des ouvriers de l'usine. Toutes ces conditions sont essentielles pour la réussite d'un système complet de gestion de l'énergie.
la gestion de l'énergie permet de minimiser les conséquences négatives d'une hausse du coût de l'énergie.

Réduire les coûts par des investissements rentables


L'économie d'énergie n'entraîne pas forcément des dépenses exagérées en matière d'investissement.
Généralement sur un programme proposant entre 10 et 20% d'économies d'énergie, 80% des économies sont obtenues avec peu ou pas du tout d'investissements. Certaines opérations demandent des investissements à temps de retour (taux de recouvrement de l'investissement brut) plus long. Elles sont rarement justifiées par les économies d'énergie qu'elles procurent mais, le plus souvent, par d'autres considérations comme l'accroissement de la production et/ou l'amélioration de la qualité...
Jusqu'à présent le projet GEM a réalisé 12 Audits pour des laiteries, conserveries, hôtels, céramiques, cimenteries.
Ces audits ont été financés à hauteur de 50% par un don de l'USAID et de 50% par le client. Il est prévu qu'à terme le coût de l'audit soit facturé au client à hauteur de 100%. Sur des factures annuelles en énergie et en eau de 306.440.000 Dirhams, les gains identifiés sont de 46.514.900 Dirhams, soit une économie de 15.113 TEP.


Adil LAZRAK

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