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Les enseignants reprennent leur cycle de grèves

Par L'Economiste | Edition N°:1162 Le 11/12/2001 | Partager

. Ils entament à partir d'aujourd'hui mardi un mouvement de trois jours... . ... et demandent l'application immédiate de leur nouveau statutComme prévu, les enseignants entreront à partir d'aujourd'hui mardi 11 décembre dans une grève de trois jours en protestation contre la non-application de leur nouveau statut et du régime indemnitaire y afférent. La réunion de vendredi dernier entre le gouvernement, le Syndicat National de l'Enseignement (SNE-CDT), la Fédération Autonome d'Enseignement (FAE-UGTM) et la Fédération Nationale d'Enseignement (FNA-UMT) n'a pas été concluante. Abdellah Saâf, ministre de l'Education nationale et les autres membres du gouvernement, en l'occurrence le ministre des Finances, Fathallah Oualalou et le ministre du Plan, Abdelhamid Aouad, n'ont pas pu convaincre les trois formations de renoncer à leur mot d'ordre. “Tant que le statut n'est pas appliqué à l'échéance prévue (2002), la grève sera maintenue”, tranche Mohamed Benjelloun, secrétaire général de la FAU-UGTM.Si le gouvernement n'avait pas de solution à proposer dans cette réunion, pourquoi alors a-t-il convoqué les syndicats? A priori, il s'est livré au jeu des promesses pour calmer les esprits. Selon Abderrahmane Chennaf, secrétaire général du SNE-CDT, le gouvernement voulait établir “une méthodologie de dialogue” qui porte uniquement sur le nouveau statut, sans aborder le régime indemnitaire. Mais les syndicats sont restés intransigeants. Pour eux, les deux volets figurent dans le protocole d'accord, signé en décembre 2000, et doivent donc être appliqués ensemble. Cela dit, le dialogue n'est pas pour autant suspendu. Le gouvernement devrait revoir les syndicats dans les semaines qui viennent pour leur annoncer sa position. Mais d'ici là, le mal sera déjà fait et les élèves seront privés de trois jours de cours.Mais au-delà des intentions gouvernementales, l'application du nouveau statut des enseignants posera deux questions de fond. Primo: il se trouve qu'il est peut-être trop tard pour inclure ce statut dans la Loi de Finances, celle-ci étant en cours d'approbation à la Chambre des Conseillers. Inquiétude repoussée par Chennaf qui indique que l'argent nécessaire pourrait être puisé dans la rubrique des dépenses imprévues. Deuzio: le fait que le gouvernement fasse marche arrière sur un projet sur lequel il s'est déjà engagé témoigne d'une absence de visibilité et même de sérieux. Le gel de l'accord social, signé en grande pompe en 1996, en est l'exemple le plus éloquent. De tels accords, même s'ils sont conclus sous la pression (grèves), doivent être mûrement réfléchis. Car ce sont de véritables bombes à retardement. “Il est insensé de signer un document dans la bonne humeur et de guerroyer pour le faire appliquer par la suite”, se plaint, à juste titre, un syndicaliste de l'UGTM. En fait, l'origine du blocage du statut des enseignants pourrait être un problème de concertation. Le plus important est de savoir si le ministre membre du PSD avait consulté ses collègues avant d'avaliser le document, surtout Fathallah Oualalou. Les syndicalistes rapportent que ce n'est que vendredi dernier que celui-ci a demandé une copie du projet de statut. Le montant à décaissé est considérable. Il avoisine les 6 milliards de DH, soit un peu prés l'équivalent de celui versé pour le programme de lutte contre les effets de la sécheresse. Nadia LAMLILI

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